Jelena Ostapenko enflammée à l'US Open : tensions et victoire en double
NEW YORK – Même en double, Jelena Ostapenko ne connaît pas les matches tièdes. Sur le ciment brûlant de Flushing Meadows, la Lettone s’est retrouvée une nouvelle fois au cœur de la tempête, ce 7 septembre, après une victoire pourtant maîtrisée avec sa partenaire Hsieh Su-wei.
Tête de série numéro 4, le duo a dominé la paire Maya Joint – Chan Hao-ching 6-4, 6-4 pour se hisser en quarts de finale du double dames de l’US Open. Le score, sec et net. L’ambiance, beaucoup moins.
Un coach dans la ligne de mire
Tout a basculé lors d’un changement de côté. Hsieh se dirige vers la chaise de l’arbitre, Ostapenko désigne du doigt le box adverse. La cible : l’entraîneur de leurs rivales.
Selon Ostapenko, le coach s’est mis à applaudir leurs fautes, à crier après leurs erreurs, et à lancer des commentaires ironiques en chinois, que Hsieh lui a traduits sur le banc. La Lettone explose, s’adresse directement à l’arbitre et ne mâche pas ses mots.
« Ils font ça parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas nous battre », lance-t-elle à la chaise, qualifiant ce comportement de « très irrespectueux » et réclamant la présence d’un traducteur chinois pour clarifier la situation.
L’arbitre promet de s’en occuper. Le jeu reprend. Et la pression change de camp.
Réponse au tableau d’affichage… et au box
Piquée au vif, Ostapenko hausse encore le ton dans l’échange. Les frappes claquent, le duo Ostapenko–Hsieh resserre le jeu sur les points importants et verrouille la victoire en deux sets.
Une fois la balle de match conclue, la Lettone ne se contente pas d’un simple poing serré. Elle rugit en direction du box adverse, bras tendu, comme pour solder les comptes. L’atmosphère est électrique, presque lourde.
Au filet, la tension se prolonge : Hsieh et Chan ne se serrent pas la main. Un geste manquant qui en dit long sur la température de cette rencontre.
Ostapenko, toujours sur le fil
La scène s’inscrit dans une longue série de polémiques qui collent à la peau de Jelena Ostapenko, lauréate de Roland-Garros 2017 en simple. La Lettone s’est déjà illustrée à plusieurs reprises pour ses éclats verbaux et ses disputes en plein match.
À l’US Open 2025, elle s’était accrochée avec l’Américaine Taylor Townsend, qu’elle avait accusée de n’avoir « aucune classe » et « aucune éducation » lors d’un échange tendu sur le court. Elle avait ensuite présenté des excuses, expliquant que ses mots avaient été mal compris, l’anglais n’étant pas sa langue maternelle.
À New York, Ostapenko continue donc de gagner, mais jamais dans le silence. Ses coups font du bruit. Ses mots aussi. Et à chaque tour, une question revient : jusqu’où cette intensité la portera-t-elle dans ce tournoi où le tennis et le théâtre semblent, avec elle, inséparables ?




