WTA Finals 2026 : Elena Rybakina déclare forfait, Marta Kostyuk entre en jeu
Coup de tonnerre sur la fin de saison : la No 1 mondiale Elena Rybakina, tenante du titre, a déclaré forfait pour les WTA Finals 2026.
Les signaux d’alerte étaient apparus dès vendredi. Attendue en conférence de presse, la Kazakhe avait repoussé son passage devant les médias, annoncée souffrante. Le verdict est tombé : elle ne défendra pas sa couronne.
Rybakina a expliqué qu’elle allait « passer du temps à se reposer et à récupérer à la maison » pour se préparer à la saison 2027. Une phrase simple, mais lourde de sens après une année qui l’a poussée au bout de ses limites.
Une saison monstrueuse… et coûteuse
Les chiffres racontent une partie de l’histoire : 68 matches disputés en 2026, un bilan de 54 victoires pour 14 défaites, deux titres du Grand Chelem, deux autres trophées WTA, dont une défense de titre au Ningbo Open. Une saison de patronne, achevée tout en haut, en tant que No 1 mondiale.
Mais derrière les succès, le corps a souvent crié. Rybakina a longtemps douté de sa participation à l’US Open, rattrapée par une blessure au pied. Au Japan Open, elle a dû se retirer en raison d’un problème au cou. Elle a continué tant qu’elle le pouvait, fidèle à sa ligne : elle joue seulement lorsqu’elle estime pouvoir réellement rivaliser. Cette fois, la barrière physique semble franchie.
Renoncer aux WTA Finals, tournoi vitrine de fin de saison, n’est jamais anodin. Chez elle, cela sonne comme un aveu : la saison a été aussi brillante qu’éreintante.
Kostyuk saisit sa chance
L’absence de Rybakina ouvre la porte à Marta Kostyuk, première remplaçante, propulsée dans le tableau principal. L’Ukrainienne récupère la place laissée vacante et débutera dimanche les rencontres de poule face à Linda Noskova.
Kostyuk sort elle aussi d’une année charnière, marquée par une progression nette mais aussi par des pépins physiques. Elle arrive dans le tournoi sans le poids des attentes d’une No 1 mondiale, mais avec une occasion rare de frapper un grand coup sur la scène la plus relevée du circuit féminin.
Diana Shnaider reste, elle, deuxième remplaçante, prête à entrer en jeu si une nouvelle défection survenait.
Un tableau ouvert et une succession à prendre
Le retrait de Rybakina rebat légèrement les cartes d’un tournoi déjà dense. Il rappelle aussi que les WTA Finals n’échappent pas aux forfaits : Madison Keys avait quitté l’édition précédente en cours de route, malade.
Dans ce contexte, deux anciennes lauréates demeurent en lice : Elina Svitolina, sacrée en 2018, et Coco Gauff, titrée en 2024. Deux références, deux repères historiques dans un tableau où la dernière joueuse à avoir multiplié les sacres reste Serena Williams, cinq fois victorieuse entre 2001 et 2014.
Sans la No 1 mondiale et tenante du titre, la scène se dégage. La place de reine de ce Masters 2026 est vacante. Reste à savoir qui, dans ce peloton affamé, osera s’en emparer.




