Tony Ferguson défend son titre Misfits Boxing contre Kenzo Biyong
L’ancien champion intérimaire des poids légers de l’UFC, Tony Ferguson, va défendre son titre de champion Middleweight de Misfits Boxing face à l’ex-footballeur Kenzo Biyong, le 26 septembre 2026, au James L. Knight Center de Miami. Un décor de spectacle total pour un combat qui n’aurait jamais dû exister sur le papier… et qui, justement, intrigue pour cette raison.
Misfits Boxing a officialisé ce duel inattendu ce week-end. Cinq rounds prévus, ceinture en jeu, diffusion en direct sur DAZN. Le genre de rendez-vous taillé pour les curieux, les nostalgiques et ceux qui aiment voir le sport de combat sortir de ses rails.
Ferguson, du gouffre à la renaissance
À 42 ans, Tony Ferguson aurait pu disparaître dans le silence d’une fin de carrière douloureuse. Il sortait de l’UFC avec une série vertigineuse de huit défaites consécutives, record peu enviable pour un ancien prétendant au titre. Six ans sans victoire. Une chute longue, brutale, parfois gênante à regarder.
Puis Misfits Boxing lui a offert une scène, et Ferguson s’y est engouffré comme on saisit une dernière chance.
En août 2025, pour ses débuts chez Misfits, « El Cucuy » met fin à sa traversée du désert en stoppant l’influenceur Salt Papi au troisième round. Une victoire qui ne vaut ni ceinture UFC ni prime historique, mais qui pèse lourd dans la tête d’un vétéran en quête de sens.
Quatre mois plus tard, il confirme. Il envoie Warren Spencer au tapis, s’impose ensuite par décision unanime et s’empare du titre Middleweight de Misfits, laissé vacant. En deux combats, Ferguson passe de fantôme du circuit à champion d’un nouvel univers. Son bilan en boxe professionnelle affiche désormais 2-0. Le 26 septembre, il vivra sa première défense de ce titre inattendu.
Tout n’est pourtant pas rose. En juin dernier, on l’a vu sur les tapis de lutte au RAF 10 (Real American Freestyle), dominé 10-0 par Arman Tsarukyan sur une défaite par supériorité technique. Une piqûre de rappel : Ferguson reste un vétéran, avec un corps marqué et un volume de guerre accumulé que personne n’efface.
Mais sur un ring, avec des gants, il semble avoir retrouvé un certain fil conducteur. Et c’est ce fil qu’il tentera de prolonger à Miami.
Biyong, du rectangle vert au ring
En face, Kenzo Biyong arrive avec un profil déroutant. Un Néerlandais de 28 ans, formé dans le football, défenseur passé par plusieurs équipes de jeunes et de développement en Europe avant de tourner le dos au ballon.
Il choisit ensuite une autre voie : la lutte, puis le grappling. Une trajectoire à contre-courant, loin des parcours balisés. En avril dernier, il fait ses débuts en UFC BJJ lors de l’événement UFC BJJ 7. Baptême du feu compliqué : défaite par étranglement arrière au premier round face à Raphael Ferreira.
Le voilà désormais propulsé dans un tout autre monde encore : la boxe, et pas n’importe comment. Premier combat, première apparition… contre Tony Ferguson, pour un titre Misfits Middleweight. Aucune rampe de lancement, pas de montée progressive. Directement dans le grand bain, sous les projecteurs.
Il n’a aucune expérience officielle en boxe, mais une base physique et un vécu dans les sports de combat. Misfits parie sur le contraste : un vétéran mythique, marqué par les années, contre un athlète plus jeune, en reconversion permanente.
Une affiche à l’image de Misfits
Ferguson vs Biyong s’inscrit dans une soirée déjà bien chargée. Le 26 septembre, la carte prendra des allures de laboratoire géant pour le spectacle de combat.
L’ancien double champion UFC Henry Cejudo remontera lui aussi sur le ring pour affronter Deen The Great. Sur le haut du plateau, le champion Heavyweight de Misfits, Chase DeMoor, défendra sa ceinture face à Plinio Cruz, entraîneur principal d’Alex Pereira.
Des trajectoires qui s’entrecroisent, des champions UFC recyclés en boxeurs de show, des coachs qui deviennent challengers, des influenceurs qui se mêlent aux vétérans : Misfits continue de brouiller les frontières.
Au centre de ce chaos organisé, Tony Ferguson. Un homme qui a tout connu, ou presque. Des soirées de gloire à l’UFC, des guerres mémorables, puis la descente sans frein. Aujourd’hui, une ceinture Misfits autour de la taille et un nouveau public à séduire.
Reste une question, simple et tranchante : cette résurrection en boxe est-elle un dernier feu d’artifice… ou le début d’un nouveau chapitre pour « El Cucuy » ? Le James L. Knight Center, le 26 septembre, apportera un début de réponse.




