Leon Goretzka absent pour plusieurs semaines avec Aston Villa
Leon Goretzka, freiné avant même le coup d’envoi de son aventure avec Aston Villa. Le milieu allemand a annoncé qu’il serait éloigné des terrains pendant plusieurs semaines, repoussant des débuts très attendus en Premier League.
Arrivé libre à Villa Park à la fin du mois d’août après la fin de son contrat avec Bayern Munich, le joueur aux 73 sélections avec l’Allemagne avait tout pour incarner l’un des nouveaux visages du projet d’Unai Emery. Au lieu de ça, c’est depuis son canapé qu’il va suivre les premiers pas de sa nouvelle équipe.
Un message direct aux « Villans »
C’est sur les réseaux sociaux que Goretzka a pris la parole, s’adressant directement aux supporters d’Aston Villa. Le ton est reconnaissant, mais amer.
« Dear Villans, first of all, thank you for the incredible welcome », écrit-il d’abord, avant de raconter ses premiers jours au club, cette sensation d’avoir trouvé le bon endroit, le bon moment. Puis le constat tombe : après une période loin des terrains, son corps a mal réagi à la hausse soudaine de la charge de travail. Il parle de frustration, de la nécessité d’une “courte pause” pour revenir « à pleine puissance ».
À 31 ans, Goretzka connaît son corps. Il sait aussi ce qu’il laisse passer.
Un coup dur pour la sélection allemande
Le timing pique. Le milieu sort d’un été intense, où il a pris part à trois des quatre matches de l’Allemagne lors de la Coupe du monde, conclue dès les huitièmes de finale face au Paraguay. Il devait enchaîner en devenant l’un des piliers de la nouvelle ère incarnée par Jürgen Klopp à la tête de la Mannschaft, après la succession de Julian Nagelsmann.
Klopp prépare ses premiers matches de Nations League contre les Pays-Bas, la Grèce et la Serbie. Goretzka figurait au cœur de ses plans. Cette blessure l’en éjecte d’un coup, l’obligeant à renoncer au rassemblement et forçant le nouveau sélectionneur à revoir le contenu de son tout premier stage.
L’intéressé, lui, tente de transformer ce contretemps en opportunité. Dans son message, il promet de mettre à profit les prochains jours, y compris la trêve internationale, pour récupérer complètement. Il assure qu’il reviendra « prêt à se battre » et à « tout donner » pour Aston Villa. Un mot de remerciement, une signature – « Leon » – et la promesse de se retrouver bientôt sur la pelouse.
Villa dans la tourmente, Emery privé de sa recrue phare
Cette blessure ne tombe pas seulement mal pour Goretzka. Elle tombe mal pour tout le club. Aston Villa traverse un début de saison compliqué : une seule fois accroché, déjà deux défaites, et une 17e place qui pèse lourd au classement.
Dans ce contexte, l’arrivée d’un cadre international, rompu aux joutes de haut niveau avec Schalke puis Bayern Munich, devait apporter du calme, du caractère et un supplément de maîtrise au milieu de terrain. Au lieu de ça, Unai Emery se retrouve à bricoler sans avoir vu sa recrue disputer la moindre minute.
Et le calendrier ne fait pas de cadeau. Villa s’apprête à lancer sa campagne de Ligue des champions avec un déplacement périlleux sur la pelouse de Club Brugge. Perdre un joueur du profil de Goretzka, capable de tenir le rythme européen et de dicter le tempo, avant même le début de cette aventure, a tout d’un scénario cruel.
Emery ne s’est pourtant pas laissé entraîner dans le catastrophisme. Le technicien espagnol a reconnu la frustration de voir un tel joueur rejoindre l’infirmerie avant d’avoir touché un ballon sous ses ordres, mais il a immédiatement mis en avant les solutions internes. Il a cité Ross Barkley, Joao Gomes, Lamare Bogarde et Boubacar Kamara comme options pour combler ce vide au milieu.
Le message est clair : le plan ne s’effondre pas, il se réajuste.
Une attente qui change déjà la saison
Pour Aston Villa, l’absence de Goretzka ajoute une couche de pression à un début de saison déjà fragile. Pour Klopp, elle complique les premiers pas d’un mandat très attendu à la tête de la sélection allemande. Pour le joueur, elle retarde un nouveau chapitre qu’il semblait impatient d’écrire.
Reste une question, désormais : quand Leon Goretzka foulera enfin la pelouse avec le maillot de Villa, dans quel état sera le club qu’il était censé aider à redresser dès le premier jour ?




