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WPL Saison 5 : Enchère fixée au 28 octobre à Kochi

Le décor est planté. Le Board of Control for Cricket in India a officiellement prévenu les franchises de la Women’s Premier League : la vente aux enchères de la Saison 5 aura lieu le 28 octobre, à Kochi. Le message est tombé mercredi 16 septembre, et il lance, en coulisses, une course contre la montre.

Ultimatum pour les listes : le 28 septembre comme ligne rouge

Les cinq équipes disposent de moins de deux semaines pour trancher. Jusqu’au 28 septembre, elles doivent décider qui garder, qui libérer. Les cadres, les paris ratés, les jeunes à développer : tout passe au crible.

Chaque effectif pourra compter jusqu’à 18 joueuses, dont un maximum de six étrangères. Un cadre strict, mais connu, avec un plafond salarial fixé à 15 crores de roupies pour ce cycle. Assez pour bâtir une armée, pas assez pour se tromper deux fois.

Les directrices et directeurs sportifs savent ce que cela signifie : chaque contrat pèse, chaque hésitation coûte. L’équilibre entre stars internationales, colonne vertébrale indienne et profondeur de banc va se jouer dans les prochains jours, bien avant que le marteau de l’enchère ne tombe à Kochi.

Mumbai et Vadodara reprennent la main

Sur le front des terrains, la tendance se confirme. La WPL devrait de nouveau se jouer entre Mumbai et Vadodara, sur le même schéma que la Saison 4. Le CCI à Mumbai et le Kotambi Stadium à Vadodara ont été désignés comme sites assurés de la prochaine édition.

La dernière saison s’était déjà articulée autour de ce duo, avec une finale disputée dans la cité du Gujarat le 5 février. Les organisateurs misent sur la continuité : logistique rodée, repères connus, atmosphère installée. Les joueuses savent à quoi s’attendre, les staffs aussi.

Royal Challengers Bengaluru arrivera dans ce cadre en tenante du titre. Une cible dans le dos, un statut à assumer, et un environnement qu’elle connaît déjà.

Varanasi, rêve reporté

Un autre nom circule pourtant en arrière-plan : Varanasi. Une nouvelle enceinte y sort de terre, et l’idée de faire entrer la WPL dans ce marché passionné a séduit plus d’un décideur. Mais la réalité technique a refroidi les ardeurs.

Dans l’entourage de la ligue, on reste clair : la possibilité de voir des matches de WPL à Varanasi cette saison est jugée lointaine. Le stade devra d’abord faire ses preuves en accueillant des rencontres domestiques. Pas de passe-droit, pas de baptême du feu directement en ligue phare.

Tant que l’enceinte n’aura pas été testée, validée, éprouvée, la WPL restera un horizon, pas un rendez-vous. Pour l’instant, Mumbai et Vadodara verrouillent le calendrier.

Une intersaison sous haute tension

Entre maintenant et le 28 octobre, tout va se jouer dans les bureaux, les salles de réunion, les fichiers Excel et les tableaux blancs. Les listes de rétention à boucler, les scénarios d’enchère à simuler, les priorités à hiérarchiser : batteuses de puissance ou lanceuses de mort subite, polyvalentes indiennes ou finisseuses étrangères.

Le cadre est clair, les dates aussi. Les marges d’erreur, elles, se réduisent. La WPL entre dans une nouvelle phase de sa jeune histoire, plus structurée, plus exigeante.

À Kochi, le 28 octobre, on n’achètera pas seulement des joueuses. On dessinera les contours du prochain champion.