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Ligue des champions : le supercalculateur prédit un avenir sombre pour l'Espagne

La nouvelle formule de la Ligue des champions n’a pas encore commencé que les chiffres font déjà trembler une partie de l’Espagne. Le réseau Opta a dévoilé ses premières projections pour la saison européenne à venir, et le verdict est brutal pour plusieurs clubs de Liga.

Selon les données reprises par le quotidien espagnol Marca, l’Espagne pourrait perdre deux de ses cinq représentants dès la phase de ligue. Le supercalculateur envoie en effet Real Betis et Villarreal dehors avant même les matches à élimination directe. Pas de filet de sécurité, pas de deuxième chance.

Atlético sur le fil, Betis et Villarreal en danger

Pour Atlético de Madrid, le scénario n’est guère plus rassurant, seulement un peu moins cruel. Le modèle le place au 22e rang des 24 équipes appelées à disputer la phase à élimination directe. Juste au-dessus du vide.

Cette position signifie un passage obligé par le barrage à élimination directe, une sorte de huitième de finale avant l’heure, où un cador européen peut surgir dès ce tour intermédiaire. Un chemin piégé, loin du statut de poids lourd auquel le club de Diego Simeone s’est habitué ces dernières années.

Derrière, le gouffre. Villarreal ne disposerait, toujours selon Opta, que de 0,26 % de chances d’aller au bout. Real Betis tombe encore plus bas, avec 0,17 %. Des chiffres qui ne condamnent rien avant le coup d’envoi, mais qui dessinent déjà une hiérarchie impitoyable.

Barça–Real : lumière au milieu des nuages

Le tableau change de couleur quand on regarde vers le haut. Pour Barcelona et Real Madrid, les projections virent au positif.

Le supercalculateur place Barcelona à la 4e place de la phase de ligue et Real Madrid à la 7e. Deux positions qui enverraient directement les deux géants espagnols en huitièmes de finale, sans passer par les barrages. Un détail qui compte dans un calendrier déjà saturé et dans une compétition où chaque tour supplémentaire multiplie les risques.

Sur la route de la finale, Barcelona devance aussi légèrement son rival historique. Le modèle lui accorde 14,41 % de chances d’atteindre l’ultime marche, contre 10,39 % pour le club madrilène.

Pour le titre, Barcelona reste la meilleure carte espagnole avec 6,97 % de probabilité de soulever le trophée, devant Real Madrid et ses 5,13 %. Atlético Madrid tombe à 0,60 %, loin des standards des dernières décennies, quand le club rojiblanco s’invitait régulièrement dans le dernier carré.

Bayern, Arsenal, City : le trio qui domine les projections

En haut de l’affiche, un groupe se détache. Opta place, dans l’ordre, Bayern Munich, Arsenal, Manchester City, Barcelona, Liverpool, Paris Saint-Germain, Real Madrid et Inter Milan comme les huit équipes appelées à dominer la phase de ligue.

Dans la course au titre, deux noms se détachent nettement : Arsenal et Bayern Munich. Le club londonien se voit attribuer 21,18 % de chances de remporter la compétition. Le Bayern suit de très près, avec 19,90 %. Juste derrière, Manchester City, tenant d’un statut de favori quasi permanent, pointe à 12,03 %.

Dans ce paysage, les clubs espagnols apparaissent en retrait. Aucun ne franchit la barre symbolique des 10 % de probabilité de titre. Pour une Liga longtemps habituée à dicter la loi sur la scène européenne, le contraste est saisissant.

Paris Saint-Germain à distance de l’histoire

Le modèle n’épargne pas non plus Paris Saint-Germain. Le club français, vainqueur des deux dernières éditions, vise un triplé historique dans la compétition.

Les chiffres, eux, refroidissent l’enthousiasme : 7,73 % de chances de réussir cette série, d’après Opta. Un taux respectable, mais loin d’une domination annoncée. La route vers un troisième sacre consécutif s’annonce tout sauf rectiligne.

En toile de fond, un repère immuable : Real Madrid reste à ce jour la seule équipe de l’histoire de la Ligue des champions à avoir remporté trois titres d’affilée. Le record que Paris Saint-Germain pourchasse, et que les chiffres protègent encore jalousement.

La saison n’a pas commencé, les ballons n’ont pas encore roulé, mais une chose est déjà claire : si les clubs espagnols veulent bousculer ce scénario statistique, il leur faudra faire ce qu’ils ont souvent fait de mieux en Europe. Contredire les probabilités.