Top 100 NBA 2025 : AJ Dybantsa et la nouvelle garde
La nouvelle garde frappe à la porte, les anciens s’accrochent, et entre les deux, une ligue qui change de visage à toute vitesse. Du rookie numéro un AJ Dybantsa à la énigme Zion Williamson, ce segment du top 100 2025 dresse le portrait d’une NBA en plein basculement.
AJ Dybantsa, le pari total de Washington (78)
Washington n’avait plus possédé un premier choix de draft depuis John Wall. Quinze ans plus tard, la franchise mise tout sur AJ Dybantsa, ailier hyper-agressif, meilleur scoreur du pays avec 25,5 points de moyenne lors de sa saison freshman à BYU.
Le décor est posé : un vestiaire mêlant jeunes picks du premier tour et stars confirmées comme Anthony Davis et Trae Young. Dybantsa sait provoquer le contact, vit sur la ligne des lancers et arrive avec un statut historique : premier joueur depuis Glenn Robinson en 1994 à mener la nation au scoring avant d’être choisi en numéro un.
Sa place dans la hiérarchie offensive des Wizards dira tout. Sur sa campagne de Rookie of the Year. Et sur les chances de Washington de sortir enfin de cinq saisons consécutives de loterie.
Ja Morant, la grande question de Portland (77)
Nouveau maillot, mêmes interrogations. Ja Morant débarque à Portland avec une réputation intacte… mais un compteur de matches inquiétant : seulement 79 en trois saisons.
Le backcourt des Trail Blazers ressemble à un embouteillage de luxe : Morant, Damian Lillard, Jrue Holiday, Scoot Henderson, puis Shaedon Sharpe une fois remis de son ménisque droit. Au milieu de ce trafic, Morant doit retrouver le niveau qui a fait de lui le meilleur scoreur de l’histoire des Grizzlies en moyenne de points.
Depuis son arrivée en 2019-20, il fait partie d’un club très fermé : l’un des neuf joueurs à tourner à au moins 20 points et 7 passes. S’il reste sur le parquet, Portland tient un dynamiteur. S’il retombe dans ses travers d’indisponibilité, ce sera un luxe de plus sur le banc.
Dillon Brooks, du “villain” au moteur de culture (76)
Dillon Brooks a changé de costume sans changer de rôle : il dérange, il provoque, il transforme. À Phoenix, il a signé la meilleure saison de sa carrière avec 20,2 points de moyenne, accompagnant la surprise de l’Ouest et gagnant une prolongation de trois ans.
Son impact suit un schéma clair : Houston est passée de 22 à 41 victoires à son arrivée. Phoenix a ajouté neuf succès la saison dernière. Brooks n’est pas qu’un provocateur de haut niveau, c’est un marqueur prolifique, très présent sur les tirs à mi-distance, au point de figurer dans le top 10 des tirs à deux points réussis.
On l’a longtemps vu comme un trouble-fête. Il s’impose désormais comme un accélérateur de culture de victoire.
Cason Wallace, le verrou d’OKC (75)
Cason Wallace entre dans le top 100 par la grande porte : celle de l’élite défensive. All-Defense pour la première fois, meilleur intercepteur de la ligue, il a transformé chaque ligne arrière adverse en terrain piégé.
Les chiffres confirment l’œil : 41,6 % de réussite seulement pour ses vis-à-vis en tant que défenseur le plus proche, cinquième meilleur ratio de la NBA. En playoffs, il a étouffé Austin Reaves, Devin Booker, Stephon Castle et Jalen Green, limités ensemble à 25 % à trois points.
Toujours disponible – au moins 68 matches sur chacune de ses trois premières saisons, dont 82 en rookie –, Wallace arrive à l’heure de son extension rookie. OKC sait exactement ce qu’il achète : un chien de garde de première classe, leader de la ligue en interceptions et déviations.
Isaiah Hartenstein, le pilier cabossé du Thunder (74)
Isaiah Hartenstein n’a joué que 94 matches en deux saisons. Mais chaque fois qu’il est sur le parquet, Oklahoma City change de dimension à l’intérieur.
Rugueux, énergique, omniprésent au rebond offensif, il tourne au double-double et perturbe tout ce qui passe dans sa zone. Sa complémentarité avec Chet Holmgren est évidente : taille, puissance et activité pour l’un, longueur et finesse pour l’autre.
