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Marnus Labuschagne écarté des plans de l'Australie en ODI

À douze mois du Mondial, le message est brutalement clair pour Marnus Labuschagne : il n’entre plus dans les plans immédiats de l’Australie en ODI. Le batteur, pilier du Test cricket mais en difficulté en 50 overs, a été écarté du groupe retenu pour la tournée au Zimbabwe puis en Afrique du Sud. Une décision lourde de sens, à un an d’une Coupe du monde disputée précisément dans ces deux pays.

Labuschagne paye une séquence décevante en format limité, notamment lors des tournées au Pakistan et au Bangladesh, où il n’a jamais vraiment imposé son tempo ni justifié son statut. Il figure parmi cinq joueurs sortis du groupe pour ce mois de septembre, en compagnie de Matt Short, Ben Dwarshuis, Todd Murphy et Liam Scott. Une purge ciblée, pensée pour resserrer le noyau dur… et ouvrir la porte à une nouvelle génération.

Une porte qui se ferme pour Labuschagne, une autre qui s’ouvre pour les jeunes

Pendant que Labuschagne recule dans la hiérarchie, un nom surgit : Ollie Peake. L’adolescent victorien obtient une vraie rampe de lancement pour s’exprimer avec la batte. À ses côtés, l’all-rounder de la Nouvelle-Galles du Sud Joel Davies pourrait lui aussi fêter sa première sélection en ODI face au Zimbabwe. Deux profils que le staff australien dit « estimer très haut » et qui arrivent au bon moment, dans une équipe en pleine phase de réglages avant un rendez-vous mondial.

George Bailey, président des sélectionneurs, ne cache pas l’importance de cette séquence de six rencontres. Pour lui, cette double série au Zimbabwe puis en Afrique du Sud sert de répétition générale, dans les mêmes conditions, sur les mêmes terrains, pour le groupe appelé à défendre les couleurs australiennes lors du prochain Mondial.

Il insiste sur le mélange recherché : un socle de cadres, agrémenté de jeunes talents censés s’aguerrir au plus haut niveau. Peake et Davies entrent précisément dans cette logique : une exposition prolongée, des responsabilités grandissantes, et la possibilité de bousculer la hiérarchie avant que la liste pour la Coupe du monde ne se fige.

Cummins et Starc envoient un signal fort

Le retour des poids lourds confirme la stratégie. Pat Cummins et Mitchell Starc, les deux fers de lance du bowling australien, figurent bien dans le groupe retenu. Leur présence n’a rien d’anodin : les deux rapides affichent clairement leur intention de disputer le Mondial et d’arriver lancés pour l’été australien.

Bailey souligne également les retours de Mitch Marsh, Travis Head et Josh Inglis, qui reforment l’ossature d’une équipe pensée pour durer sur le cycle à venir. L’idée est limpide : bâtir autour de ce noyau, tester quelques pièces nouvelles, et verrouiller un collectif capable de répondre à tous les scénarios de match, du Zimbabwe à l’Afrique du Sud, puis au plus grand rendez-vous de l’année prochaine.

Un calendrier qui vaut test grandeur nature

L’Australie disputera trois ODI face au Zimbabwe les 15, 18 et 20 septembre, avant d’enchaîner trois autres rencontres contre l’Afrique du Sud les 24, 27 et 30 septembre. Six matches, deux pays, un format unique : un laboratoire idéal pour affiner plans de jeu, combinaisons et rôles individuels.

Pour Labuschagne, ces dates sonnent comme un compte à rebours silencieux. Il n’est pas officiellement rayé de la carte, mais chaque manche jouée par un Peake ou un Davies, chaque sortant qui s’impose dans le XI, rendra le chemin du retour plus escarpé. À un an de la Coupe du monde, l’Australie a choisi d’accélérer sa transition. La question est désormais simple : Marnus Labuschagne trouvera-t-il encore une brèche pour se réinviter dans ce train lancé à pleine vitesse vers le Mondial ?