Shubman Gill prend les commandes de l’équipe ODI pour 2027
L’Inde ne perd pas de temps. Alors que le ICC Men’s Cricket World Cup 2027 semble encore loin, les sélectionneurs ont décidé d’accélérer la transition en confiant le leadership de l’équipe ODI à Shubman Gill. Un signal fort : la nouvelle ère se construit autour de lui, balle après balle, série après série.
Gill en capitaine, la nouvelle colonne vertébrale
Shubman Gill mènera donc la formation en ODI, avec une mission claire : installer un noyau compétitif pour 2027. À 25 ans, le batteur incarne parfaitement ce pont entre une génération déjà auréolée de titres et celle qui doit porter l’Inde vers le prochain cycle mondial. Ce n’est plus seulement le prodige élégant du haut de l’ordre, c’est désormais le visage du projet.
Autour de lui, la sélection mélange continuité et paris assumés.
Auqib Nabi et Naman Dhir, les nouveaux visages
Le rythme change aussi du côté des lanceurs. Auqib Nabi obtient sa première convocation en ODI. Il avait déjà goûté au groupe test lors de la tournée au Sri Lanka en août, sans faire ses débuts. Cette fois, la porte est réellement entrouverte. Son profil de pacer apporte une option fraîche dans un secteur où l’Inde cherche constamment de la profondeur.
Même trajectoire ascendante pour Naman Dhir. Le batteur rejoint pour la première fois l’escouade indienne en ODI. Un choix qui confirme la volonté de tester des options offensives nouvelles, capables de s’adapter aux différents contextes de conditions et de surfaces que l’équipe rencontrera jusqu’en 2027.
Gaikwad et Jadeja, retours lourds de sens
Dans ce mouvement vers l’avenir, certains retours sonnent comme des rappels d’autorité. Ruturaj Gaikwad réintègre le groupe ODI, lui qui n’avait plus porté le maillot dans ce format depuis la série à domicile contre l’Afrique du Sud l’an passé. Son sens du tempo en haut de l’ordre et sa capacité à ancrer l’inning restent des atouts précieux.
Ravindra Jadeja revient lui aussi dans le dispositif ODI après sa dernière apparition lors de la série face à la Nouvelle-Zélande en janvier. Son double impact, batte et balle, reste presque unique dans le cricket mondial. Le revoir dans la rotation ODI donne immédiatement plus de densité à la composition indienne, surtout dans des matchs où l’équilibre entre spin, contrôle et puissance au bâton fait la différence.
Asian Games : ajustements forcés, opportunités créées
Pendant que l’ossature ODI se dessine, l’Inde retouche également son groupe pour les Asian Games. Varun Chakravarthy manquera le tournoi en raison d’une blessure au flanc. Un coup dur, car son spin mystérieux offre souvent une dimension tactique différente en T20.
Autre changement : Nitish Kumar Reddy, initialement retenu pour les Asian Games, est retiré de la liste. Il bascule vers la série ODI contre les West Indies, preuve que les sélectionneurs le voient déjà comme une pièce potentielle du puzzle en format long blanc. Chaque sélection compte, et ce glissement de groupe n’a rien d’anodin.
Pour combler ce vide, Vipraj Nigam est appelé en renfort dans l’équipe des Asian Games. Une promotion qui ouvre une fenêtre rare sur la scène internationale pour un joueur encore en quête de repères au plus haut niveau.
Un groupe T20 entre certitudes et tests
La sélection pour le T20I face au Japan et les Asian Games offre, elle, un visage très compétitif, avec un mélange de cadres et de joueurs en pleine ascension :
- Shreyas Iyer (c)
- Tilak Varma
- Ravi Bishnoi
- Jasprit Bumrah
- Varun Chakravarthy
- Shivam Dube
- Ishan Kishan (wk)
- Vipraj Nigam
- Axar Patel
- Sanju Samson (wk)
- Abhishek Sharma
- Arshdeep Singh
- Vaibhav Sooryavanshi
- Washington Sundar
- Yash Thakur
Shreyas Iyer mènera la troupe, entouré de finisseurs comme Shivam Dube, de jeunes batteurs agressifs tels que Tilak Varma et Abhishek Sharma, et d’un arsenal de bowlers variés, de Jasprit Bumrah à Arshdeep Singh, en passant par les spins de Ravi Bishnoi, Axar Patel et Washington Sundar. Avec deux gardiens de haut niveau, Ishan Kishan et Sanju Samson, la ligne de frappe peut exploser à tout moment.
Entre la construction patiente de l’équipe ODI autour de Shubman Gill et ces ajustements ciblés pour les Asian Games, une question s’impose déjà : à ce rythme, à quoi ressemblera vraiment cette Inde quand 2027 arrivera enfin ?