Les chiffres avancés suivent : cinquième total de points défensifs nets selon ESPN Analytics. S’il reste enfin en bonne santé, OKC tient l’un des duos intérieurs les plus intimidants de la ligue.
Walker Kessler, le pari XXL des Lakers (73)
Cinq matches seulement la saison passée, une épaule gauche réparée au bloc opératoire… et malgré tout, les Lakers ont mis le paquet. Deux premiers tours non protégés (2031, 2033), deux swaps (2028, 2030) pour arracher Walker Kessler au Jazz, puis un contrat de quatre ans et 130 millions.
Pourquoi un tel risque ? Parce que Kessler, 2,18 m, est déjà l’un des meilleurs contreurs de la ligue : 2,4 blocks de moyenne en carrière, deuxième total depuis 2022-23 derrière Victor Wembanyama. À Los Angeles, il doit devenir le pivot protecteur du cercle, l’ancre défensive et le partenaire de pick-and-roll idéal pour Luka Doncic.
Si son épaule tient, la note pourrait paraître raisonnable. Sinon, ce package de picks restera comme l’un des paris les plus dangereux de l’ère récente.
VJ Edgecombe, rookie déjà taillé pour le haut niveau (72)
Troisième de la draft, troisième au vote de Rookie of the Year. Sur le papier, VJ Edgecombe suit la logique. Sur le parquet, il a fait plus que respecter le rang.
Titulaire dès le premier jour dans une équipe de Philadelphia qui a atteint le deuxième tour, il a compilé 16 points, 5,6 rebonds et 4,2 passes de moyenne, avec 35 % à trois points. Surtout, il a tenu le choc du calendrier NBA : 2 623 minutes jouées, total le plus élevé pour un rookie depuis Ben Simmons et Donovan Mitchell en 2017-18.
Un début de carrière sans filet, sans temps d’adaptation. Et déjà la sensation qu’il est prêt pour un volume encore plus lourd.
Tyler Herro, renaissance à domicile (71)
Été brutal pour Tyler Herro. D’abord un transfert de Miami à Milwaukee. Puis une altercation physique avec Bam Adebayo à Las Vegas.
Retour au bercail, donc. Héros local, All-Star 2025, Herro quitte le rôle de sixième homme de luxe qui a fait sa réputation pour celui de créateur principal. Les Bucks, en reconstruction après le départ de Giannis Antetokounmpo, lui offriront une liberté totale.
Sa spécialité reste l’isolation : deuxième de la ligue en points par possession directe en un-contre-un selon GeniusIQ, juste derrière Shai Gilgeous-Alexander. À Milwaukee, il ne sera plus une option. Il sera le système.
Payton Pritchard, le soldat devenu option majeure (70)
Payton Pritchard a longtemps été l’archétype du rôle player fiable à Boston. La saison dernière, il a franchi un cap.
Propulsé titulaire régulier avant de retourner sur le banc en février, il a signé des records personnels : 17 points, 3,9 rebonds et 5,2 passes de moyenne. Son volume de ballons touchés est monté en flèche, de 51,8 à 68,9 par match, deuxième plus grosse progression parmi les joueurs à plus de 4 000 touches sur deux saisons consécutives.
Cinquante titularisations, après seulement 17 sur ses cinq premières années. Il ne s’agit plus d’un simple shooteur d’appoint. Pritchard est devenu une pièce structurante de la rotation des Celtics.
Damian Lillard, le retour du visage de Portland (69)
Difficile de placer Damian Lillard dans un classement après une saison blanche, tendon d’Achille en réparation. D’autant que le backcourt de Portland est déjà saturé.
Mais la dernière fois qu’il a foulé un parquet, il valait encore 25 points de moyenne, à 38 % à trois points. Et il revient là où tout a commencé, dans une ville dont il est le meilleur marqueur de l’histoire et le deuxième meilleur passeur.
Le cœur parlera autant que les chiffres. Reste à savoir si son corps suivra.
Keyonte George, l’ascension freinée par une règle (68)
Sans la règle des 65 matches minimum, Keyonte George aurait été un candidat naturel au titre de Most Improved Player.
Le meneur du Jazz a explosé : l’un des 18 joueurs à augmenter son scoring d’au moins 6,8 points, l’un des 11 à combiner 23 points et 6 passes de moyenne. Il a déjà inscrit son nom dans l’histoire de la franchise : deuxième joueur de Utah à atteindre 3 000 points et 1 000 passes sur ses trois premières saisons, aux côtés de Deron Williams.
