Mohamed Salah réagit après l'élimination de Trabzonspor en Europa League
Trabzonspor a quitté l’Europa League par la petite porte, et la gifle fait encore écho. Battus 1-0 en Turquie par Ferencvaros lors du match aller, les Bordo-Bleu ont explosé au retour en Hongrie, encaissant un cinglant 4-0 jeudi. Une élimination sans appel, deux défaites, cinq buts concédés, aucun inscrit. Un crash total.
Dans la foulée, le silence pesant autour du club a été brisé par la voix la plus attendue : celle de Mohamed Salah. La star égyptienne a choisi X pour livrer un message à la fois lucide et combatif, comme un contre-pied à la morosité ambiante.
« Rien dans ma carrière n’a jamais été facile. Les mauvaises soirées et les déceptions font partie du football, et j’ai appris à les transformer en motivation et en titres. »
Quelques lignes, mais un rappel clair de son parcours, forgé dans l’adversité, bien loin d’un récit linéaire.
Le contexte ne pardonne pourtant rien. Trabzonspor sort d’une double confrontation où tout s’est délité : manque de tranchant à domicile, effondrement total à l’extérieur. Le 0-4 en Hongrie n’est pas seulement une défaite, c’est une alerte. Sur le plan défensif, sur le plan mental, sur le plan collectif.
Face à ce constat, Salah ne se défausse pas. Au contraire, il se place au cœur du projet : « Trabzonspor est mon équipe, et je fais partie de ce projet corps et âme, et la nuit dernière ne changera pas cela. » Pas de distance, pas de conditionnel. Il s’approprie la crise autant que l’ambition.
La pression, il ne la nie pas. Il l’assume. « Je sais que les attentes sont élevées, et je crois vraiment que nous en sommes capables et que nous atteindrons nos objectifs. » Le message vise autant le vestiaire que les tribunes : la saison ne se résume pas à cette sortie de route européenne, aussi brutale soit-elle.
Reste une question brûlante : cette humiliation servira-t-elle de point de rupture ou de déclic ? Salah, lui, a choisi son camp. Celui de la réaction. À Trabzonspor de prouver maintenant que ses mots peuvent encore précéder des actes forts.




