Bertrand Traoré rejoint Wolverhampton pour relancer sa carrière
Wolves misent se renforcer devant : Bertrand Traoré débarque à Molineux pour relancer la machine offensive et sa carrière anglaise.
Le pari Traoré
À 31 ans, l’ailier international burkinabè signe pour un an et retrouve un championnat qu’il connaît, une région qu’il connaît, et une pression qu’il connaît. Après son passage à Sunderland et un deuxième bail à l’Ajax, le voilà de retour en Championship, cette fois sous le maillot de Wolverhampton.
Ce n’est pas un coup de poker, c’est un choix calculé. Les dirigeants voulaient de la profondeur, de l’expérience, un joueur habitué aux grands rendez-vous européens. Traoré coche toutes les cases. Dix ans de carrière au plus haut niveau, des clubs de premier plan, une Coupe d’Europe disputée jusqu’en finale avec l’Ajax, un passage solide à Lyon en Ligue 1. Le CV parle pour lui.
Un profil taillé pour le plan de Peixoto
Cesar Peixoto n’a pas tourné autour du pot. Pour lui, Traoré n’est pas un luxe, mais une pièce manquante.
L’entraîneur portugais a détaillé ce qu’il attend de son nouveau joueur : un ailier de couloir capable de faire la différence en un contre un, un gaucher dangereux à la finition comme à la dernière passe, un joueur lancé qui attaque l’espace sans réfléchir. Exactement le type de profil qui manquait à son système.
Traoré arrive toutefois avec un léger retard physique. Il s’est entraîné seul ces dernières semaines, loin du rythme des matches de Championship. Peixoto le sait : il faudra du temps pour qu’il retrouve sa meilleure forme et assimile les principes de jeu. Mais le message est clair : même à court de rythme, il vient pour entrer rapidement dans la rotation et aider le club à se battre pour remonter en Premier League.
Un globe-trotteur au service des Wolves
Le chemin qui mène Traoré à Molineux raconte l’histoire d’un joueur habitué à vivre avec l’exigence.
Arrivé à Chelsea à 18 ans, il s’aguerrit d’abord aux Pays-Bas, à Vitesse Arnhem puis à l’Ajax, où il participe à l’épopée jusqu’en finale de l’Europa League. Sa progression le mène ensuite à Lyon, où il s’impose sur trois saisons en Ligue 1. Aston Villa débourse alors 17 millions de livres en 2020 pour l’attirer en Premier League. Quatre saisons à Villa Park, plus de 60 matches, 10 buts, et une vraie connaissance du football anglais et des terrains du West Midlands.
À Wolverhampton, il ne débarque donc pas en terrain hostile. Il revient presque en voisin.
Un capitaine de sélection dans un vestiaire en reconstruction
Avec le Burkina Faso, Traoré est bien plus qu’un simple cadre : 91 sélections, un statut de leader, et le brassard lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Cette expérience internationale, cette habitude de gérer la pression des grandes compétitions, comptent autant que ses qualités de dribbleur.
Dans un vestiaire de Championship qui doit digérer une relégation après huit saisons consécutives en Premier League, ce type de profil pèse lourd. Wolverhampton cherche des voix fortes, des repères, des joueurs capables de tenir le groupe dans les périodes creuses d’un marathon à 46 journées.
Un signal envoyé à toute la Championship
La signature de Traoré envoie un message clair : Wolves ne comptent pas s’installer dans l’ombre. Relegués après leur titre de 2017-2018 au deuxième échelon, ils ont démarré cette nouvelle campagne avec deux victoires, deux nuls et une défaite. Huit points en cinq matches, une neuvième place qui ne correspond ni à leurs ambitions ni à leur potentiel.
Le 2-2 arraché sur la pelouse de Birmingham a rappelé à Peixoto la dure réalité du championnat : chaque match use, chaque duel compte, chaque blessure peut tout faire basculer. Pour survivre et viser la montée, il faut doubler tous les postes. D’où l’urgence d’ajouter un joueur immédiatement opérationnel dans la rotation offensive.
Traoré ne vient pas pour décorer le banc. Il arrive pour apporter des buts, des passes, des courses tranchantes… et un peu de cette rage qui fait la différence entre un club qui s’installe en Championship et un club qui en sort. La question est simple désormais : à quel point son retour en Angleterre peut-il accélérer le retour de Wolverhampton parmi l’élite ?




