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Mönchengladbach en quête d'un nouvel entraîneur après un début de saison catastrophique

À Mönchengladbach, la chasse au nouvel entraîneur s’ouvre avec un constat brutal : après trois journées, le club est déjà en crise. Zéro point, une différence de buts de 3:12, une gifle 5:0 à Freiburg et la fin de l’ère Polanski. Les dirigeants n’ont plus le luxe d’attendre.

Un budget clair, une mission urgente

Selon Bild, le directeur sportif Rouven Schröder dispose d’une enveloppe d’environ quatre millions d’euros pour trouver le successeur. Une somme qui inclut la possibilité de payer une indemnité de départ à un autre club. Autrement dit, Gladbach ne se limitera pas aux entraîneurs libres. Le besoin est trop pressant, la situation trop précaire.

La liste est déjà prête, travaillée à quatre mains. Schröder n’est pas seul : son prédécesseur Roland Virkus, désormais en charge du « coach scouting » au sein de la direction Scouting & Recruitment, passe lui aussi les profils au crible. Le duo sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur.

Brian Priske en haut de la pile

Un nom ressort avec insistance : Brian Priske. L’entraîneur de Sparta Prague figure, selon le média danois Tipsbladet, tout en haut de la short-list. Le contrat du technicien de 49 ans en République tchèque reste entouré de zones d’ombre, aucun détail précis n’ayant filtré sur sa durée. Mais cela ne semble pas refroidir Gladbach, prêt à négocier si nécessaire.

Priske coche plusieurs cases : expérience européenne, travail reconnu dans un club qui joue les premiers rôles dans son championnat, profil moderne. Reste à savoir si Sparta Prague acceptera de discuter et à quel prix. Avec quatre millions d’euros de marge, Schröder a de quoi tenter le coup.

Une short-list aux profils tranchés

Derrière Priske, Bild évoque plusieurs options bien connues du paysage germanophone : Alexander Blessin, récemment à St. Pauli, Horst Steffen (actuellement à SV Werder Bremen), Christian Eichner (Karlsruher SC) et Steffen Baumgart, aujourd’hui sur le banc de Union Berlin.

Chaque nom raconte une histoire différente, une idée de football, un tempérament. Blessin, passé par la Belgique et l’Italie, incarne une école très structurée, tournée vers le pressing. Eichner s’est fait un nom à Karlsruher SC avec un travail de fond solide. Steffen, lui, s’inscrit dans la continuité d’un football offensif et courageux.

Mais un candidat, en particulier, apporterait une charge émotionnelle et symbolique très forte : Steffen Baumgart.

Baumgart, l’ennemi d’hier, solution d’aujourd’hui ?

La question peut surprendre. Où Baumgart a-t-il entraîné pour la dernière fois avant ses passages à Berlin et à HSV ? Chez le rival historique : 1. FC Köln. Et pas pour un simple intérim.

À Köln, le technicien à la casquette a d’abord incarné la renaissance. Dès sa première saison, il propulse les « Billy Goats » à une septième place inattendue et les envoie en Conference League. Une performance qui le transforme en figure populaire, presque iconique, sur les bords du Rhin.

L’histoire se termine pourtant en décembre 2023, après une phase de déclin sportif. Les chemins se séparent après 98 matchs sur le banc, une relation intense mais usée. Baumgart quitte Köln, mais pas la Bundesliga, ni son image de meneur charismatique.

Malgré ce passé chez le rival, son nom revient avec insistance à Gladbach. Et il colle étonnamment bien au profil recherché : un entraîneur expérimenté, capable de naviguer dans la tempête, qui ne s’effondre pas au premier contretemps. Un homme habitué à travailler dans des environnements sous pression, à gérer des séries négatives sans perdre le vestiaire.

Autre détail qui plaît en interne : il aurait déjà étudié en profondeur Gladbach et son effectif. Un atout précieux pour un club qui ne peut pas se permettre un long temps d’adaptation. Pas besoin de commencer par des heures de vidéos pour comprendre où le bât blesse.

Un club au bord du gouffre après trois journées

Si la pression est aussi forte, c’est que le départ de saison frôle la catastrophe. Gladbach pointe à la 17e place de Bundesliga, sans le moindre point, avec une défense déjà fissurée douze fois. Seul HSV fait pire, avec un 0:12 encore plus accablant.

Le 0:5 encaissé à SC Freiburg a servi de déclencheur. Une prestation inquiétante, sans réaction, qui a scellé le sort de Eugen Polanski. Le technicien de 40 ans avait d’abord assuré l’intérim après le départ de Gerardo Seoane la saison passée, avant d’être confirmé. Mais ses chiffres n’ont jamais vraiment rassuré : une moyenne de 1,10 point sur 29 matchs, trop peu pour un club qui vise au minimum le milieu de tableau.

Les dirigeants ont longtemps espéré que la stabilité porterait ses fruits. Elle a finalement débouché sur une rupture nette, dès la troisième journée.

Un choix qui dira tout des ambitions de Gladbach

Le prochain nom sur le banc ne sera pas un simple ajustement. Il dira où se situe vraiment Gladbach : club en reconstruction patiente ou institution qui refuse de glisser dans le bas de tableau.

Prendre un profil étranger comme Priske, miser sur un bâtisseur comme Eichner, rappeler un tempérament volcanique comme Baumgart malgré son passé à Köln : chaque option envoie un signal différent au vestiaire, aux supporters, au reste de la Bundesliga.

Le budget est là, la liste aussi. Reste une question, la seule qui compte vraiment : qui aura les épaules – et le courage – de s’asseoir sur ce banc brûlant alors que la saison ne fait que commencer ?