Temba Bavuma reprend le brassard et Gerald Coetzee revient pour l'été
Temba Bavuma reprend le brassard, Gerald Coetzee revient : l’Afrique du Sud lance son été face à l’Australie avec un message clair. Le ton sera compétitif, la sélection aussi.
Bavuma aux commandes, Coetzee de retour
Nommé capitaine, Temba Bavuma mènera un groupe où un nom attire immédiatement le regard : Gerald Coetzee. Le rapide de 25 ans n’avait plus joué en format 50 overs depuis la Coupe du monde ICC 2023 en Inde. Le voilà de retour dans un secteur de vitesse déjà chargé en munitions.
Coetzee rejoint un contingent de quilleurs rapides qui a fière allure : Ottneil Baartman, Kwena Maphaka, Lungi Ngidi, sans oublier les allrounders Corbin Bosch et Marco Jansen. Une batterie pensée pour une série ODI face à l’Australie du 24 au 30 septembre, et pour bien plus loin que ces trois dates.
Les options au spin sont tout aussi nettes. Bjorn Fortuin, actuellement capitaine des Proteas en tournée white-ball en Namibie, et Keshav Maharaj complètent l’arsenal. Deux profils différents, une même mission : verrouiller le milieu d’innings et offrir du contrôle à Bavuma.
Un top-order modulable, un middle-order armé
Devant, la structure au bâton se dessine avec plusieurs leviers. Aiden Markram ne sera disponible que pour les deuxième et troisième Dafabet ODIs, ce qui oblige le staff à jongler pour le premier match. Quinton de Kock, Ryan Rickelton et Tony de Zorzi offrent des solutions solides en haut de l’ordre, capables d’installer le tempo ou de le casser si le contexte l’exige.
Derrière, la puissance arrive en bloc. Matthew Breetzke, David Miller et Tristan Stubbs apportent de la frappe lourde au milieu. Le plan est clair, comme l’a expliqué le sélectionneur Shukri Conrad : construire un middle-order explosif, mais capable d’absorber la pression et d’emmener l’innings loin. Trouver ce point d’équilibre, c’est le fil conducteur de cette sélection.
Conrad ne s’en cache pas : avec la prochaine Coupe du monde à un peu plus d’un an, cette série face à l’Australie sert de laboratoire ciblé. Les combinaisons sont déjà en tête, les rôles aussi. Les confrontations à venir contre le Bangladesh puis l’Angleterre, plus tard dans la saison, prolongeront ce travail de réglage.
Rabada forfait, une brèche à saisir
Il manque toutefois un géant : Kagiso Rabada. Blessé, le leader du pace attack ne sera pas de la partie. Un coup dur, bien sûr. Mais dans le discours de Conrad, c’est aussi une porte ouverte pour les autres. À commencer par Coetzee, revenu dans le groupe et annoncé en bonne forme, avec une vitesse retrouvée.
Ottneil Baartman, lui, a déjà montré son efficacité en fin d’innings. Cette série devient un test grandeur nature pour confirmer qu’il peut transposer cette maîtrise au format 50 overs, sous pression, face à une Australie rarement indulgente.
Un calendrier taillé pour les symboles
Le décor, lui, est à la hauteur. Le premier ODI lancera l’été à domicile le 24 septembre au Hollywoodbets Kingsmead Stadium de Durban. Puis le cirque se déplacera au DP World Wanderers Stadium de Johannesburg, le 27 septembre, pour le traditionnel Pink Day, rendez-vous devenu emblématique du calendrier sud-africain.
Ce jour-là, le cricket se mêlera comme toujours à une cause plus grande : la lutte contre le cancer du sein. Les tribunes en rose, l’ambiance, l’engagement du public… Conrad sait que cette journée dégage une énergie particulière, et le groupe aussi. Le dernier acte se jouera le 30 septembre au NWC Oval de Potchefstroom, pour conclure la série.
Un précédent qui pèse
La dernière fois que l’Australie est venue sur le sol sud-africain en ODI, en 2023, la série avait viré au bras de fer psychologique. Menés 2-0, les Proteas avaient renversé la table pour s’imposer 3-2. Cette remontée reste fraîche dans les mémoires, dans le vestiaire comme dans les tribunes.
Cette fois, l’enjeu dépasse le simple résultat. Il s’agit de poser les premières pierres d’un groupe de Coupe du monde, de tester des hommes, des associations, des nerfs, face à un adversaire qui ne pardonne pas. Bavuma a l’armband, Conrad le plan, le reste se jouera en trois matches.
La question est simple, brutale : qui saisira sa chance avant que le compte à rebours vers le mondial ne s’accélère vraiment ?




