Harry Kane, Messi et la bataille pour le Ballon d'Or 2026
Harry Kane voit la route s’ouvrir devant lui. L’attaquant du Bayern Munich, porté par une saison monumentale, figure parmi les trois internationaux anglais retenus pour le Ballon d’Or 2026… et il part avec l’étiquette de grand favori.
À ses côtés, deux symboles de la nouvelle génération anglaise : Jude Bellingham, maître à jouer du Real Madrid, et Declan Rice, poumon d’Arsenal. Trois profils différents, une même ambition : ramener le trophée individuel le plus prestigieux au pays qui a vu naître la légende de Sir Stanley Matthews, premier lauréat de l’histoire.
Messi, encore et toujours
Et pourtant, impossible de parler du Ballon d’Or sans prononcer ce nom. Lionel Messi est là, encore. À 39 ans, l’attaquant de l’Inter Miami figure une nouvelle fois sur la liste des 30. Il vise un neuvième sacre, un chiffre presque irréel.
Son dernier grand acte en sélection restera cette Coupe du monde perdue en finale contre l’Espagne en juillet, malgré huit buts inscrits durant le tournoi. Depuis, Messi a tourné la page internationale. Le Ballon d’Or pourrait donc prendre des airs de testament doré… ou marquer définitivement le passage de relais à la génération suivante.
L’Espagne championne du monde en force
La génération montante, justement, porte aujourd’hui les couleurs de l’Espagne. Six champions du monde figurent sur la liste, dont Lamine Yamal, incarnation la plus éclatante de cette nouvelle vague.
Autre héros espagnol présent : Ferran Torres. Buteur décisif en finale, l’attaquant a changé de dimension cet été en quittant Barcelona pour Paris St-Germain. Son arrivée dans la capitale française ne l’empêche pas d’être compté à part dans les chiffres impressionnants du club.
Paris St-Germain, armée lourde
Car le double champion d’Europe en titre avance avec une armada. Paris St-Germain place neuf joueurs sur la liste, sans même compter Ferran Torres, fraîchement arrivé. Une domination collective qui se reflète dans les nominations individuelles.
Parmi eux, Ousmane Dembélé, lauréat sortant, défend son trône. Sa présence rappelle à quel point le club parisien s’est installé au sommet du football continental. Le Ballon d’Or 2026 pourrait bien rester dans le même vestiaire.
Le danger vient aussi d’Espagne. Real Madrid aligne ses deux flèches offensives : Kylian Mbappé et Vinicius Jr, tous deux logiquement retenus. Deux attaquants capables, à eux seuls, de faire basculer un vote.
Arsenal n’est pas en reste. Au-delà de Declan Rice, les Gunners voient deux de leurs défenseurs, Gabriel et William Saliba, intégrer la liste. Preuve qu’à Londres, la solidité défensive est redevenue un argument majeur au très haut niveau.
Un trophée historique, une scène symbolique
Cette édition n’est pas tout à fait comme les autres. Le Ballon d’Or fête ses 70 ans, lui qui a été créé en 1956 par France Football. Sept décennies d’histoires, de polémiques, de sacres incontestables et de débats sans fin.
Pour marquer le coup, la cérémonie aura lieu à Londres, le 26 octobre. Un choix assumé, présenté comme « symbolique » : c’est là, en hommage à Sir Stanley Matthews, que l’histoire avait commencé. Le premier Ballon d’Or, le premier nom gravé dans le marbre.
Soixante-dix ans plus tard, une question domine : ce sera quoi, la photo que l’on retiendra de 2026 ? Kane soulevant enfin le trophée, Messi écrivant un dernier chapitre, ou un nouveau visage venant bousculer l’ordre établi ?




