Liverpool privé de penalty : décision confirmée par la Premier League
Le débat est clos, au moins pour les instances. Le Key Match Incidents Panel de la Premier League a validé la décision de ne pas accorder de penalty à Liverpool lors du déplacement à Ipswich Town plus tôt ce mois-ci.
L’action remonte à la fin de première période. Liverpool mène alors 2-0, maîtrise le tempo, et pousse pour plier le match avant la pause. Sur le côté de la surface, Abdul Fatawu se jette pour contrer, glisse, et fauche Cody Gakpo à la limite de la zone de réparation. Le contact est clair, la chute aussi. Mais Darren England laisse jouer. Pas de coup de sifflet, pas de bras levés vers le point de penalty.
Dans la foulée, l’espoir d’un rattrapage vidéo s’éteint tout aussi vite. À Stockley Park, le VAR Nick Hopton choisit de ne pas intervenir, estimant qu’il n’y a pas matière à relecture sur écran.
Cette séquence a depuis été passée au crible par le KMI Panel. Verdict : pas de penalty, et pas de faute d’arbitrage majeure. Le panel a voté 4-1 contre l’idée d’un penalty, et 5-0 contre la nécessité d’une intervention du VAR.
Dans son analyse, le panel parle d’« une situation inhabituelle » où un contact existe bien entre Fatawu et Gakpo après la remise de balle du Néerlandais. Mais pour la majorité des membres, ce contact reste « en dessous du seuil élevé requis pour une faute ». Et surtout, le groupe est unanime sur un point : l’action ne constitue pas « une erreur claire et manifeste » justifiant une correction par l’assistance vidéo.
En clair, aux yeux de la Premier League, l’arbitre central et le VAR ont géré l’épisode comme l’exige le protocole actuel. Reste une question, qui dépasse ce seul match : où se situe exactement ce fameux « seuil élevé » dans un championnat où chaque contact dans la surface peut peser lourd dans le classement final ?




