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Sao Paulo : Grille bouleversée avant le Grand Prix

Le Grand Prix de Sao Paulo n’a pas encore commencé que la course promet déjà un scénario renversé. Lewis Hamilton, Charles Leclerc et Max Verstappen savent qu’ils ne partiront pas là où ils se qualifieront. Les pénalités moteur vont redistribuer l’ordre établi et transformer le dimanche brésilien en exercice de remontée.

Hamilton et Leclerc sanctionnés, Ferrari dépasse les limites

Ferrari a franchi le quota autorisé d’Internal Combustion Engine (ICE) sur les voitures de Hamilton et Leclerc. Verdict : 10 places de pénalité chacun sur la grille.

La règle est claire : la première fois qu’un élément de la dotation moteur est dépassé, la sanction tombe, 10 places. À la deuxième entorse, et à chaque fois ensuite, ce sont 5 places supplémentaires. Tout s’additionne au sein d’un même week-end.

Pour Hamilton comme pour Leclerc, cela signifie une qualification à relativiser. Peu importe le tour parfait du samedi, la chute au classement sera automatique.

Verstappen envoyé au fond de la grille

Red Bull a poussé encore plus loin. Sur la voiture de Max Verstappen, l’équipe a dépassé les limites pour l’ICE, le Turbo Charger et l’Exhaust. Résultat : la somme des pénalités l’envoie directement en fond de grille.

Dès qu’un pilote dépasse 15 places de pénalité cumulées, le règlement est implacable : départ au fond du peloton, quoi qu’il arrive en qualifications.

Le triple champion du monde se retrouve donc condamné à un dimanche en mode attaque totale, loin des feux de la pole.

Perez aussi touché, avec un nouveau bloc signé Cadillac

Autre élément marquant : les nouveaux venus de 2026, Cadillac, ont équipé la voiture de Sergio Perez d’un nouveau Ferrari ICE, d’un Turbo Charger et d’un Motor Generator Unit-Kinetic (MGU-K). Là encore, le dépassement des allocations réglementaires entraîne une pénalité sur la grille pour le Mexicain.

La moitié du camp Red Bull se retrouve donc à reculer, chacun à sa manière, dans un week-end où la stratégie moteur prend presque autant de place que la performance pure.

Règlement sévère, spectacle garanti

Le cadre est strict, mais il ouvre la porte à un scénario spectaculaire. Hamilton, Verstappen, Leclerc – trois des pilotes les plus agressifs en peloton – vont devoir remonter, dépasser, prendre des risques.

Hamilton connaît la chanson à Interlagos. En 2021, il avait déjà remonté depuis le fond de grille entre la Sprint et le Grand Prix, après une disqualification des qualifications du vendredi pour une irrégularité du Drag Reduction System, puis une pénalité de cinq places pour changement de moteur. Il avait transformé ce week-end en démonstration de dépassements.

Verstappen a lui aussi fait de Sao Paulo un terrain de chasse en partant de loin. En 2024, qualifié seulement 17e après une séance chaotique et une pénalité moteur, il était remonté jusqu’à la victoire. En 2025, après de nouveaux changements sur sa Red Bull et un départ depuis la voie des stands, il avait grimpé jusqu’à la troisième place. Interlagos pardonne rarement, mais elle récompense les plus audacieux.

Russell recule aussi

Chez Mercedes, George Russell avait déjà prévenu : lui aussi prendra une pénalité de cinq places pour un changement moteur similaire. Une autre voiture rapide repoussée vers le milieu de grille, voire au-delà.

On se dirige donc vers une grille éclatée, où la hiérarchie pure en performance ne correspondra en rien à l’ordre de départ. Les spécialistes des remontées vont se retrouver au cœur du trafic, entourés de voitures plus lentes mais bien placées.

À Sao Paulo, le décor est planté : les favoris ne domineront pas la course depuis l’avant. Ils devront aller la chercher, roue contre roue, depuis l’arrière.