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Chelsea se tourne vers Georginio Wijnaldum après le départ d'Enzo Fernández

Chelsea a laissé filer Enzo Fernández dans les dernières heures du mercato. Sans filet de sécurité. Sans remplaçant. Et maintenant, Xabi Alonso fouille le marché des joueurs libres pour ne pas aborder l’automne avec un milieu dégarni.

Le club londonien a vécu un dernier jour de fenêtre aussi spectaculaire que risqué. Enzo Fernández a pris la direction de Manchester City pour un montant record de 125 millions de livres, pendant que la piste menant à Lamine Camara, à Monaco, se désintégrait au fil des heures. Résultat : un trou béant dans l’entrejeu et une obligation de réagir… sans possibilité de transfert classique.

C’est là qu’entre en scène un nom inattendu : Georginio Wijnaldum.

Wijnaldum, le pari d’expérience

Alonso voit en lui une solution de transition, un joueur capable de tenir la baraque pendant que son projet prend forme. Wijnaldum n’arriverait pas pour incarner l’avenir, mais pour sécuriser le présent. Son CV parle pour lui : champion d’Angleterre en 2020 avec Liverpool, 277 matches disputés sur le sol anglais, des buts décisifs, une présence constante dans l’un des milieux les plus redoutés d’Europe sous Jürgen Klopp.

Son dernier exercice à Al-Ettifaq rappelle qu’il a encore du carburant : 17 buts en 34 rencontres. Des chiffres impressionnants pour un milieu, insuffisants toutefois pour lui valoir une prolongation en Arabie saoudite. Libre, expérimenté, rompu au très haut niveau : le profil coche beaucoup de cases pour un Chelsea pris par le temps.

Alonso déjà sous pression au milieu

Depuis le début de saison, Xabi Alonso tente d’installer ses idées et son identité à Stamford Bridge. Romeo Lavia a débuté les deux premières rencontres dans l’axe, épaulé tour à tour par Reece James et Cole Palmer, repositionnés pour combler les manques. Enzo Fernández, lui, a été mis de côté au moment où les discussions sur son départ s’intensifiaient.

La victoire 4-3 contre Brighton a offert du spectacle, des buts, de la nervosité… et une confirmation : ce Chelsea-là vit sur un fil au milieu. Interrogé après la rencontre sur la situation de son effectif, Alonso a assumé une ligne claire : il fera ce qu’il estime nécessaire pour le bien du groupe. Il a assuré se préparer à « tous les scénarios » et répété qu’à partir de mercredi, il disposerait d’une équipe capable de rivaliser et de gagner.

Sur le papier, Chelsea possède déjà un autre pilier potentiel dans l’entrejeu : Moisés Caicedo, recruté pour 115 millions de livres. Mais l’Équatorien a quitté la pelouse en boitant dimanche, ajoutant une inquiétude physique à un casse-tête déjà tactique et structurel.

Un choix révélateur pour Chelsea

Se tourner vers Wijnaldum en dit long sur l’urgence du moment. Chelsea, habitué aux gros chèques et aux paris sur la jeunesse, regarde désormais du côté d’un trentenaire libre pour équilibrer un secteur clé. Un virage pragmatique, presque à contre-courant de la politique récente du club.

Si le Néerlandais signe, il apportera bien plus qu’un simple corps supplémentaire dans la rotation. Il connaît la pression des titres, les déplacements compliqués en hiver, le rythme infernal du calendrier anglais. Il sait aussi ce que signifie tenir un vestiaire dans les moments de turbulence.

Alonso, lui, n’a pas le luxe d’attendre. Son projet commence maintenant, avec ou sans renfort. La question est simple : Chelsea assumera-t-il la saison avec un milieu recomposé à la hâte, ou Wijnaldum viendra-t-il offrir un peu de stabilité à un club qui en manque cruellement ?