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Ligue des champions : PSG, Arsenal et Bayern en lice pour le titre

La Ligue des champions est de retour : qui soulèvera le trophée à Madrid le 5 juin prochain ? La question plane déjà au-dessus de l’Europe, avec un triple champion en titre à faire tomber et une meute de prétendants prêts à bousculer l’ordre établi.

PSG en quête d’un triplé historique

Paris St-Germain vise un troisième sacre consécutif. Une performance qui ferait basculer le club dans une autre dimension. Mais pour Julien Laurens, la barre est peut-être trop haute.

« Si le PSG fait le three‑peat, ce serait incroyable. Je ne pense pas qu’ils le feront. Deux d’affilée, c’est déjà spécial – trois, c’est impossible à moins d’avoir Cristiano Ronaldo dans ton équipe, ce qui n’est pas le cas », tranche-t-il.

Le consultant voit tout de même Paris aller loin : au minimum une demi-finale, mais il juge la quête d’un troisième titre d’affilée « très compliquée ».

Le début de saison irrégulier des Parisiens illustre ce défi. Guillem Balague insiste sur l’exigence du projet de Luis Enrique, toujours décidé à placer son équipe à l’avant-garde tactique, avec un jeu dynamique et un pressing incessant. La phase de ligue devrait servir de laboratoire, avec des ajustements, des essais… et quelques résultats surprenants avant le vrai basculement à partir de janvier. Pour lui, l’ossature reste assez solide pour que le PSG s’approche encore très près du titre.

Arsenal et Bayern, les grands rivaux annoncés

Face au champion sortant, cinq clubs anglais se dressent. Parmi eux, un favori clair : Arsenal. Finaliste malheureux la saison passée, le club de Mikel Arteta revient avec l’étiquette de principal rival.

Julien Laurens ne tourne pas autour du pot : il en fait son grand vainqueur. « Je ne crois pas totalement au projet Jose Mourinho–Real Madrid, donc je vois Bayern Munich et Arsenal aller en finale. Ce sont probablement les équipes, avec le PSG, qui ont le plus mérité d’y être ces deux dernières saisons. Pour gagner, je choisis Arsenal. Ils ont de loin la meilleure défense d’Europe, et c’est ça qui te fait gagner des titres. »

Dans son scénario, Paris s’arrête dans le dernier carré, Bayern finit tout près, et Arsenal décroche enfin la couronne.

Guillem Balague, lui, élargit un peu le cadre. Il souligne la régularité retrouvée des Gunners : ils ont appris à gagner, à enchaîner, et cette libération mentale doit, selon lui, les rendre encore plus dangereux dans les grands soirs. Il place d’ailleurs Arsenal dans un trio de favoris naturels pour les demi-finales, avec PSG et Barcelona, sauf croisement prématuré dans le tableau. Derrière, Bayern Munich, Real Madrid et Manchester City se disputeraient la quatrième place en demies, toujours selon le tirage.

Barcelona relancé, Real Madrid en reconstruction

Barcelona arrive lancé. « Ils volent », résume Balague. Hansi Flick aimerait un défenseur central supplémentaire et un numéro neuf pour franchir un cap, mais il estime que l’équipe est déjà sur la bonne trajectoire. Le plan est clair : défendre haut, avec passion, pour permettre à ses talents offensifs de briller.

De l’autre côté, le Real Madrid version Jose Mourinho intrigue. Julien Laurens reste prudent, voire sceptique, sur la capacité du projet à aller au bout cette saison, malgré un atout majeur : Jude Bellingham. Installé en numéro 10, dans un rôle qui lui va comme un gant, l’Anglais sort d’une Coupe du monde très réussie et arrive lancé. Laurens s’attend à le voir marquer beaucoup, peser dans le jeu et décider des matches.

