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Zidane face à un casse-tête bleu : grands débuts en Ligue des nations

Vendredi, 18h tapantes. Zinédine Zidane dévoilera sa liste pour la Ligue des nations, avec deux affiches lourdes au programme : Italie et Turquie. Sur le papier, une séquence taillée pour les certitudes. Dans les faits, une trêve qui s’annonce comme un laboratoire à ciel ouvert.

Car le sélectionneur des Bleus arrive décimé. Ousmane Dembélé, Manu Koné, William Saliba, Jules Koundé, Maxence Lacroix, Maghnes Akliouche et Estéban Lepaul manquent tous à l’appel. Une ligne entière de talents rayée d’un trait, et une obligation : réinventer l’équilibre sans dénaturer l’identité.

Une défense à reconstruire

C’est derrière que le chantier saute aux yeux. Sans William Saliba ni Jules Koundé, Zidane perd deux de ses hommes de base, capables de couvrir la profondeur, de gérer les un-contre-un et de lancer le jeu proprement. Maxence Lacroix, profil athlétique et moderne, manque lui aussi à l’appel : trois défenseurs, trois options en moins.

Résultat : la hiérarchie pourrait bouger. Entre les centraux plus installés et quelques candidats qui frappent à la porte, la liste dira beaucoup des intentions du sélectionneur. Veut-il sécuriser avec des habitués, ou ouvrir franchement la porte à une nouvelle génération de défenseurs, plus agressifs, plus hauts, plus audacieux dans la relance ?

Un secteur offensif privé d’étincelle

L’absence d’Ousmane Dembélé change, elle, le visage de l’attaque. Le Parisien, même irrégulier, reste l’un des rares capables de faire exploser un bloc par un dribble, une accélération, une inspiration venue de nulle part. Sans lui, les couloirs perdent une arme majeure.

Maghnes Akliouche et Estéban Lepaul, eux, représentaient cette vague montante, technique, créative, capable d’apporter entre les lignes. Leur forfait prive Zidane de deux options fraîches pour densifier la rotation et varier les profils. Moins de dribble, moins de spontanéité ? Pas forcément. Mais il faudra trouver d’autres relais.

Un milieu à réinventer sans Manu Koné

Au cœur du jeu, l’absence de Manu Koné enlève un récupérateur agressif, capable de casser le rythme adverse et de gratter des ballons hauts. Ce type de milieu change la physionomie d’un match de Ligue des nations, surtout face à une Italie qui aime dicter le tempo, ou une Turquie portée par l’intensité.

Zidane devra compenser : plus de contrôle, plus de créativité, ou plus de volume ? Le choix des remplaçants dira quelle couleur il veut donner à cette équipe sur la séquence.

Une liste attendue… et observée

Cette fois, la liste ne sera pas un simple exercice de confirmation. Elle ressemblera à un test de personnalité pour le sélectionneur. Osera-t-il lancer de nouveaux visages dans le grand bain face à deux adversaires de ce calibre ? Ou s’appuiera-t-il sur un noyau dur, en limitant les paris ?

Entre la nécessité de résultats et l’obligation de préparer demain, Zidane marche sur une ligne fine. Les blessures ont ouvert des brèches. À lui de décider si elles deviennent des failles… ou des portes pour une nouvelle génération bleue.