Richarlison écarté de la liste de Tottenham : De Zerbi s'explique
Tottenham Hotspur a dévoilé sa liste officielle pour la Premier League. Un nom manque, et il fait du bruit : Richarlison. À 29 ans, meilleur buteur du club la saison passée avec 11 buts en 32 apparitions, l’attaquant se retrouve brutalement hors du projet. En marge. Presque en exil.
Dans ce document transmis au championnat, on retrouve pourtant des joueurs blessés comme Simons ou Odobert. Eux gardent leur place. Pas Richarlison, totalement écarté après un été marqué par ses envies répétées de départ et ses prises de position publiques.
De Zerbi, lui, refuse d’endosser seul cette décision, tout en pointant clairement le comportement de son joueur durant l’intersaison. Interrogé sur cette absence retentissante, l’entraîneur italien n’a pas cherché à arrondir les angles. Il a décrit une relation brisée dès les premières semaines de préparation, un choix « normal » selon lui, dicté par le propre discours de l’attaquant.
Le technicien raconte un échange limpide au début de la pré-saison : Richarlison lui fait part de son idée, de son désir de partir. Le message est clair, le ton est donné. Tottenham, de son côté, s’active sur le marché et fait venir un autre avant-centre. De Zerbi l’avait annoncé dès le départ : il ne veut travailler qu’avec des joueurs qui veulent réellement rester, fiers de porter le maillot et habités par la bonne passion.
La mise à l’écart de l’international brésilien prend une dimension encore plus brutale quand on se rappelle qu’il a débuté le premier match de la saison contre Brentford. En quelques semaines, le décor a changé. L’arrivée d’Omar Marmoush en provenance de Manchester City, le prêt de Mykhailo Mudryk par Chelsea, et celle de Savio depuis City ont redessiné la hiérarchie offensive. Richarlison, lui, a glissé vers la sortie.
De Zerbi insiste : la question administrative de l’inscription ou non dans l’effectif relève de la direction de Tottenham, pas du staff. Il rappelle qu’il n’a pas tranché la liste, qu’il s’est contenté d’accepter un constat : le joueur ne voulait plus vraiment être là. Le club, ensuite, a agi en conséquence.
Sur le fond, le message du coach ne varie pas d’un centimètre. Il ne veut pas d’éléments contrariés, ni de stars à contre-courant du vestiaire. Il veut des joueurs « affamés », prêts à se battre pour une place même lorsqu’ils ne jouent pas, mais heureux de rester dans ce club. Ceux qui ne le sont pas, il les invite clairement à s’en aller. Sans détour. Sans faux-semblants.
« Si tu ne veux pas rester ici, va-t’en », résume-t-il en substance.
Pourquoi, dans ces conditions, conserver un tel joueur sur la liste ? Pourquoi le garder dans un groupe qu’il ne souhaite plus vraiment intégrer ? De Zerbi rappelle enfin son rôle : il n’est ni Vinai, ni directeur sportif. Il est entraîneur, et il veut un vestiaire aligné avec son exigence.
Tottenham a donc tranché : Richarlison ne figure plus dans la liste pour la Premier League. Une décision lourde, presque symbolique, qui dit autant de choses sur l’avenir de l’attaquant que sur la ligne de conduite d’un club décidé à ne garder que ceux qui veulent vraiment se battre sous ses couleurs.




