Team USA domine la phase de groupes à Berlin
À Berlin, Team USA déroule et attend sa proie
Team USA a levé le pied… mais seulement sur le calendrier. Sur le parquet, les Américaines n’ont rien concédé. Trois matchs, trois victoires, un groupe D survolé et une impression d’invincibilité qui s’épaissit à chaque sortie dans cette Coupe du monde féminine FIBA 2026 à Berlin.
Lundi 7 septembre, Czechia a servi de dernière victime en phase de groupes. Score sans appel : 105-64. Quarante et un points d’écart, une démonstration qui porte la série américaine à 33 succès consécutifs en Coupe du monde, une domination ininterrompue depuis… 2006. Vingt ans de règne, sans la moindre défaite dans la compétition.
Une machine bien huilée, des rôles déjà définis
Breanna Stewart dispute son quatrième Mondial. Elle n’a plus rien à prouver, mais elle continue de dicter le ton : 10,3 points et 8,3 rebonds de moyenne, une présence constante des deux côtés du terrain. Pas besoin de chiffres délirants pour mesurer son impact, il suffit de voir comment l’attaque s’ordonne dès qu’elle touche la balle.
La meilleure marqueuse, pourtant, c’est Jackie Young avec 11,3 points par match. Discrète dans le discours, tranchante dans les faits. Elle profite de l’espace créé par les stars, punit chaque retard défensif, chaque aide mal dosée.
Derrière, une autre hiérarchie s’installe. Caitlin Clark mène le jeu et dicte le tempo : 6,3 passes décisives de moyenne. Paige Bueckers ferme la raquette avec 1,3 contre par rencontre. Rhyne Howard hante les lignes de passe et mène la danse au chapitre des interceptions (1,7). Une répartition claire, presque clinique, mais portée par une intensité très loin d’être froide.
Kara Lawson, à la tête de cette armada, ne s’en cache pas : Clark est déjà un rouage central. Elle l’utilise comme meneuse principale lorsqu’elle est sur le terrain, capable de faire tourner l’équipe sans gaspiller un ballon. Son premier match, conclu avec 11 passes décisives pour zéro perte de balle, a posé le décor. Une débutante en Coupe du monde, mais déjà une patronne dans l’organisation.
L’entraîneure insiste aussi sur un point : ces jeunes joueuses apprennent vite. Trois matchs de poule, trois victoires nettes, et surtout une dose de confiance supplémentaire avant d’aborder ce qui compte vraiment.
Place au couperet
La parenthèse de repos sera courte. Le vrai tournoi commence maintenant.
La phase de groupes terminée, la compétition bascule dans un tableau à élimination directe à 12 équipes. À partir de mardi 8 septembre, chaque rencontre devient un test de survie : gagner ou rentrer à la maison. Les vainqueurs des demi-finales joueront le titre, les perdants se disputeront le bronze.
Les qualifiées sortent par trois de chaque groupe :
- Groupe A : Japan, Spain, Germany
- Groupe B : Hungary, South Korea, France
- Groupe C : Belgium, Australia, Puerto Rico
- Groupe D : United States, Italy, China
Avant les quarts, un tour de qualification vient resserrer le champ.
Mardi 8 septembre, Hungary affronte Japan à 11h45 (ET), avec une récompense immense pour le vainqueur : un quart de finale contre Team USA, le 10 septembre. Plus tard, à 14h45, Germany et South Korea se disputent le droit de défier Belgium.
Mercredi 9 septembre, Puerto Rico et China ouvrent la journée à 11h45 pour tenter de rejoindre France en quart. Italy et Australia se retrouvent à 14h45, avec Spain en ligne de mire.
Puis viendront les quarts le 10 septembre, les demi-finales le 12, la finale et le match pour la troisième place le 13. Une semaine dense, sans filet.
Une favorite assumée, un décor taillé pour un sacre
Les chiffres des bookmakers ne laissent aucun doute : Team USA est l’ogre annoncé. Selon les dernières cotes de BetMGM, les Américaines s’affichent à -500. Derrière, France (+600), Belgium (+1400), Spain (+2000) et Australia (+2800) forment le groupe des principaux poursuivants, loin au large. China, Germany, Italy pointent à +6600, Japan, South Korea, Puerto Rico et Hungary encore plus bas, à +20000.
Le message est clair : tout autre résultat qu’un nouveau titre américain serait une surprise majeure.
Le décor, lui, est à la hauteur de l’événement. Berlin accueille cette édition 2026 dans deux enceintes : Berlin Arena et Max-Schmeling-Halle. Les deux salles partagent la phase de groupes, mais Berlin Arena devient l’unique théâtre de la phase finale. C’est là que se joueront les quarts, les demies, puis le titre.
Team USA y arrivera avec une série intacte, une confiance maximale et un statut écrasant de favorite. Reste une question, la seule qui compte vraiment désormais : qui, en une soirée, peut faire tomber une équipe qui n’a plus perdu en Coupe du monde depuis 2006 ?




