Richarlison écarté de la liste de Tottenham : une situation délicate
Tottenham Hotspur a tranché. Richarlison ne figure pas dans la liste des 25 joueurs inscrits pour la Premier League cette saison. Une décision nette, sans nuance, qui acte une réalité brutale : Roberto De Zerbi ne compte pas sur l’attaquant brésilien.
Pour un joueur venu en Angleterre avec l’étiquette de leader offensif, le choc est violent. Il ne s’agit pas d’un simple recul dans la hiérarchie, mais d’une mise à l’écart institutionnelle. Sans place dans l’effectif officiel pour le championnat, Richarlison voit son horizon se rétrécir à vue d’œil.
Pendant les derniers jours du mercato anglais, une porte de sortie semblait pourtant se dessiner. Le Brésilien espérait un retour à Everton, là où il s’est forgé une réputation de combattant, là où son agressivité et son volume de jeu avaient fait de lui l’un des attaquants les plus remuants du pays. L’idée avait du sens : retrouver un environnement connu pour relancer une carrière qui patine.
Mais le deal n’a jamais abouti. Discussions, intentions, pistes ouvertes… puis rien. Aucun accord final. Résultat : Richarlison reste à Tottenham, alors même qu’il souhaitait partir.
Cette immobilité forcée intervient au pire moment pour lui. Il a reconnu, il y a quelques jours, que beaucoup de grandes décisions de sa carrière avaient été prises par d’autres, un aveu rare chez un international de ce niveau. Comme si son parcours lui échappait. Comme si, une nouvelle fois, il subissait plus qu’il ne choisissait.
Être rayé de la liste de Premier League ne fait qu’accentuer ce sentiment. Plus de perspective de temps de jeu régulier dans le championnat phare, pas de place pour se battre à l’entraînement dans l’espoir de renverser la hiérarchie. De Zerbi a tranché : pour cette saison, le Brésilien est en dehors du projet.
Tottenham, de son côté, se retrouve avec un joueur d’envergure internationale, sous contrat, mais sans rôle défini. Le club et l’attaquant vont devoir improviser une sortie de crise dans les prochaines semaines. Le marché est fermé en Angleterre, mais pas partout.
C’est là que d’autres options entrent en scène. L’Arabie saoudite et la Turquie apparaissent comme deux issues possibles. Leurs fenêtres de transferts restent ouvertes plus longtemps, offrant encore une marge de manœuvre pour négocier un départ. Un club de ces championnats pourrait offrir du temps de jeu, un nouveau cadre, et surtout une manière de tourner la page d’un épisode devenu inconfortable pour tout le monde à Londres.
Pour Richarlison, l’enjeu dépasse le simple choix de sa prochaine destination. Il s’agit de reprendre la main sur sa trajectoire, de sortir de ce rôle de figurant dans un scénario écrit par d’autres. La question est simple, presque crue : acceptera-t-il un exil loin de la Premier League pour retrouver un statut, ou tentera-t-il encore de s’accrocher à un rêve anglais qui, pour l’instant, ne veut plus de lui ?