Avec l’arrivée de Jaren Jackson Jr. et du phénomène Darryn Peterson, Utah vise de nouveau les playoffs. Si l’équipe suit, son rang dans ce classement grimpera avec elle.
Paul George, nouvelle arme de Boston (67)
Quatrième franchise pour Paul George, 17e saison, et toujours la même attente : peser en playoffs.
Après une série de premier tour très solide avec Philadelphia face à Boston – 17,4 points, 55 % à trois points, 4 rebonds, 3 passes, 1,4 interception – les Celtics ont frappé fort en le récupérant dans l’échange choc envoyant Jaylen Brown aux 76ers.
Il arrive dans une équipe programmée pour jouer les titres. Deux tirs primés lui manquent pour dépasser Kyle Korver et grimper au huitième rang de l’histoire. À ce stade de sa carrière, chaque match compte double.
Ivica Zubac, l’ancre d’Indiana (66)
Ivica Zubac sortait d’une saison référence : quatrième rebondeur de la ligue (12,6 par match), deuxième équipe All-Defense. L’an dernier, les blessures ont ralenti son élan et provoqué son transfert des Clippers vers les Pacers.
À Indiana, il redevient le pivot axial d’un projet qui espère retrouver le haut de l’Est avec un effectif enfin au complet. Zubac impose sa loi sous le cercle : 49 % de réussite seulement pour ses adversaires au cercle, quatrième meilleur ratio pour les joueurs ayant défendu au moins 200 tirs selon GeniusIQ.
Son double-double quasi garanti et sa protection de cercle seront la base des ambitions de playoffs des Pacers.
Brandon Ingram, le scoreur sans pays fixe (65)
Brandon Ingram a stabilisé son niveau depuis longtemps : entre 20 et 25 points de moyenne sur chacune de ses sept dernières saisons, volume d’utilisation élevé, efficacité globalement dans la norme.
Mais le constat est brutal : troisième équipe en trois ans. Ses chiffres brillent, son impact global beaucoup moins. À Los Angeles, sous le maillot des Clippers, il continuera d’empiler les points – 197 tirs réussis à mi-distance la saison dernière, troisième total de la ligue derrière DeMar DeRozan et Kevin Durant.
La vraie question reste la même : que reste-t-il de son jeu lorsque le scoring ne suffit plus ?
Aaron Gordon, le baromètre fragile de Denver (64)
Les chiffres sont implacables : avec Aaron Gordon, Denver a joué sur un rythme de 62 victoires. Sans lui, l’allure tombe à 48. En playoffs, diminué par un mollet récalcitrant, le champion 2023 a vu les Nuggets s’effondrer dès le premier tour.
Son problème, c’est la disponibilité : seulement 53 matches de moyenne sur les trois dernières saisons. Son classement recule, les doutes sur sa durabilité grandissent.
Mais quand il est là, tout s’emboîte. Activité incessante, polyvalence défensive, expérience, et un tir extérieur en nette progression : 41 % à trois points sur les deux dernières saisons, après 32 % sur ses dix premières. Aux côtés de Nikola Jokic et Jamal Murray, il reste le complément parfait. Tant qu’il peut courir.
Jarrett Allen, le pick-and-roll version Harden (63)
Cleveland va enfin pouvoir tester une saison complète de l’axe James Harden – Jarrett Allen. Les premiers échantillons ont été prometteurs.
Entre le 7 février et la fin de saison régulière, Allen a posé 13,7 écrans sur porteur par match pour Harden, top 5 des duos les plus utilisés sur pick-and-roll selon GeniusIQ. Résultat immédiat : 18,4 points de moyenne sur ces 13 matches communs, à 70,5 % de réussite.
Sur l’ensemble de la saison, Allen a shooté à 64 %, cinquième meilleur pourcentage de la ligue. Simple, direct, efficace : un grand qui finit tout ce qu’on lui donne.
Darius Garland, le meneur à relancer aux Clippers (62)
Darius Garland a glissé dans la hiérarchie. Deux fois All-Star, il n’a disputé que 45 matches la saison passée avant d’être envoyé des Cavaliers aux Clippers.
Les signes positifs existent : Los Angeles a affiché un bilan de 13-6 sur les 19 rencontres qu’il a jouées après le transfert. Shooteur confirmé – l’un des 71 joueurs en activité à plus de 1 000 tirs primés en carrière –, il devra étirer les défenses dans le système très adaptable de Tyronn Lue.
