logo

Zverev face à van de Zandschulp : duel à l'US Open 2026

À New York, Alexander Zverev se rapproche de son année parfaite. Face à lui, au bout de la nuit d’Arthur Ashe, un homme qui refuse de lâcher : Botic van de Zandschulp.

Zverev, numéro 1 et patron de la saison

Tête de série numéro 1, Zverev arrive à ce quart de finale de l’US Open avec le poids d’un statut… et la confiance d’un homme qui a enfin brisé le plafond de verre. Trois finales de Grand Chelem perdues avant 2026, puis, en juin, la délivrance sur la terre battue de Roland-Garros. Son premier titre majeur. Derrière, il enchaîne avec une nouvelle finale à Wimbledon.

Son année ressemble à une démonstration de constance au plus haut niveau. Sur le circuit ATP, personne n’a gagné plus de matches que lui en 2026 : 50 victoires, record masculin en cours. Il est aussi le seul joueur à avoir atteint au minimum les quarts de finale dans chacun des quatre tournois du Grand Chelem cette saison.

Son bilan dans les Majeurs cette année donne le ton : 22 victoires pour seulement 2 défaites. Une cadence de champion du monde. Pour van de Zandschulp, cela ressemble à une montagne.

Van de Zandschulp, le survivant

En face, aucun statut de favori, aucun classement flatteur. Juste un joueur non tête de série qui s’accroche à chaque point. Botic van de Zandschulp connaît déjà ce territoire : il a déjà atteint les quarts de finale de l’US Open une fois dans sa carrière. Le décor ne lui est donc pas totalement étranger.

Sa préparation estivale n’a pas été flamboyante, mais solide. Huitième de finaliste à Montréal, quart de finaliste à Winston-Salem, il a gratté des repères, des matches, des heures de jeu. Suffisant pour débarquer à New York avec un fond de confiance et un vrai rythme de compétition.

Son parcours à Flushing Meadows raconte une histoire à l’envers de celle de Zverev. Le Néerlandais a démarré fort, deux premiers tours gagnés en trois sets secs. Puis la lutte, la vraie. Ses deux dernières rencontres sont allées au cinquième set.

Face au Français Arthur Gea, il a frôlé la sortie. Une balle de match contre lui, un combat de 5 h 13, et une place dans l’histoire : quatrième match le plus long de l’US Open. Quand il quitte le court, il a gagné, mais il a laissé une partie de son énergie sur le ciment new-yorkais.

La question plane désormais : combien lui reste-t-il dans le réservoir pour défier un Zverev lancé à pleine vitesse ?

Trajectoires croisées avant un premier duel

Le contraste est saisissant. Zverev a souffert au début du tournoi, mais à sa manière, il a retourné la situation. Cinq sets lors des deux premiers tours, des alertes, des frayeurs, puis un recentrage brutal. Ses deux derniers matches ? Gagnés en trois sets, propres, maîtrisés, presque cliniques.

Van de Zandschulp, lui, a fait l’inverse : départ express, arrivée dans la douleur. Là où l’Allemand semble monter en puissance, le Néerlandais sort d’un marathon.

Et pourtant, l’histoire reste ouverte. Les deux hommes ne se sont jamais affrontés. Aucune référence commune, aucun passé pour guider les pronostics. Juste un numéro 1 de la saison qui vise un deuxième titre du Grand Chelem en quelques mois, et un outsider qui sait déjà ce que c’est que de déranger l’ordre établi à New York.

Mercredi soir, sous les projecteurs d’Arthur Ashe, l’équation sera simple : Zverev veut confirmer sa mainmise sur 2026. Van de Zandschulp veut prouver qu’un corps fatigué peut encore porter une révolte.

Le court décidera lequel des deux aura encore le droit de rêver de la finale.