Kimi Antonelli, leader avant le Grand Prix d'Espagne
Kimi Antonelli débarque à Madrid avec une étiquette qui pèse lourd : celle de pilote le plus fort du moment en Formule 1. Le classement établi par The National place le pilote Mercedes en tête avant le tout premier Grand Prix d’Espagne disputé sur le tout nouveau tracé du Madring, dans la capitale espagnole.
Le décor est simple. Treize courses, sept victoires, et un matelas de 66 points au championnat. L’Italien ne se contente pas de mener la danse, il l’impose.
Monza comme manifeste
Son coup de force à Monza a marqué les esprits. Parti 19e sur la grille, Antonelli a remonté le peloton pour s’imposer sur le temple de la vitesse. Un numéro de funambule et un symbole : il devient ainsi le premier Italien à triompher à Monza depuis 1966. Près de soixante ans d’attente balayés en une après-midi.
Juste avant, à Zandvoort, il avait déjà signé une deuxième place solide. Une régularité au sommet qui explique sa position de favori à l’heure d’aborder un circuit totalement inédit pour tout le paddock.
Norris et Russell à l’affût
Derrière lui, la meute ne lâche rien. Lando Norris occupe la deuxième place de ce classement de forme. Le pilote McLaren reste sur une victoire à Zandvoort, suivie d’une quatrième place à Monza après être parti huitième. Une progression méthodique, des dépassements propres, et une voiture qui semble taillée pour les longues courbes rapides.
Les sections rapides et les appuis latéraux prolongés du Madring devraient justement mettre en valeur les forces de McLaren, estime l’auteur du classement. De quoi nourrir l’idée que Norris sera l’un des principaux dangers pour Antonelli ce week-end.
George Russell complète ce trio de tête. Le pilote Mercedes sort de deux courses très consistantes : troisième à Zandvoort, puis deuxième à Monza. Pour le Grand Prix d’Espagne, The National le projette sur la troisième marche du podium, misant sur la bonne tenue de la Mercedes sur les circuits aux niveaux d’appui variés. Une voiture équilibrée, un pilote en confiance : Russell s’installe clairement parmi les hommes du moment.
Verstappen, l’expérience comme arme
Derrière ce trio, un nom reste impossible à ignorer : Max Verstappen. Le pilote Red Bull n’a pas vu l’arrivée à domicile à Zandvoort, mais il a répliqué à Monza en partant cinquième, en prenant la tête en course avant de couper la ligne à la troisième place.
Son expérience pourrait peser lourd sur un tracé entièrement nouveau comme le Madring. Quand personne n’a de repères, les réflexes de champion et la capacité à lire une course en temps réel prennent une importance décuplée.
Hamilton, Leclerc, Piastri, Gasly… et l’ascension de Lindblad
Le top 10 dressé par The National ne s’arrête pas là. On y retrouve Lewis Hamilton, Pierre Gasly, Oscar Piastri, Charles Leclerc, Arvid Lindblad et Nico Hülkenberg. Un mélange de champions établis, de talents confirmés et de révélations.
Parmi eux, Arvid Lindblad attire particulièrement l’attention. Le pilote Racing Bulls a inscrit des points lors de sept des huit dernières courses. Une série qui ne doit rien au hasard. Le jeune pilote s’installe peu à peu comme une valeur sûre du milieu de grille, toujours prêt à profiter du moindre chaos devant lui.
Chaos, justement, c’est le mot qui revient à l’évocation du Madring. Vingt-deux virages totalement inconnus, aucune base de données historique, des équipes qui vont apprendre en temps réel. Les ingénieurs vont jongler avec les réglages, les pilotes avec les trajectoires. Les erreurs coûteront cher, mais les audacieux pourraient être récompensés.
Antonelli arrive en leader et en homme à battre. Norris et Russell flairent l’occasion de le faire vaciller. Verstappen guette la moindre ouverture pour rappeler qu’il n’a pas l’habitude de rester longtemps dans l’ombre.
Reste une question, simple et tranchante : sur un circuit que personne ne connaît, la hiérarchie actuelle tiendra-t-elle le choc, ou le Madring va-t-il tout renverser en un week-end ?