GeniusIQ le classe dixième en points par possession sur pick-and-roll parmi les porteurs ayant dirigé au moins 1 000 écrans. Dans une équipe qui vit de matchups, ce genre d’arme ne se gaspille pas.
Mikal Bridges, l’homme de fer des Knicks (61)
La série ne s’arrête jamais. Mikal Bridges en est à 638 matches consécutifs, huitième plus longue série de l’histoire, deuxième plus longue pour débuter une carrière derrière Johnny Kerr (844).
À New York, il a trouvé son rythme au meilleur moment. Sa production offensive brute a baissé, mais il a flambé en playoffs : 56 % de réussite et des tirs cruciaux dans la course des Knicks.
Cette constance, cet appétit de minutes, en font une rareté dans une ligue minée par les blessures et la gestion de charge. La prochaine étape ? Remonter encore dans ce classement historique des hommes indestructibles.
Michael Porter Jr., scoreur libéré à Brooklyn (60)
Changer d’air a tout changé pour Michael Porter Jr.
Envoyé de Denver à Brooklyn avec un premier tour 2032 non protégé, il a signé la saison la plus productive de sa carrière : 24,2 points de moyenne, 36,3 % à trois points, quatrième saison de suite au-dessus des 36 % de loin. Avant une blessure aux ischios-jambiers, il n’avait manqué que 14 matches depuis 2023-24.
Quatorze rencontres à 30 points ou plus, plus du double de son meilleur total sur une saison. En fin de contrat (40,8 millions), éligible à une prolongation de quatre ans pouvant atteindre 234 millions, il joue gros. Et il marque beaucoup.
Ausar Thompson, la terreur défensive de Detroit (59)
On peut débattre de son tir. Pas de son impact défensif. Ausar Thompson a transformé la défense des Pistons en zone interdite pour les extérieurs adverses.
En playoffs, il a frôlé les quatre interceptions + contres par match. Sur la saison, il a terminé meilleur intercepteur de la ligue et deuxième en déviations. Detroit l’a verrouillé avec un contrat qui pourrait vite devenir une aubaine si sa progression offensive, même modeste, suit.
Sans Victor Wembanyama, son nom serait déjà au centre des discussions pour le trophée de Defensive Player of the Year. Ce n’est sans doute que partie remise.
Domantas Sabonis, le pilier blessé de Sacramento (58)
La saison 2025-26 de Sacramento a viré au cauchemar, et Domantas Sabonis en a été le symbole. Seulement 19 matches, une opération du genou, la première longue absence de sa carrière.
Pourtant, rien n’a changé dans son profil : l’un des meilleurs hubs offensifs de la ligue, deuxième plus gros total de double-doubles sur les cinq dernières saisons. Énergie, vision du jeu, jeu de passes au poste, rebond massif.
Mais ses limites persistent aussi : pas de tir à trois points, protection de cercle insuffisante. Construire un contender autour de lui reste un casse-tête. Sa série de trois saisons consécutives en tête de la ligue au rebond s’est arrêtée. Le défi est clair : revenir au même niveau… dans une NBA qui s’éloigne de plus en plus de son profil.
Trey Murphy III, l’arme moderne idéale (57)
S’il fallait dessiner le profil parfait du “3-and-D” moderne, Trey Murphy III serait un modèle.
À 26 ans, il tourne à 38 % à trois points en carrière, avec un volume conséquent : sixième de la ligue en tirs primés marqués par match la saison dernière. Sa ligne statistique cache un potentiel encore sous-exploité : il a augmenté sa moyenne de passes à chaque saison.
Un détail qui ne trompe pas : il est seulement le deuxième joueur de l’histoire à cumuler au moins 200 tirs à trois points et 100 dunks sur une saison, après Lauri Markkanen en 2022-23. Forcément, son nom circule déjà parmi les cibles les plus convoitées sur le marché.
Jaden McDaniels, le stoppeur qui sait désormais punir (56)
On parlait de Jaden McDaniels comme d’un spécialiste défensif. Il faudra désormais ajouter une ligne à son CV.
La saison passée, il a tout amélioré : 14,8 points, 2,7 passes, 41 % à trois points. Son explosion a culminé en playoffs avec un match 6 à 32 points pour éliminer Denver au premier tour.
