Guyana Amazon Warriors prennent la tête grâce à Imran Tahir
Les Guyana Amazon Warriors ont remis les pendules à l’heure. Dans un match âpre, tendu, et surtout très pauvre en runs, ils ont dominé les Saint Lucia Kings à Guyana, mercredi 9 septembre, pour s’assurer la tête du classement. Une victoire au forceps, construite d’abord par la magie d’Imran Tahir, puis achevée à coups de massue par Quentin Samspon.
Tahir renverse tout : 5 wickets et un effondrement
Les Kings avaient pourtant posé les premières bases. Choisissant de battre en premier, ils perdent Tim Seifert rapidement, mais Kamil Pooran refuse de se laisser enfermer. Il ouvre les épaules, trouve les espaces, frappe cinq fours et deux sixes dans le Powerplay. Avec John Campbell à ses côtés, la machine semble lancée : 51 pour 1 après six overs, une plate-forme idéale.
Et puis, le match bascule. Brutalement.
Mehidy Hasan Miraz donne le premier coup de frein juste après le Powerplay en faisant sauter Campbell, brisant un partenariat de 40 runs. À partir de là, les Kings se désagrègent. Sept wickets pour seulement 19 runs. Une chute libre.
Imran Tahir, capitaine et métronome, prend le contrôle. Il piège Kamil Pooran LBW, puis Roston Chase dans la foulée, en l’espace de deux overs. Le cœur du batting des Kings s’effondre. Mehidy en rajoute une couche dans le 11e over : Kemol Savory et Charith Asalanka prennent la direction du pavillon.
La pression devient suffocante. McKenny Clarke et Matthew Forde ne résistent pas davantage, tous deux bowled par Tahir dans l’over suivant. Le spinner vétéran dicte le tempo, change les angles, étouffe toute tentative de reconstruction.
Tahir revient encore, implacable, pour son cinquième wicket : Joshua Bishop, LBW dans le 14e over. Les Kings sont à genoux.
Sans Obus Pienaar, la note aurait été encore plus salée. Avec 35 précieux runs, il sauve un minimum de face. Il s’accroche, trouve quelques coups justes, et surtout construit un partenariat de 38 runs pour le dernier wicket avec Maheesh Theekshana. Un sursis, pas un renouveau. Pienaar finit par se trouer dans le 19e over, pris dans les mains… d’Imran Tahir, évidemment. Les Saint Lucia Kings sont finalement bowled out pour 119. Total fragile, mais défendable sur une surface capricieuse.
Une chasse laborieuse… jusqu’à l’entrée de Samspon
On aurait pu croire que les Warriors allaient plier ça proprement. Ce ne fut pas le cas.
La poursuite démarre au ralenti. Les batteurs de Guyana se heurtent à la discipline des Kings, au terrain, à la pression. À la fin du Powerplay, le tableau est maigre : 23 pour 1, seulement deux boundaries. Le public attend un déclic, il tarde à venir.
Après la sortie de Mavendra Dindyal, Glenn Phillips et Shai Hope s’installent. Ils stabilisent, mais sans jamais vraiment accélérer. Leur partenariat de 53 runs en 58 balles ressemble plus à une opération de contrôle qu’à une chasse sereine. Les Warriors gardent la main sur le score, mais la marge de manœuvre se réduit. Chaque dot ball pèse un peu plus.
Les Kings flairent l’opportunité. Trois wickets tombent en trois overs, et soudain le doute s’installe. Le petit total de 119 redevient un vrai objectif. La dynamique tourne, le bruit monte, l’incertitude aussi.
Et puis Quentin Samspon entre en scène.
Onze balles. C’est tout ce dont il a besoin pour fermer le débat. Il choisit la voie la plus directe : cinq sixes, une attaque frontale qui pulvérise les espoirs de Saint Lucia. Il ne joue pas le contexte, il le renverse. Les Warriors, jusque-là prudents, trouvent en lui le finisseur qui manquait. Son 37* incandescent met un terme à toute discussion et scelle la victoire avec quatre wickets d’avance.
Les Guyana Amazon Warriors quittent le terrain avec deux certitudes : la première place leur appartient, et leur capitaine, Imran Tahir, reste l’un des grands maîtres du jeu en conditions difficiles. La deuxième ? Avec un frappeur comme Quentin Samspon capable de transformer une fin de match sous tension en démonstration de puissance, cette équipe vient d’envoyer un message clair au reste du tournoi.




