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Sam Johnstone : Nouveau défi sous pression à Celtic

Celtic tient son nouveau gardien d’expérience. À 33 ans, Sam Johnstone rejoint le champion d’Écosse en prêt d’une saison en provenance de Wolverhampton Wanderers, avec une mission claire : apporter du poids, de la concurrence et du caractère à un poste en pleine transition.

Un numéro un en quête de rebond

Ancien international anglais aux quatre sélections, Johnstone sort d’une saison frustrante. Dix-sept apparitions seulement, une place de titulaire perdue en Premier League avec des Wolves relégués dès le mois de décembre, puis plus rien depuis une défaite en FA Cup contre Liverpool début mars. Silence de terrain, doute, banc.

Celtic lui tend aujourd’hui une porte grande ouverte. Un club qui ne laisse aucun répit à ses gardiens, un environnement où la moindre erreur se paie cher, mais où chaque parade compte double.

Face à lui, Viljami Sinisalo, international finlandais, déjà en place et décidé à défendre chèrement sa place. Le message est limpide : il ne s’agit pas d’une arrivée pour boucher un trou, mais d’une vraie bataille pour le poste.

Un vestiaire prévenu par Joe Hart

Dès ses premiers mots, Johnstone a laissé transparaître l’enthousiasme d’un joueur qui sait qu’il retrouve une scène majeure. « Je suis ravi d’être ici et impatient de commencer », a-t-il confié au média du club, conscient du poids de ce nouveau chapitre.

Formé à Manchester United, passé par Aston Villa, West Bromwich Albion et Crystal Palace, il n’avait pas besoin qu’on lui vende le mythe de Celtic. Mais un coup de fil a tout scellé. Joe Hart, ancien gardien emblématique du club, l’a appelé pour lui rappeler ce qui l’attendait : un vestiaire soudé, un stade incandescent, un club qui ne vit que pour les titres.

Johnstone a vite mesuré l’ampleur du défi : « On entend parler de la taille du club, on sait à quel point il est grand, mais en étant ici ne serait-ce qu’une journée, on réalise vraiment ce que cela signifie. » Une phrase qui résonne comme une prise de conscience immédiate : à Glasgow, la routine n’existe pas.

Vivre avec la pression de gagner

À Celtic, la pression n’est pas un dommage collatéral, c’est un moteur. Johnstone ne s’y trompe pas. Il parle de « pression de gagner », de « pression de performer », comme d’un cadre dans lequel il veut évoluer. Ici, un nul à domicile peut déjà être vécu comme une faute professionnelle. Le gardien le sait, et il l’accepte.

Il insiste aussi sur ce qui fait souvent la force silencieuse d’une équipe : le groupe des gardiens. « Tout le monde sait que les gardiens forment un groupe très soudé. On travaille ensemble chaque jour, j’espère pouvoir aider Vil et qu’il m’aide aussi, qu’on se pousse et qu’on se soutienne, avec les autres gardiens et les entraîneurs de gardiens. »

Derrière les mots, une réalité : Celtic ne veut pas d’une hiérarchie figée, mais d’une émulation quotidienne, d’un poste clé tenu par des hommes capables de se tirer vers le haut.

L’après Kasper Schmeichel à écrire

Cette arrivée s’inscrit dans un contexte particulier. Kasper Schmeichel, installé comme numéro un depuis l’été 2024, a disputé son dernier match en février avant de prendre sa retraite, contraint par une blessure à l’épaule. Un vide s’est créé, pas seulement sportif, mais aussi symbolique, tant le Danois incarnait l’expérience et la sérénité.

Martin O’Neill, le manager de Celtic, ne s’en cache pas : Johnstone vient pour combler ce manque. « C’est un gardien de qualité, avec une excellente expérience au plus haut niveau. Je pense qu’il sera un très bon renfort pour notre groupe de gardiens », a-t-il souligné.

La phrase est mesurée, mais lourde de sens. Celtic ne recrute pas un simple remplaçant, mais un portier rompu aux exigences du très haut niveau, appelé à tenir la barre dans les grands soirs.

Reste une question, brûlante : dans un club où la patience est rare et où chaque saison se juge aux trophées, Sam Johnstone fera-t-il plus que relancer sa carrière ? Parviendra-t-il à s’imposer comme le nouveau visage d’un poste qui, à Celtic, ne pardonne rien ?