Elena Rybakina élimine Naomi Osaka et avance vers les quarts à l'US Open
Elena Rybakina n’a pas traîné. Sur le ciment brûlant de Flushing Meadows, la Kazakhe a balayé Naomi Osaka 6-1, 6-4 pour s’ouvrir les portes des quarts de finale de l’US Open, au terme d’un match expédié en 66 minutes. Un bras de fer annoncé, devenu très vite une démonstration.
Un premier set à sens unique
Tête de série n°2, Rybakina a imposé son tempo d’entrée. Service tranchant, frappes lourdes, prise de balle précoce : Osaka, 13e tête de série, a été immédiatement étouffée. Le premier set ne lui a laissé aucun répit.
En 22 minutes, l’affaire était réglée. Rybakina convertit deux de ses trois balles de break, verrouille ses mises en jeu et conclut la manche sur un service puissant qui claque comme un avertissement. Osaka, elle, cherche encore ses repères, trop souvent débordée sur son côté revers, incapable de dicter les échanges.
Osaka se rebiffe, mais le corps lâche
La réaction de la Japonaise arrive enfin au début du deuxième set. Plus agressive, mieux placée, elle tient l’échange, trouve davantage de longueur et commence à repousser Rybakina derrière la ligne. Les jeux s’équilibrent, le bras de fer s’engage.
À 2-2, le match bascule pourtant sur un autre terrain. Osaka porte la main à sa jambe gauche, visiblement gênée par un tendon d’Achille déjà douloureux au troisième tour. Elle serre les dents, écarte une balle de break, refuse de céder. Mais la mécanique n’est plus fluide. Les courses sont moins explosives, les appuis moins sûrs.
La pression finit par peser. Dans le septième jeu, Osaka craque sur son coup droit, une faute directe qui offre à Rybakina le break décisif. La Kazakhe ne regarde plus derrière.
Rybakina aux portes du trône mondial
Devant au score, Rybakina gère avec une froide lucidité. Elle verrouille son engagement, ne concède plus la moindre ouverture et ferme le match sans trembler. Un dernier jeu solide, quelques premières bien placées, et Osaka s’incline, impuissante face à une adversaire en pleine maîtrise.
Cette victoire la propulse en quarts de finale, où l’attend désormais Zheng Qinwen, championne olympique en titre. Un duel à haute altitude, avec un enjeu colossal en toile de fond : Rybakina n’est plus qu’à une victoire de la place de n°1 mondiale, qu’elle pourrait décrocher pour la première fois de sa carrière.
Déjà titrée à Wimbledon en 2022 puis à l’Open d’Australie en 2026, la Kazakhe se retrouve à un tournant. À New York, elle ne joue plus seulement pour un tableau final. Elle joue pour un sommet.




