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Arsenal conteste le penalty contre Ezri Konsa

Arsenal ne compte pas laisser l’épisode passer sous silence. Le club londonien va saisir l’instance des arbitres professionnels, Pro Ref, après le penalty accordé à Sunderland samedi, à la suite d’un duel entre Ezri Konsa et Dan Ballard.

Dans la surface, Konsa et le capitaine des Black Cats se livrent à un corps-à-corps classique sur coup de pied arrêté. L’arbitre John Brooks y voit une faute du défenseur d’Arsenal pour excès de tirage de maillot et désigne le point de penalty. Sur le moment, le stade s’arrête, attend le verdict de la vidéo. Le VAR confirme. Penalty maintenu.

Pour les champions en titre, la pilule passe très mal.

Mikel Arteta ne s’est pas retenu au coup de sifflet final. Le technicien espagnol a jugé la décision « inacceptable à ce niveau », expliquant avoir revu l’action « 20 fois » sans comprendre comment un penalty avait pu être accordé dans cette situation ni pourquoi le VAR avait validé le choix initial de Brooks.

En coulisses, le message est clair : Arsenal veut des explications précises. Le club cherche à éviter que des décisions arbitrales majeures ne pèsent sur les résultats et demande de la clarté sur le processus qui a mené à ce penalty, confirmé par la technologie et officialisé par un communiqué du Premier League Match Centre rappelant que « la décision de penalty pour Sunderland pour une faute de tenue de Konsa sur Ballard a été vérifiée et confirmée par le VAR ».

Pour Arteta, l’enjeu dépasse largement l’épisode isolé. Il parle de « changement de cours de la saison », de risque de « perdre un titre » sur ce type de décision, rappelant le niveau d’exigence et le volume de travail consenti par son équipe. Le ton est grave, presque amer : « À ce niveau, avec tout le travail que nous fournissons, cela ne peut pas arriver. »

Les critiques ne viennent pas seulement du banc d’Arsenal. Sur le plateau de Match of the Day, Ashley Williams et Thomas Frank ont, eux aussi, estimé que Sunderland n’aurait jamais dû bénéficier d’un penalty. À leurs yeux, c’est même Arsenal qui aurait dû obtenir un coup franc.

Williams est catégorique : l’ancien défenseur décrit l’action comme « une sorte de projection parfaite de judo » réalisée par Ballard, et conclut qu’« en aucun cas ce n’est un penalty ».

Un duel rugueux dans la surface, un arbitre qui tranche, un VAR qui confirme, un champion qui fulmine. La question, désormais, est simple : la réponse de Pro Ref suffira-t-elle à calmer un club qui voit dans cette décision bien plus qu’un simple fait de jeu ?