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Les juniors américains brillent à l'US Open 2023

Le futur du tennis américain s’invite au premier plan à Flushing Meadows. À l’ombre des projecteurs braqués sur Arthur Ashe Stadium, les juniors des États-Unis s’offrent un US Open de très haut niveau, avec quatre représentants – deux garçons et deux filles – qualifiés pour les finales samedi.

Au centre de cette vague, un nom : Marcel Latak. À 17 ans, le joueur de Darien, Illinois, s’avance vers un doublé aussi rare que prestigieux. Finaliste en simple et en double, il joue son tournoi comme on vit un rêve éveillé.

En simple, Latak se frottera au numéro 1 mondial juniors, le Brésilien Luis Guto Miguel, tête de série numéro un. Un choc frontal, sans échappatoire, entre la référence de la catégorie et l’Américain en pleine ascension. Juste derrière ce duel, sans véritable temps mort, Latak enchaînera avec la finale du double.

Cette fois, il sera épaulé par un compatriote, Tanishk Konduri, lui aussi âgé de 17 ans. Ensemble, ils défieront un duo européen : le Français Aaron Gabet associé à l’Espagnol Valentin Gonzalez-Galino. Une opposition de styles, une ambiance de Coupe Davis miniature, mais sur la plus grande scène du tennis junior.

Latak n’a pas seulement une coupe à aller chercher. Il poursuit un morceau d’histoire. S’il parvient à soulever les trophées en simple et en double, il deviendra le premier Américain à réussir ce doublé en grand chelem junior depuis Robin Montgomery à l’US Open 2021. Trois ans plus tard, la barre reste haute. Lui tente de l’atteindre en une journée.

Les sœurs Penickova, une histoire de famille en finale

Chez les filles, le tableau raconte une autre belle histoire américaine. Celle de deux sœurs de Californie, Kristina et Annika Penickova, respectivement 17 et 16 ans. Elles ont franchi les tours l’une à côté de l’autre, jusqu’à se frayer un chemin jusqu’à la finale du double.

Face à elles, un tandem solide : Polina Berezina et Alisa Terentyeva. Pas de lien de sang cette fois, mais une paire rodée, habituée à bousculer les repères adverses. Les Penickova, elles, misent sur une complicité naturelle, presque instinctive, que seule une fratrie peut offrir.

Sur le papier, la finale promet un bras de fer serré. Sur le court, elle pourrait devenir un moment fondateur pour deux jeunes joueuses qui découvrent ce que signifie disputer un titre majeur ensemble.

Un samedi chargé de promesses

Les quatre finales juniors sont programmées samedi. Une seule journée, quatre matches, et peut-être plusieurs tournants pour le tennis américain. Entre le possible doublé de Marcel Latak et la quête des sœurs Penickova, les États-Unis se retrouvent avec une génération qui ne se contente plus d’apprendre : elle veut déjà marquer l’US Open de son empreinte.

Reste une question simple, brutale, comme le sport sait en poser : à la tombée de la nuit samedi, combien de trophées auront réellement basculé dans les mains américaines ?