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Elena Rybakina renonce au Masters WTA d’Indian Wells

Le choc est tombé à la veille du coup d’envoi. Numéro un mondiale, Elena Rybakina a déclaré forfait pour les WTA Finals d’Indian Wells, rattrapée par un problème médical non précisé au terme d’une saison aussi brillante qu’éprouvante.

Dans un communiqué, la tenante du titre n’a pas tourné autour du pot : elle n’est « pas physiquement prête à jouer ». Pas de dernier baroud en 2026, pas de défense de couronne dans le tournoi qui réunit les huit meilleures de l’année. Elle choisit de couper, de soigner son corps et de viser déjà la saison 2027.

« Je suis vraiment triste d’annoncer à tous mes fans et supporters que je dois malheureusement me retirer des WTA Finals cette année. J’ai vécu une saison incroyable mais mon corps n’est tout simplement pas prêt à rivaliser. Je vais passer du temps à me reposer et à récupérer à la maison pour me préparer pour la saison 2027 », a-t-elle expliqué.

Kostyuk repêchée, le tableau bouleversé

Cette décision ouvre la porte à Marta Kostyuk. L’Ukrainienne intègre le Groupe 1 du tournoi et récupère une place qui devait revenir à la joueuse la plus dominante de ces derniers mois. Changement d’équilibre immédiat : le groupe perd sa favorite naturelle, gagne une outsider affamée.

Pour le spectacle, c’est un coup dur. Pour le vestiaire, un rappel brutal : même les numéros un ne sont pas à l’abri.

Une année au sommet… et au prix fort

Rybakina arrive au bout d’un cycle vertigineux. En septembre, elle s’est hissée pour la première fois de sa carrière au sommet du classement mondial après son sacre à l’US Open, conquis en finale face à Aryna Sabalenka, dans l’arène de New York.

Ce titre n’était que l’un des sommets d’une saison majuscule. En janvier, elle avait déjà soulevé le trophée à l’Open d’Australie, ajoutant un deuxième Majeur à son palmarès après Wimbledon 2022. Trois titres du Grand Chelem à 27 ans, une installation durable au sommet, une régularité de patronne : la trajectoire semblait tracée.

Mais le corps a commencé à grincer. Le mois dernier, elle s’est retirée du Pan Pacific Open à Tokyo, touchée au cou, à peine un jour après avoir validé officiellement sa place de numéro un mondiale à la fin de l’année grâce à une victoire lors de son entrée en lice. Symbole cruel : au moment même où le classement entérinait sa domination, la machine se mettait en alerte.

Indian Wells privé de sa reine

Le Masters WTA avait pourtant tout pour rappeler de bons souvenirs à Rybakina. En 2025, à Riyad, elle avait survolé l’épreuve en tant que dernière qualifiée, invaincue du début à la fin, s’offrant le titre comme une intruse devenue impératrice.

Cette fois, le décor a changé. L’édition 2026, d’abord attribuée à l’Arabie saoudite, a été délocalisée à Indian Wells, en Californie, après les frappes militaires américaines sur l’Iran en février et la guerre qui a suivi dans la région. Plusieurs événements sportifs prévus dans le royaume ont été annulés ou reportés dans la foulée. Le circuit féminin a donc déplacé son grand rendez-vous de fin de saison vers le désert californien.

Il devra s’y passer d’Elena Rybakina.

La Kazakhe laisse un vide sportif évident, mais aussi un message : la priorité, désormais, c’est la récupération. Après avoir tiré sur la corde pour conquérir les plus grands titres, elle choisit de ne pas la rompre.

Cap sur 2027

Avant de disparaître des tableaux pour quelques mois, Rybakina a tenu à saluer le tournoi et à se projeter : « Le WTA Finals est un tournoi très spécial et je souhaite bonne chance à toutes cette semaine. J’ai hâte de revenir à Indian Wells en mars », a-t-elle confié dans un communiqué diffusé par la WTA.

Le Masters se jouera donc sans sa numéro un, sans sa championne en titre, mais avec une question en toile de fond : cette parenthèse forcée sera-t-elle le simple contretemps d’une domination appelée à durer, ou le premier vrai tournant de la carrière d’Elena Rybakina ?

Elena Rybakina renonce au Masters WTA d’Indian Wells