Alex Eala se relève rapidement après sa défaite à l'US Open
Alex Eala n’a pas eu le temps de s’apitoyer sur son sort. Moins de 24 heures après une défaite éreintante face à son amie et rivale Iva Jovic à l’US Open, la Filipina de 21 ans a déjà tracé la suite : cap sur l’Asie, cap sur la reconstruction.
Une bataille de plus de trois heures à Arthur Ashe
Dans un Arthur Ashe Stadium chauffé par une forte colonie philippine, Eala a livré un bras de fer de plus de trois heures avec l’Américaine de 18 ans. Score final : 7-5, 3-6, 7-5 pour Jovic. Une défaite cruelle, serrée, presque au cordeau.
Les supporters venus la porter ont vu leur favorite céder sur le fil, avant d’assister, de loin, à la suite du tournoi de Jovic, stoppée sèchement au tour suivant par Coco Gauff en deux sets.
Pour Eala, cette rencontre laisse un goût amer… mais aussi la sensation d’avoir franchi un cap dans cette rivalité naissante. Jovic mène désormais 3-0 dans leurs confrontations, mais jamais l’écart n’avait été aussi mince.
Après le match, la joueuse philippine a insisté sur ses progrès. Elle a expliqué avoir grandi en tant que joueuse depuis leur dernière opposition, s’être créée des opportunités, avoir eu ses chances. Elle assume la déception, mais retient le niveau de jeu élevé et salue la capacité de Jovic à tenir jusqu’au bout.
Singapour comme relance
Pas question pour elle de rester coincée dans ce revers new-yorkais. Eala a déjà validé son prochain rendez-vous : le Singapore Open.
Le tournoi, promu cette année de WTA 250 à WTA 500, se tiendra du 21 au 27 septembre. Deux semaines pour digérer la frustration de l’US Open, récupérer physiquement de ce marathon et se remettre dans une dynamique de compétition. Le timing est serré, mais il lui convient.
Le plateau, lui, ne lui fera aucun cadeau. Jessica Pegula, Amanda Anisimova, Mirra Andreeva : quelques-uns des noms annoncés pour cette étape asiatique. Autant dire que la Filipina devra immédiatement retrouver le très haut niveau affiché par séquences face à Jovic.
Retour aux racines en Asie
À peine Singapour terminé, Eala basculera vers un autre défi : les Jeux asiatiques, disputés cette année au Japon, avec le tennis programmé du 27 septembre au 3 octobre.
Interrogée sur sa participation, elle n’a laissé planer aucun doute. Elle a confirmé qu’elle serait au Singapore Open avant de rejoindre la sélection des Philippines pour le rendez-vous continental. Elle a rappelé combien elle aimait jouer avec l’équipe nationale, que ce soit en SEA Games ou aux Jeux asiatiques, parlant d’une ambiance « vraiment fun » et d’un plaisir particulier à vivre ces compétitions en groupe.
Ce retour dans un environnement familier, proche de chez elle, loin de la démesure d’Arthur Ashe, tombe à point. Les tournois hors circuit principal WTA, disputés en Asie, offrent un cadre idéal pour tourner la page Jovic sans perdre le fil de sa progression.
Une rivalité qui s’installe
La défaite du week-end porte le face-à-face à 3-0 pour Jovic. Un chiffre sec, brutal. Mais trompeur si l’on regarde le contenu. Ce dernier duel a été le plus accroché, le plus abouti, le plus révélateur aussi du potentiel d’Eala à ce niveau.
Elle-même l’a reconnu : elle a su se créer des ouvertures, installer son jeu, se donner de réelles possibilités de basculer le match. Elle se dit globalement satisfaite de la rencontre, tout en assumant la frustration. Pour elle, l’important est de voir le positif, de retenir la qualité de la partie et le niveau très élevé proposé des deux côtés du filet.
Les félicitations adressées à Jovic pour avoir « tenu » jusqu’au bout son effort sonnent comme un constat lucide : la marche n’est plus si haute, et la prochaine fois pourrait bien basculer de l’autre côté.
La suite se jouera loin des projecteurs new-yorkais, entre Singapour et le Japon. C’est là, sur ces courts asiatiques, que l’on saura si cette défaite-marathon aura été un simple accroc… ou le déclic qui propulsera Alex Eala vers une nouvelle dimension.




