Dortmund cherche la revanche contre Villarreal en Champions League
À Dortmund, l’heure des comptes
Un an après la gifle. Un an après ce 0-4 infligé par Villarreal au Westfalenstadion, dans ce même cadre de phase de ligue en Champions League. Ce soir, Dortmund retrouve l’adversaire espagnol et, avec lui, un vieux sentiment d’inachevé. Le décor n’a pas changé : Signal Iduna Park, un mur jaune prêt à gronder. Mais beaucoup de choses ont bougé sur la pelouse.
Dortmund, nouveau visage, même exigence
Sur la feuille de match, la première rupture saute aux yeux. Le onze de Dortmund porte déjà la marque de l’été : Joey Veerman s’installe au cœur du jeu, Konstantinos Karetsas est titularisé entre les lignes, et la structure semble pensée pour alimenter un homme en particulier : Serhou Guirassy.
L’attaquant avait frappé deux fois lors du 4-0 de la saison passée. Il repart en pointe, figure centrale d’une équipe qui veut cette fois dicter le tempo plutôt que subir la leçon. Derrière lui, la ligne offensive affiche un profil agressif : Karetsas et Beier pour attaquer les espaces, Sabitzer pour coudre le jeu, Veerman pour organiser, Nmecha pour donner du volume.
Sur le banc, un nom intrigue déjà le public local : Ethan Nwaneri. Le jeune prodige, à l’origine du but de la victoire lors de la remontada contre Hoffenheim, attend son heure. Signe clair : Dortmund possède désormais des armes pour changer un match en cours de route, pas seulement pour le subir.
Derrière, Kobel garde les buts, protégé par un trio Gadou – Anton – Svensson, avec Ryerson chargé d’apporter du poids sur le côté. Anton, capitaine, incarne cette volonté de solidité et de contrôle, là où la saison dernière Dortmund avait explosé sous les vagues espagnoles.
Villarreal, peu de supporters, mais un gardien de poids
En face, Villarreal arrive presque en catimini. Les rapports de la journée annonçaient seulement 39 supporters dans le parcage visiteurs. Une poignée de fidèles noyés dans le jaune et noir du Signal Iduna Park. Ambiance hostile garantie.
Mais le club espagnol débarque avec un renfort qui connaît chaque recoin de la Bundesliga : Péter Gulácsi. L’ancienne légende de RB Leipzig retrouve l’Allemagne avec un nouveau maillot, celui de Villarreal, pour sa première soirée européenne sous ces couleurs. Un gardien qui sait ce que représente une nuit de Champions League à Dortmund, et qui ne se laissera ni intimider par le vacarme, ni surprendre par le rythme.
Son expérience pourrait peser lourd dans un match où la moindre erreur technique se paie au prix fort. Face à Guirassy, Beier et Karetsas, le duel à distance s’annonce brutal.
Une revanche à prendre, une identité à affirmer
Ce rendez-vous n’a rien d’un simple match de groupe. Pour Dortmund, il ressemble à une mise à l’épreuve. La claque de la saison passée reste dans toutes les mémoires : Villarreal avait imposé son jeu, fait taire le stade, et planté un drapeau au milieu du terrain allemand.
Cette fois, le casting a changé. Les rôles aussi. Dortmund aligne des recrues pensées pour tenir le ballon, casser les lignes et peser dans la surface. La présence de Veerman au milieu et de Karetsas dans les zones décisives raconte une idée claire : reprendre le contrôle de l’histoire.
Reste une question, simple et tranchante, qui flotte au-dessus du coup d’envoi : ce Dortmund remodelé est-il capable de transformer le souvenir d’une humiliation en acte fondateur de sa campagne européenne ?




