Cole Palmer et l’avenir incertain avec l’Angleterre
Cole Palmer brille de nouveau avec Chelsea. Mais pour l’instant, cela ne suffit plus à Thomas Tuchel.
Le sélectionneur de l’Angleterre a de nouveau décidé de se passer du meneur de jeu pour le prochain rassemblement, malgré son retour en forme et en condition. Une deuxième claque en quelques semaines, qui installe un vrai doute autour de l’avenir international du joueur de 24 ans.
Palmer, talent confirmé… et confiance brisée
Palmer avait déjà quitté le dernier rassemblement des Three Lions plus tôt que prévu. Cette fois, il n’est même pas convié pour préparer les deux chocs à venir : la réception de la Croatie à Wembley le 12 novembre, puis le déplacement à Madrid pour défier l’Espagne trois jours plus tard.
Tuchel n’a pas cherché à arrondir les angles. Au moment de justifier son choix, il a ciblé directement ce qu’il reproche à l’attaquant de Chelsea : trop d’occasions manquées… mais pas seulement devant le but.
Pour le sélectionneur, Palmer a surtout gaspillé des chances de prouver qu’il méritait une place durable dans le groupe. Le message est sec, presque brutal : le talent ne suffit pas, la sélection se gagne sur pièces, rassemblement après rassemblement.
Tuchel a expliqué qu’il disposait déjà d’un nombre suffisant de joueurs capables d’occuper le rôle de créateur, et qu’il avait choisi de reconduire le noyau qui avait travaillé ensemble durant deux semaines et demie lors du dernier camp. Continuité assumée, au détriment de Palmer.
Le technicien allemand a rappelé que tous les joueurs rêvent de représenter l’Angleterre, Palmer comme les autres, mais a recentré le débat : ce qui compte, c’est ce que chacun apporte une fois en sélection. Et, selon lui, le joueur de Chelsea a trop souvent laissé passer sa chance lorsqu’il était là.
Jobe Bellingham, la nouvelle pièce du puzzle
Si la porte se referme pour Palmer, elle s’ouvre en grand pour Jobe Bellingham. À 21 ans, le milieu de Borussia Dortmund reçoit sa première convocation avec l’équipe A. Il rejoint son frère aîné Jude, déjà installé comme star du Real Madrid et figure centrale des Three Lions.
Ce n’est pas un simple clin d’œil familial. C’est la confirmation d’une trajectoire qui s’accélère. Arrivé à Dortmund en provenance de Sunderland à l’été 2025 pour 31 millions de livres, après avoir contribué à la montée des Black Cats en Premier League via les barrages, Jobe s’est imposé en Allemagne.
Tuchel n’a pas pris cette décision sur un coup de tête. Lee Carsley, sélectionneur des moins de 21 ans, a multiplié les retours élogieux sur le milieu, capitaine de sa génération. Performance après performance, le jeune Bellingham a fini par forcer la main du staff.
Le sélectionneur l’a dit clairement : quand un capitaine des moins de 21 ans enchaîne les prestations de haut niveau sur la durée, la porte de l’équipe A doit rester ouverte. Jobe a trouvé son rythme à Dortmund, signé un début de saison solide et s’est imposé comme un élément clé, influent dans le jeu comme dans le vestiaire.
Ce choix a une autre victime collatérale : Kobbie Mainoo. Le milieu de Manchester United reste à quai, Tuchel estimant qu’il traverse une période compliquée en club. Le message, cette fois, se veut moins tranchant : la sélection reste ouverte à tous les jeunes prêts à s’imposer dans la durée. Mais pour cette fenêtre internationale, c’est Jobe Bellingham qui prend la place.
Josh King, la surprise offensive
L’autre nouveauté se nomme Josh King. À 19 ans, l’attaquant de Fulham profite pleinement de son début de saison éclatant : deux buts et une passe décisive en Premier League, et le voilà propulsé chez les A.
King n’est pas un inconnu pour la fédération. Il a déjà porté le maillot anglais dans les catégories de jeunes, avec neuf apparitions et un but chez les moins de 21 ans. Cette fois, il entre dans un tout autre monde.
Tuchel ne s’est pas contenté de regarder les statistiques. Il a salué le caractère du joueur, son état d’esprit et surtout sa polyvalence offensive. King peut occuper plusieurs postes sur le front de l’attaque, un atout précieux pour un sélectionneur qui veut multiplier les options et les combinaisons.
Avec 22 joueurs de champ convoqués, en plus des gardiens, Tuchel gagne en flexibilité à l’entraînement. Dans ce schéma, King n’est pas un figurant : il incarne l’idée d’un groupe modulable, capable de changer de visage sans perdre en intensité.
L’Angleterre proche du but en Nations League
Sur le plan collectif, la situation est claire. L’Angleterre occupe la deuxième place du groupe 3 de la Ligue A en UEFA Nations League, derrière l’Espagne, avec trois victoires et une défaite.
Il ne manque qu’un point aux Three Lions lors de ces deux dernières rencontres pour valider leur billet pour les quarts de finale, programmés en aller-retour en mars prochain. Les vainqueurs se disputeront le titre lors du Final Four en juin.
Entre la stabilité revendiquée par Tuchel, l’émergence de Jobe Bellingham, l’irruption de Josh King et le cas épineux de Cole Palmer, cette liste raconte quelque chose de plus profond : la sélection se rajeunit, se durcit dans l’exigence… et ne pardonne plus la moindre occasion manquée.



