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Madrid s’offre la F1 : le nouveau circuit Madring

La Formule 1 va changer de décor en Espagne. Exit Barcelone, place à Madrid. À partir de 2026, le Grand Prix d’Espagne se disputera sur le tout nouveau circuit urbain-hybride de Madring, tracé dans la capitale et déjà lié à la F1 par un contrat courant jusqu’en 2035, selon ABC News.

Ce n’est pas qu’un simple déménagement. C’est un changement de style.

Un circuit hybride, entre ville et permanence

Madring comptera 22 virages et mêlera routes urbaines et terrains privés. Un tracé à deux visages : par endroits, l’allure d’un circuit en ville, serré, bordé d’infrastructures. Ailleurs, la sensation d’un circuit permanent, plus fluide, plus ouvert, taillé pour la vitesse.

Le dessin promet un enchaînement de rythmes contrastés, avec des zones de précision millimétrée et des portions où les monoplaces pourront enfin respirer. Mais un virage concentre déjà toutes les attentions.

La Monumental, nouvelle signature de la F1

Le cœur de Madring s’appellera La Monumental. Virage 12. Un long virage relevé en épingle, 270 degrés d’arc, avec un dévers pouvant atteindre 13,5 %. Une courbe qui s’annonce comme une véritable pièce maîtresse du calendrier.

Pour situer, le banking de Zandvoort culmine à 18 degrés. Moins spectaculaire sur le papier, donc. Mais les ingénieurs s’attendent à ce que les F1 abordent La Monumental à une vitesse supérieure à celle observée aux Pays-Bas. Le spectacle se jouera autant dans la trajectoire que dans l’audace.

Williams a déjà envoyé Carlos Sainz explorer le tracé au volant d’une Ford Mustang GT. L’Espagnol, madrilène de naissance, a pu jauger la courbe. Il estime que les F1 pourraient la passer à fond. Plethrottle, sans lever. La vraie opportunité, selon lui, se situerait juste après : un freinage appuyé pour un gauche serré, zone naturelle de dépassement.

Sainz voit dans ce banking une arme tactique. Les pilotes pourront choisir une trajectoire plus haute ou plus basse pour aller chercher de l’air propre en pleine poursuite. Coller à l’intérieur pourrait, lui, offrir un effet d’aspiration, façon Zandvoort, avec des voitures qui se jaugent sur plusieurs lignes avant de plonger vers le virage suivant.

Antonelli en patron avant Madrid

Sur le plan sportif, le rendez-vous est fixé : le Grand Prix d’Espagne aura lieu le dimanche 13 septembre 2026. Et c’est un championnat déjà bien installé que Madrid s’apprête à accueillir.

Au classement pilotes, Kimi Antonelli mène la danse avec 267 points au volant de sa Mercedes. Le jeune Italien a pris l’ascendant, mais la pression vient de l’intérieur de son propre garage : George Russell, lui aussi chez Mercedes, pointe à 201 points. Juste derrière, Lewis Hamilton maintient Ferrari dans le match avec 191 unités.

Chez les constructeurs, Mercedes domine également le paysage avec 468 points. Ferrari suit avec 346, McLaren reste en embuscade à 287. Une hiérarchie claire, mais pas figée.

Madrid arrive donc à un moment clé : nouveau circuit, nouveau défi, mêmes ambitions. Reste une question brûlante : qui osera le premier plonger à fond dans La Monumental, sans lever le pied, pour marquer de son empreinte la nouvelle ère espagnole de la Formule 1 ?