Les départs de Julius Randle et Naz Reid, l’absence longue durée de Donte DiVincenzo et l’arrivée de LaMelo Ball vont lui offrir encore plus de responsabilités offensives à Minnesota. Défensivement, il reste une référence : 1 163 possessions passées sur des All-Stars 2026, quatrième total de la ligue selon GeniusIQ.
Nickeil Alexander-Walker, la mue en scoreur majeur (55)
Atlanta a offert un environnement idéal à Nickeil Alexander-Walker. Il en a fait une rampe de lancement.
Pour sa première saison chez les Hawks, il a explosé : 20,8 points de moyenne, meilleure efficacité de sa carrière, statut de titulaire indiscutable sur l’une des équipes les plus brûlantes de la fin de saison. Shooteur-créateur capable de scorer sur dribble ou en catch-and-shoot, défenseur perturbateur, il a raflé le titre de Most Improved Player.
Son bond statistique est vertigineux : +11,4 points de moyenne par rapport à la saison précédente, plus forte progression de la ligue. Le plafond ? All-Star, clairement.
Julius Randle, production massive, questions persistantes (54)
Julius Randle n’a pas perdu son sens du volume. Pour la cinquième fois en six ans, il a dépassé les 20 points de moyenne.
Mais une nouvelle fois, les playoffs ont cassé la dynamique : cinq points de moins par match, 39 % au tir, 24,4 % à trois points. Son classement recule de 12 places, et Minnesota l’a envoyé à Brooklyn durant l’intersaison.
Là-bas, il devra dynamiser une attaque classée 30e de la ligue. Il en a les outils : dans les lineups sans meneur aux Wolves, il distribuait 5 passes de moyenne. L’an dernier, il faisait partie des quatre joueurs à cumuler au moins 1 500 points, 500 rebonds et 300 passes. Deux ans de contrat restants, dont une option joueur en 2027-28. Le temps presse.
Jaren Jackson Jr., la pièce maîtresse oubliée du Jazz (53)
Au milieu du tumulte de l’été, l’arrivée de Jaren Jackson Jr. à Utah en février est presque passée sous les radars. Il n’a joué que trois matches avec le Jazz après le trade, mais son CV parle pour lui.
Ancien Defensive Player of the Year, il tourne en carrière à 18,6 points, 5,6 rebonds et 1,9 contre. Sa présence aux côtés de Lauri Markkanen, Keyonte George, Ace Bailey et du numéro 2 de la draft Darryn Peterson donne au Jazz un cinq majeur aussi jeune que dangereux.
Défensivement, il reste une terreur : top 10 en pourcentage de réussite concédé sur les tirs contestés parmi les joueurs ayant contesté au moins 800 tirs selon GeniusIQ. Utah vise un premier retour en playoffs depuis 2022. Jackson devra être au cœur de ce plan.
Desmond Bane, la gâchette dont Orlando avait besoin (52)
Orlando cherchait du tir extérieur fiable. Desmond Bane a apporté bien plus que ça.
82 matches joués, tous en tant que titulaire, dans une équipe ravagée par les blessures dans son cinq majeur. Plus de 20 points de moyenne sur trois des quatre dernières saisons, et surtout une constance remarquable : cinq saisons d’affilée à au moins deux tirs primés marqués par match, avec de gros pourcentages.
Il fait partie d’un quatuor rare : les quatre joueurs à avoir démarré les 82 rencontres la saison passée, avec Toumani Camara, Mikal Bridges et Donte DiVincenzo. Pour le Magic, chaque tir longue distance de Bane rapproche un peu plus des playoffs.
Zion Williamson, le phénomène devenu énigme plus discrète (51)
Zion Williamson a enfin connu une saison presque normale. 62 matches, deuxième total le plus élevé de sa carrière. La bonne nouvelle s’arrête là.
Son impact, lui, a baissé. Usage rate au plus bas, 21 points de moyenne, là encore un plancher en carrière. On est loin de l’ouragan offensif de ses premières années, rarement disponible mais absolument inarrêtable quand il l’était.
À 26 ans, il s’installe dans une zone étrange : ni star incontestable, ni simple joueur de rotation. Son manque de portée au tir et ses limites défensives compliquent son intégration dans une attaque moderne. Il n’a plus été All-Star depuis 2023, malgré ses 15,4 points de moyenne dans la raquette, meilleur total de la ligue pour les joueurs à au moins 40 matches.
La question n’est plus de savoir s’il peut dominer un soir. C’est de savoir s’il peut encore devenir le centre d’un projet gagnant dans la NBA d’aujourd’hui.



