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Grand Prix d'Espagne : Antonelli et Gasly sous tension au Madring

Le championnat 2026 bascule dans un nouveau décor. Après le tumulte de Monza, le paddock met le cap sur le tout nouveau circuit du Madring pour le Grand Prix d’Espagne, du 11 au 13 septembre. Un tracé inédit, une saison déjà explosive, et un leader qui arrive lancé comme une balle : Kimi Antonelli.

Antonelli, remontée d’exception et statut assumé

À Monza, le pilote Mercedes a signé l’une de ces victoires qui marquent une carrière. Dix-neuvième sur la grille, premier sous le drapeau à damier. Devant son public, à domicile, Antonelli a retourné une situation que beaucoup pensaient perdue dès le samedi.

Cette remontée a fait plus que gonfler son avance au championnat. Elle a envoyé un message clair : même dans la difficulté, Antonelli trouve un chemin vers la victoire. Et c’est avec cette aura renforcée qu’il débarque au Madring, sur un terrain neutre pour tout le monde, où l’aptitude à s’adapter vite va peser lourd.

À ses côtés chez Mercedes, George Russell sort lui aussi d’un week-end solide. Deuxième à Monza, il a accompagné Antonelli sur le podium pour signer un doublé stratégique et implacable de l’équipe allemande. Une manière de rappeler que la flèche d’argent sait encore frapper fort quand la fenêtre de performance s’ouvre.

Gasly, première pole et nouvelle dimension

L’autre grande histoire du week-end italien porte le nom de Pierre Gasly. Le pilote Alpine a décroché la première pole position de sa carrière. Un tour parfait, un samedi enfin à la hauteur de son talent, et un garage français en ébullition.

Cette pole n’a pas débouché sur une victoire, mais elle change le regard porté sur Gasly et sur Alpine. L’équipe sait désormais qu’elle peut se placer tout en haut de la feuille des temps sur un tour. Au Madring, ce souvenir récent de Monza pèsera au moment d’attaquer les premiers essais : Gasly n’arrivera plus comme un outsider discret, mais comme un homme surveillé.

Verstappen en embuscade, Ferrari en plein doute

Max Verstappen, lui, a dû se contenter de la troisième marche du podium à Monza. Voir la Red Bull derrière les deux Mercedes n’a rien d’anodin dans une ère où le Néerlandais a souvent dicté le rythme. Il reste pourtant au contact, toujours dangereux, toujours capable de renverser un week-end en quelques tours.

À l’opposé, Ferrari a vécu un dimanche noir. Charles Leclerc est parti à la faute et a quitté la course dans le décor, tandis que Lewis Hamilton n’a pu faire mieux que la sixième place. Pour la Scuderia, ce n’est pas seulement un mauvais résultat : c’est un coup porté au moral, au moment où le calendrier s’accélère et où chaque point commence à peser double dans les têtes.

Le Madring arrive donc au pire moment pour Ferrari : nouveau circuit, aucune référence, et la nécessité de réagir immédiatement. L’équipe italienne n’aura pas le luxe d’un week-end d’apprentissage.

Un nouveau circuit, un programme chargé

Le Madring ouvre une page blanche. Aucun historique, aucun repère en course, seulement des simulations et des données virtuelles. Les ingénieurs vont scruter chaque tour, chaque secteur, chaque variation de température. Les pilotes, eux, devront apprivoiser les limites à haute vitesse, parfois à l’aveugle.

Le week-end espagnol se structurera autour de quatre rendez-vous clés, tous en heure britannique (BST) :

Vendredi 11 septembre

  • Essais libres 1 : 12h30–13h30
  • Essais libres 2 : 16h00–17h00

Samedi 12 septembre

  • Essais libres 3 : 11h30–12h30
  • Qualifications : 15h00–16h00

Dimanche 13 septembre

  • Course : départ à 14h00, pour 57 tours

Les 57 boucles du dimanche diront qui aura le mieux compris ce nouveau ruban d’asphalte. Celui qui trouvera le rythme dès le vendredi pourrait verrouiller tout le reste du week-end.

Une saison qui s’enflamme

Antonelli arrive en Espagne avec le costume de favori, Gasly avec un nouveau statut, Verstappen avec la rage de reprendre le dessus, Ferrari avec l’obligation de se racheter.

Nouveau circuit, enjeux immenses, hiérarchie encore mouvante : le Madring ne sera pas qu’une curiosité au calendrier. Il pourrait bien devenir le virage clé d’un championnat déjà sous haute tension.