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Brentford : le onze solide qui vise la victoire

Brentford, version costaude : le onze qui veut frapper un grand coup

À l’aube d’un déplacement piégeux sur la côte sud, Brentford avance avec une certitude : l’ossature est là, solide, assumée. Keith Andrews n’a plus vraiment de casse-tête au moment de coucher ses titulaires. Certains se sont imposés par l’évidence, d’autres profitent d’une fenêtre de tir qu’ils n’ont aucune intention de laisser se refermer.

Kelleher, la tranquillité derrière

Dans le but, Caoimhin Kelleher a cessé d’être “le nouveau” depuis longtemps. Sa première saison en rouge et blanc a installé une vraie régularité, presque rassurante. Il a verrouillé le poste de numéro un, sans débat. Début de campagne propre, autoritaire, qui donne le ton derrière une défense en reconstruction.

Lewis-Potter, latéral par conviction

À gauche, Keane Lewis-Potter s’est fait une place… qu’il n’a plus l’air décidé à lâcher. L’arrivée d’El Hadji Malick Diouf n’a rien changé : le poste lui appartient pour l’instant. Il défend mieux, il attaque fort. Rarement pris en défaut depuis le début de saison, il apporte des montées tranchantes qui changent le visage de l’équipe. Face à Rayan samedi, le duel s’annonce rude, mais Lewis-Potter a déjà montré qu’il avait le coffre et la personnalité pour répondre présent dans les gros rendez-vous.

Schuster, de la ligne de but au onze de départ

Au centre, tous les regards convergent vers Jannik Schuster. La semaine dernière, une blessure de Nathan Collins après vingt minutes contre Sunderland a tout accéléré. Premier pas en Premier League, zéro temps pour gamberger. Il est entré, a trouvé ses repères rapidement, et surtout, a signé un geste qui change un match : un sauvetage sur sa ligne, qui prive Sunderland d’un but certain. Keith Andrews l’a souligné après la rencontre, et les propos du coach sur l’état de Collins laissent peu de doute : ce week-end, Schuster connaîtra sa première titularisation en championnat. Une promotion express, méritée.

À ses côtés, Kris Ajer sort d’un été fondateur. Porté par une Coupe du monde réussie avec la Norvège, il a ramené cette confiance en club. Série de prestations solides, présence incontestable dans le onze. Avec Sepp van den Berg à l’infirmerie, sa place n’est même pas discutée. Il est le pilier de cette charnière.

Kayode, secoué mais indiscutable

À droite, Michael Kayode reste une évidence. Son dernier match a été compliqué, au point de le voir remplacé à la pause. Mais un après-midi difficile ne suffit pas à effacer des mois d’ascension. Andrews lui fera de nouveau confiance. Le contexte est fort : le jeune latéral est à la porte de sa première convocation avec l’Italie, Roberto Mancini ayant fait le déplacement à Elland Road fin août pour le voir à l’œuvre. La pression monte, la marge d’erreur se réduit, mais ce genre de rendez-vous forge un international.

Sangaré – Janelt, le double verrou

Devant la défense, Mamadou Sangaré reste le premier bouclier. Lui aussi a quitté la pelouse à la mi-temps le week-end dernier, dans une journée sans. Rien qui remette en cause son statut. On sait ce qu’il peut apporter : un volume énorme, un impact dans les duels, et la capacité à étouffer des milieux de haut niveau, comme il l’a montré contre Spurs et Leeds. Face à un Bournemouth emmené par un Alex Scott une nouvelle fois très en vue cette saison, son rôle devient central. Il devra redevenir le Sangaré dominateur, pas celui en dedans de Sunderland.

À ses côtés, Vitaly Janelt est devenu le joueur qu’on ne sort plus. Il tient Yehor Yarmoliuk à distance du onze, et ce n’est pas un hasard. Récemment, il a ajouté un but à sa prestation contre Sunderland, ce qui ne gâche rien. Son influence grandit, sa place est bétonnée. Sur la côte sud, il sera encore le métronome, celui qui équilibre, qui ferme les brèches et se projette quand il faut.

Damsgaard, la clé qui peut tout ouvrir

Plus haut, dans le rôle de créateur, Mikkel Damsgaard reste le grand “si” de cette équipe. On connaît le talent, on connaît le potentiel de joueur qui peut, à lui seul, plier un match. Mais ces moments de grâce ont été trop rares récemment. Cette saison, on a vu des éclairs, des séquences où il dicte le tempo, où chaque ballon qui passe par lui semble prendre une autre dimension. Quand il “tourne la clé” complètement, Brentford devient une machine qui déborde ses adversaires. Le défi est simple : faire de ce week-end un de ces jours où il prend la rencontre à la gorge.

Schade et Anthony, les ailes pour réveiller l’attaque

Sur le côté gauche, Kevin Schade a lancé sa saison sur des bases prometteuses. L’optimisme transpire dans son jeu, l’énergie aussi. Il a déjà trouvé le chemin des filets et menace constamment les défenses. Dans une attaque apparue bien trop plate le week-end dernier, c’est lui qui peut rallumer la mèche, accélérer le rythme, forcer les coéquipiers à suivre.

À droite, la hiérarchie bouge. Dango Ouattara, de retour sur son ancien terrain, ne devrait pas en profiter pour autant. Sa prestation fade contre Sunderland a laissé des traces. Jaidon Anthony, lui, n’a pas tout renversé, mais il a clairement apporté plus. Plus de danger, plus de présence, et ce but refusé après intervention de la VAR qui aurait pu tout changer. De quoi justifier une titularisation. Il a gagné le droit d’avoir sa chance d’entrée.

Igor Thiago, l’attente du déclic

En pointe, Igor Thiago cristallise les débats. Départ lent, questions légitimes sur sa forme, sur son tranchant. Pourtant, le sentiment grandit que quelque chose se prépare. Un but, puis un autre, et la dynamique peut basculer pour celui qui reste considéré comme l’un des attaquants les plus prometteurs d’Europe. Andrews ne tremble pas : pour lui, Thiago commence tous les jours de la semaine. Si le Brésilien trouve enfin son rythme ce week-end, Brentford ne se contentera pas de survivre sur la côte sud. Le club peut viser les trois points, sans complexe.

Reste une question, simple et brutale : ce onze, déjà solide sur le papier, saura-t-il enfin transformer ce potentiel en victoire signature loin de ses bases ?