logo

Patrick Mouratoglou dévoile pourquoi les joueurs adorent la Laver Cup malgré les critiques des fans

Cette année, la Laver Cup organisée par Roger Federer s’est tenue pour la neuvième fois à l’O2 Arena de Londres, rassemblant une foule nombreuse et offrant des matchs palpitants avec les meilleurs joueurs mondiaux. Pourtant, beaucoup de fans peinent encore à adhérer à cet événement, le qualifiant d’exhibition, même si les résultats comptent dans le classement officiel ATP.

Le plaisir des joueurs face à un tournoi singulier

Plusieurs stars, comme le septuple champion Carlos Alcaraz, ont exprimé leur joie de participer à la Laver Cup, malgré son placement parfois compliqué dans le calendrier. Patrick Mouratoglou, ancien entraîneur de Serena Williams, a expliqué cette passion dans un post sur LinkedIn.

« Je n'arrive pas à comprendre que certains disent que les réactions des joueurs après une victoire à la Laver Cup ne sont pas normales. Ce n'est pas qu'une exhibition. C’est une compétition alternative. »« C’est une manière moderne de mettre en lumière le tennis, qui répond aux attentes du public et des joueurs. Cela apporte une dynamique totalement différente du circuit classique. Socialiser et être compétitif sur le court ne s’oppose pas. »« L’expérience ressemble à des vacances entre amis, mais pendant ces vacances, on joue des matches intenses où gagner ou perdre compte énormément. »« Les joueurs peuvent vite se lasser de répéter sans cesse la même chose chaque semaine : mêmes règles, même compétition. La Laver Cup offre un souffle nouveau, elle fait redécouvrir le tennis autrement. »

L’avis de Tony Godsick, agent de Roger Federer

Co-créateur de la Laver Cup avec Federer, Tony Godsick a donné sa vision sur ce qui motive les joueurs à revenir chaque année, selon Ubi Tennis :

« Chaque joueur a ses raisons. Un point clé est que des rivaux deviennent coéquipiers, ce qui n’arrive nulle part ailleurs dans le tennis. Pendant 51 semaines, ils s’affrontent, puis ici, ils jouent ensemble. »« Cela crée des liens forts, sans oublier la chance de recevoir des conseils de légendes comme Pat Rafter, Andre Agassi, Yannick Noah, Tim Henman, John McEnroe ou Bjorn Borg. »« Ils apprécient la compétition et le cadre unique. Par exemple, Carlos Alcaraz n’avait jamais joué à l’O2 Arena avant. Il dit que cet événement lui apporte de la joie, ainsi qu’au tennis. »« La présentation, l’ambiance conviviale, c’est ce que j’entends souvent comme raison principale. »

Un absent notable : Jannik Sinner

Malgré plusieurs invitations, le numéro un mondial Jannik Sinner n’a pas encore participé à la Laver Cup, un choix qui intrigue certains observateurs.