Cinq joueurs à surveiller selon Julien Laurens

Julien Laurens a dressé sa liste de cinq joueurs à suivre de près dans cette édition :

  • Jude Bellingham (Real Madrid) Saison charnière pour lui, autant sur le plan individuel que collectif. Au cœur du projet madrilène, il devra assumer le costume de meneur décisif dans les grands rendez-vous.
  • Nico Paz (Como) Numéro 10 et cerveau du jeu de Como, qui découvre la Ligue des champions. Sous les ordres de Cesc Fabregas, le club propose un football séduisant, porté par ce milieu créatif encore en construction, mais promis au très haut niveau.
  • Khvicha Kvaratskhelia (PSG) Surnommé « Mr Champions League » par Laurens. Depuis deux saisons, il affole les défenses sur le côté gauche parisien, capable de rentrer intérieur ou de déborder, dangereux des deux pieds, techniquement brillant. Déjà dans la course au Ballon d’Or selon lui, et surtout de ces joueurs qui font se redresser les supporters sur leur canapé. « C’est le gars », insiste-t-il.
  • Ismaelo Ganiou (Lens) Lens retrouve la Ligue des champions après avoir poussé le PSG jusqu’au bout en Ligue 1 la saison dernière. Au cœur de ce succès, Ganiou, défenseur central de 21 ans, puissant, rapide, à l’aise balle au pied. Laurens l’imagine quitter le Nord à la fin de la saison pour un grand club de Premier League.
  • Donyell Malen (Roma) Depuis son départ d’Aston Villa pour Roma, l’attaquant a retrouvé une efficacité redoutable, proche d’un but par match comme avant-centre unique dans le système de Gian Piero Gasperini. Le retour de Roma en Ligue des champions promet du spectacle, et Laurens voit Malen revenir à son meilleur niveau.

Les paris de Guillem Balague : Ballon d’Or en vue et pépites à l’affût

Guillem Balague propose lui aussi ses hommes forts.

En tête, Harry Kane. L’attaquant de Bayern Munich vit une campagne taillée pour une candidature au Ballon d’Or. Son profil colle parfaitement au style bavarois, et Balague ne voit aucune raison pour qu’il baisse de rythme.

À Barcelona, Lamine Yamal poursuit sa montée en puissance. Adolescent, mais déjà obsédé par la Ligue des champions, il profite du plan de Flick, qui veut une équipe agressive, compacte et haute pour lui offrir les meilleures zones d’expression.

Balague rejoint Laurens sur Khvicha Kvaratskhelia : pour lui aussi, le Géorgien a encore un palier à franchir. Avec un PSG qui devrait aller loin, il s’attend à le voir sortir le club de situations compliquées et décider de grands matches. Il le voit futur lauréat du Ballon d’Or.

Plus à l’est, Kaua Elias incarne la nouvelle vague de Shakhtar. Le club ukrainien a bâti sa réputation sur la transformation de talents brésiliens en transferts XXL. À 20 ans, l’attaquant pourrait bien être le prochain sur la liste.

Enfin, Martin Odegaard revient au premier plan. Après une saison perturbée par les blessures, le Norvégien a démarré le nouvel exercice très fort. Balague le voit capable de dominer les rencontres, dans une équipe d’Arsenal plus sûre d’elle, qui aura besoin de son leadership technique.

Fabregas, Como et les outsiders qui rêvent

Au-delà des géants, Guillem Balague garde un œil attentif sur les projets plus discrets, mais ambitieux.

Il dit son admiration pour le travail de Cesc Fabregas à Como. L’Espagnol a refusé plusieurs offres alléchantes pour poursuivre son idée du jeu en Lombardie. Dans un environnement où il peut se tromper sans conséquences dramatiques, il développe un football moderne, audacieux, qui commence à porter ses fruits. Balague s’attend à voir Como atteindre les phases à élimination directe dès cette première participation.

Derrière, d’autres clubs espèrent surtout marquer les esprits. En éliminant Celtic, LASK a déjà prouvé un niveau de compétitivité élevé. Pour sa première campagne, un succès à domicile et un total de points respectable seraient vus comme une performance solide, même si la qualification semble hors de portée.

Le club azéri Sabah intrigue par son organisation millimétrée. Mais le calendrier est brutal : déplacements à Arsenal et Manchester United, réceptions de Barcelona et Borussia Dortmund. Balague imagine bien une ou deux surprises, pas davantage.

Enfin, Viking se retrouve dans un groupe étouffant, avec Bayern, Atletico, Napoli et Aston Villa. Pourtant, le football norvégien regorge d’entraîneurs et de joueurs malins, compétitifs. Balague n’exclut pas de les voir se faufiler en phase à élimination directe.

La Ligue des champions se remet en marche, les récits se croisent, les hiérarchies se fissurent parfois. PSG vise l’histoire, Arsenal sent sa chance, Bayern et Barcelona rôdent, Real Madrid se reconstruit. Reste une question brûlante : dans un an, qui osera dire qu’il ne l’avait pas vu venir ?