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Mercato d'été : Everton, United, Arsenal et City font des mouvements clés

Un été de feu sur le marché : Everton tente un coup, United se structure, Arsenal encaisse, City frappe fort

Everton, Manchester United, Arsenal, Manchester City : en coulisses, les lignes ont bougé, parfois brutalement. Les montants aussi. Et derrière chaque décision, on devine déjà la forme que pourrait prendre le football européen des prochaines saisons.

Everton, l’offensive tardive pour Abde Ezzalzouli

Everton a attendu les dernières heures du mercato pour frapper fort. Très fort. Selon Mundo Deportivo, relayé par Sport Witness, le club de Liverpool a posé 43 M€ sur la table pour arracher Abde Ezzalzouli au Real Betis.

Dans le détail, l’offre se décomposait en 35 M€ garantis, le reste en bonus. Une proposition lourde, ambitieuse, presque inattendue pour un joueur encore en phase de confirmation au plus haut niveau. Mais à Séville, on n’a pas tremblé.

Betis a immédiatement renvoyé Everton à la réalité : 60 M€ ou rien. Le montant de la clause libératoire du Marocain. Pas un centime de moins.

Le message est clair. Betis voit en Abde une pièce maîtresse de son projet sportif et refuse de le brader, même face à un club de Premier League prêt à surpayer pour accélérer sa reconstruction offensive. Everton, lui, repart bredouille. Mais ce genre d’offre, à ce moment du marché, dit tout de la tension qui règne sur les profils offensifs capables de faire des différences en un contre un.

Manchester United, un plan sur trois ans pour revenir au sommet

Pendant que certains improvisent dans les dernières heures du marché, Manchester United trace une ligne droite jusqu’en 2028. Selon le Daily Telegraph, le nouveau leadership sportif mené par Sir Jim Ratcliffe a mis en place une stratégie claire, découpée en trois étapes, avec un objectif assumé : reconquérir le titre de Premier League d’ici quatre ans.

Le plan est simple, presque chirurgical. L’attaque doit être renforcée en 2025. Le milieu de terrain l’a été cet été. Dans douze mois, ce sera au tour de la défense de passer au centre des priorités.

United ne veut plus empiler les recrues au gré des opportunités, mais repenser son effectif ligne par ligne, en cohérence avec une vision globale. Un virage majeur après des années de mercato parfois brouillon, où l’urgence du moment prenait souvent le pas sur la construction d’un collectif durable.

La défense, longtemps point faible exposé à chaque grande affiche, deviendra donc le chantier principal du prochain été. Avec, en toile de fond, cette question : United parviendra-t-il à redevenir une machine à titres dans un championnat où Manchester City, Arsenal, Liverpool et d’autres n’ont aucune intention de ralentir ?

Arsenal encaisse, Martinelli s’envole à Al Hilal

À Londres, c’est une autre forme de bascule. Gabriel Martinelli s’apprête à quitter Arsenal pour rejoindre Al Hilal. Le Brésilien a passé sa visite médicale et attend désormais l’officialisation d’un transfert à 70 M€.

Pour Arsenal, c’est un tournant financier. Une fois le deal confirmé, Martinelli deviendra la vente la plus chère de l’histoire du club : environ 60 M£, bien au-dessus des 35 M£ touchés en 2017 lors du départ d’Alex Oxlade-Chamberlain vers Liverpool.

Sportivement, les Gunners perdent un ailier explosif, capable de changer le tempo d’un match sur une accélération. Économiquement, ils valident un choix fort : capitaliser au maximum sur un actif de grande valeur, dans un marché où les clubs saoudiens n’hésitent pas à surpayer pour attirer des joueurs en pleine force de l’âge.

Ce mouvement pose une autre question, plus large : jusqu’où la Saudi Pro League va-t-elle continuer à drainer des talents majeurs de Premier League, et avec quel impact sur l’équilibre du football européen ?

Enzo Fernandez, départ sous tension et déclaration choc

Le transfert le plus bruyant, lui, porte un autre maillot bleu. Enzo Fernandez a quitté Chelsea pour Manchester City dans un deal à 125 M£, un montant qui égale le record britannique. Un coup de tonnerre sportif, mais aussi symbolique.

Le milieu argentin n’a pas simplement changé de club. Il a envoyé un message. Interrogé après sa signature, il n’a pas caché ce qu’il ressentait : il a expliqué avoir toujours rêvé de jouer pour « un club aussi grand que City », se disant « très heureux » d’y être et parlant d’un « moment très émouvant » pour lui et sa famille à 25 ans.

Des mots lourds, qui sonnent comme un tacle à peine voilé à Chelsea, où il n’a jamais vraiment trouvé la stabilité ni le cadre sportif à la hauteur de son statut. À City, il rejoint une structure rodée, un entraîneur à l’identité de jeu claire, et une équipe qui vise tous les trophées chaque saison.

Pour Pep Guardiola, c’est une arme supplémentaire au cœur du jeu. Pour Chelsea, c’est un constat amer : un talent majeur part chez un rival direct, avec en arrière-plan la question de la cohérence d’un projet qui change de visage à chaque mercato.

Chido Obi, l’étape Willem II pour décoller

Pendant que les grands noms s’échangent contre des montagnes d’argent, certains construisent leur carrière pas à pas. Chido Obi, attaquant de Manchester United, va rejoindre Willem II en Eredivisie sous forme de prêt, sous réserve de validation administrative.

International danois chez les moins de 21 ans, Obi a eu un avant-goût du très haut niveau : huit apparitions en équipe première sous Ruben Amorim lors de la saison 2024-2025. La saison suivante, plus rien, ou presque. Une seule présence sur le banc, aucune minute jouée.

Il n’a pourtant pas disparu des radars. Avec les moins de 21 ans de United, il a enchaîné les matchs, porté l’équipe jusqu’en finale de FA Youth Cup et terminé la saison avec 20 buts en 37 rencontres toutes compétitions confondues. Des chiffres qui imposent le respect.

Le prêt à Willem II ressemble à un passage obligé, mais crucial. Un championnat ouvert, un contexte moins écrasant, la possibilité d’enchaîner les titularisations : tout est réuni pour transformer un buteur prometteur en attaquant prêt pour le très haut niveau.

Dans quelques années, on se souviendra peut-être de cet été-là comme d’un simple détail dans un long parcours. Ou comme du moment où la trajectoire d’Obi a réellement basculé. Dans un marché saturé de millions, ce sont souvent ces paris silencieux qui finissent par changer le visage d’un club.