Aleksandar Pavlovic et le mercato de Manchester City
Aleksandar Pavlovic, le « non » qui a fait trembler le mercato de Manchester City
Manchester City avait un plan. Un nom. Et, pensaient-ils, un chéquier capable de faire plier n’importe quel club d’Europe. Ce nom, c’était Aleksandar Pavlovic.
D’après Bild, le champion d’Angleterre avait coché le milieu du Bayern Munich dès le mois de mars, convaincu d’avoir trouvé là son futur patron axial. Les dirigeants étaient prêts à monter jusqu’à 100 millions d’euros pour l’arracher à la Bavière. Montant colossal, timing idéal, besoin sportif évident : tout semblait aligné.
Sauf la volonté du joueur.
Le milieu que City voulait bâtir autour de Pavlovic
À Manchester, le décor était déjà en train de changer. Au printemps, en interne, une certitude s’impose : Pep Guardiola va quitter le banc et laisser sa place à Enzo Maresca. Nouveau cycle, nouvelles idées, nouveau cœur de jeu à façonner.
Maresca, lui aussi, tombe sous le charme de Pavlovic. L’Italien tente une approche directe, personnelle, pour le convaincre de traverser la Manche. Rien n’y fait. Le milieu, formé au Bayern, ne veut pas bouger. Ni maintenant, ni pour l’Angleterre, ni pour City.
Le refus est net. Sans ambiguïté.
Résultat : malgré l’intérêt brûlant, Manchester City ne dépose jamais d’offre officielle. Le dossier s’éteint avant même d’entrer dans sa phase décisive.
City démantèle son milieu… sans son option numéro un
Pendant que Pavlovic verrouille son avenir à Munich, le milieu de City, lui, explose en plein vol pendant le mercato.
- Rodri file au Barcelona.
- Bernardo Silva rejoint le Real Madrid.
- Tijjani Reijnders s’engage avec Al-Qadsiah.
- Nico Gonzalez prend la direction de Newcastle.
En quelques semaines, le cœur de l’équipe est arraché. Un vide immense au centre du jeu, là où City voulait justement installer Pavlovic comme pièce maîtresse.
Longtemps, un seul renfort est bouclé : Elliot Anderson, recruté pour 135 millions d’euros en provenance de Nottingham. Un pari coûteux, mais insuffisant pour reconstruire une ligne de milieu orpheline de ses cadres.
La réaction arrive dans les dernières heures du marché. City se jette sur Ayyoub Bouaddi, arraché à Lille pour 95 millions d’euros, puis sur Enzo Fernandez, signé à prix d’or, 145 millions d’euros, en provenance de Chelsea. Addition salée : 375 millions d’euros dépensés sur des milieux centraux… sans celui qui était, au départ, la priorité absolue.
Pavlovic, l’enfant du Bayern qui dit non à l’Angleterre
Pendant que les millions s’envolent à Manchester, Aleksandar Pavlovic poursuit sa montée en puissance à Munich, dans un cadre qu’il connaît par cœur.
Passé par tout le cursus de formation du Bayern, le milieu de 22 ans a disputé 44 matches officiels avec le club la saison dernière. Quatre buts, deux passes décisives, mais surtout une impression de maîtrise et de maturité qui dépasse largement son âge.
Cette progression ne passe pas inaperçue au niveau international. En juin 2024, l’équipe d’Allemagne lui ouvre ses portes. Depuis, Pavlovic a déjà accumulé 15 sélections, s’installant progressivement dans la rotation d’une Nationalmannschaft en pleine reconstruction.
Il y a les clubs qui dépensent pour se réinventer. Et il y a ceux qui s’accrochent à leurs joyaux formés maison.
City a réécrit tout son milieu sans lui. Le Bayern, lui, a conservé le sien. Et la vraie question, désormais, est simple : combien de temps encore l’Europe acceptera-t-elle de regarder Pavlovic briller à Munich sans tenter, à nouveau, de le déloger ?




