East Zone écrase South Zone à Chennai
East Zone ne lâche plus sa proie. Sous le soleil lourd de Chennai, la cinquième journée a repris comme la quatrième s’était terminée : avec une équipe qui domine et une autre qui s’accroche à un mince fil d’espoir.
Pas de déclaration nocturne, aucun cadeau. Avec 584 runs d’avance au moment de la reprise, East Zone a choisi de continuer à frapper, à user les nerfs et les jambes de South Zone avant même d’envisager la balle neuve pour ses propres lanceurs.
Kushagra cède, Milind trouve enfin l’ouverture
Le premier moment de soulagement pour South Zone est venu d’une erreur plus que d’un coup de génie. Kumar Kushagra, jusque-là patient, discipliné, a craqué sur une tentation inutile.
Chama Milind lui a offert une balle pleine et large, dehors de la ligne des off-stumps. Un piège classique. Kushagra, séduit par la promesse d’un drive élégant, s’est lancé loin de son corps. L’extérieur de la batte a suffi. Déviation nette, et Narayan Jagadeesan n’a pas tremblé derrière les stumps.
Kushagra s’en va pour 46 runs en 75 balles, une manche précieuse dans le contexte, rompant une association solide avec Md Kounain Quraishi au moment même où East Zone semblait prêt à enfoncer encore un peu plus le clou. Sixième wicket, une légère ouverture, mais l’écart reste abyssal.
Anukul Roy arrive alors au bâton, East Zone à 238/6 en 59,3 overs, avec une avance monstrueuse de 610 runs. South Zone a arraché un succès ponctuel, pas un tournant.
Une pression qui ne faiblit jamais
Avant ce wicket, East Zone avait repris la journée avec une sérénité presque insolente. À 212/5 en 51 overs, fort de son 708 en première manche, le camp de l’Est contrôlait tout : le temps, le rythme, le score, et surtout l’angoisse d’un adversaire déjà sonné par son 336 all out.
Kushagra et Quraishi avaient d’ailleurs donné le ton dès les premiers overs du matin. Sans prendre de risques insensés, ils ont continué à faire tourner le tableau d’affichage, grattant des simples, punissant les rares erreurs de longueur. Kushagra est monté à 39, Quraishi à 30, et chaque run ajoutait un peu plus de poids à la montagne à gravir pour South Zone.
Face à eux, South Zone a pourtant tenté de garder une ligne stricte. Mohammed Siraj et Chama Milind ont serré le jeu, cherchant le moindre défaut technique. Siraj a frôlé la récompense, tout près de l’arête de Quraishi, avant de forcer un inside edge sur un yorker qui ne lui a offert qu’un simple. Des demi-chances, des soupirs, peu de célébrations.
À 224/5 en 56 overs, l’avance grimpait déjà à 596 runs. Le match, lui, glissait encore un peu plus loin de la portée de South Zone.
Un scénario brutal pour South Zone
L’équation, dès le début de la journée, était impitoyable. South Zone devait renverser une équipe qui menait déjà largement, la faire tomber rapidement, puis survivre à une poursuite titanesque sur un terrain fatigué.
East Zone, au contraire, pouvait se permettre le luxe de dicter le tempo. Accumuler, user, rallonger la tâche à venir. Avec un avantage de première manche de 372 runs (708 contre 336), chaque minute passée au bâton transformait la rencontre en exercice de survie psychologique pour les joueurs du Sud.
La chute de Kushagra a offert un bref rayon de lumière à South Zone. Mais le tableau de score ne ment pas : 238/6, 610 runs d’avance, et encore du temps dans cette dernière journée. La marge est telle que même une série de wickets rapides ne garantirait pas un retour possible.
Reste une question, désormais : South Zone peut-il seulement retarder l’inévitable, ou East Zone va-t-il conclure cette démonstration avec la même autorité que celle affichée depuis le premier jour à Chennai ?




