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Kellie Harrington fait son grand retour avec l'équipe d'Irlande à Sofia

Kellie Harrington n’a jamais vraiment quitté la scène. Elle l’avait simplement laissée dans la pénombre quelques mois. La double championne olympique est officiellement de retour au premier plan, retenue dans l’équipe d’Irlande pour les Championnats d’Europe élite 2026 à Sofia, en Bulgarie (17-25 septembre).

La Dublinoise avait rangé les gants après les Jeux de Paris 2024. Une retraite annoncée, puis bousculée. En décembre, elle remonte sur le ring pour un combat-exhibition au Mansion House. Geste symbolique au départ, véritable déclic finalement. Depuis, Harrington avance à nouveau à plein régime.

En janvier, elle empoche un 12e titre national. En juin, elle décroche l’or au tournoi des quatre nations à Glasgow. Les signaux sont clairs : la flamme n’est pas éteinte. Elle a même déjà laissé entendre que les Jeux de Los Angeles figuraient dans un coin de sa tête. Sofia sera donc son premier grand rendez-vous depuis son sacre historique à Paris. Un test, mais aussi un message.

Une armada irlandaise emmenée par les sœurs O’Rourke

Harrington ne voyage pas seule. L’Irlande se présente avec une équipe taillée pour les podiums. Au cœur du dispositif : Aoife O’Rourke, double olympienne, championne du monde en titre et quadruple championne d’Europe. Une référence du continent, habituée à porter la sélection sur ses épaules.

À ses côtés, sa sœur Lisa O’Rourke, championne du monde 2022 et vice-championne du monde 2025. Deux sœurs, deux palmarès lourds, une même ambition : confirmer la domination irlandaise dans les catégories de poids intermédiaires.

Autour de ce noyau dur, six olympiens de Paris reprennent du service :

  • Daina Moorehouse (51 kg)
  • Jenny Lehane (54 kg)
  • Jude Gallagher (60 kg)
  • Dean Clancy (65 kg)
  • Jack Marley (90 kg)
  • Michaela Walsh (57 kg), médaillée d’argent aux Jeux du Commonwealth dans cette catégorie.

Une colonne vertébrale expérimentée, rompue aux tournois majeurs, qui connaît le bruit, la pression, les tirages compliqués.

Entre jeunesse ambitieuse et titres à défendre

La sélection ne se limite pas aux têtes d’affiche. Jon McConnell sera aligné chez les 70 kg à Sofia, dans une catégorie souvent dense et piégeuse.

Le groupe est complété par une autre championne en titre : Shannon Sweeney, couronnée championne d’Europe 2024. À ses côtés, Cliona D’Arcy, championne du monde chez les jeunes et médaillée de bronze aux Europe U23, poursuit sa montée en puissance. Evelyn Igharo (70 kg) et Gavin Rafferty (75 kg) complètent un effectif où chaque nom porte une promesse.

Ce n’est pas une simple délégation. C’est une équipe construite pour peser sur le tableau, ronde après ronde.

Un rendez-vous clé dans la hiérarchie mondiale

Les Championnats d’Europe élite servent de tournoi de classement pour World Boxing. Trente-trois fédérations peuvent y participer. Le tirage au sort est fixé au 16 septembre, première bataille silencieuse avant les premiers coups portés.

L’enjeu dépasse la seule quête de médailles. Les résultats pèseront sur les classements mondiaux, sur les futurs tableaux, sur la position de l’Irlande dans le paysage international.

Une préparation au cordeau

L’équipe est en stage depuis juillet. Des semaines de travail en commun, d’ajustements tactiques, de mises en condition. Pour boucler la préparation, Boxing Ireland organise un camp de sparring multi-nations au High Performance Unit de l’Institute of Sport, du 2 au 9 septembre.

Des jours de combats d’entraînement, d’opposition ciblée, pour affûter les réflexes avant Sofia. C’est là que se règlent les derniers détails, que se teste le rythme, que se forge la confiance.

Harrington revient avec un palmarès immense et une cible dans le dos. L’Irlande, elle, arrive avec une équipe qui ressemble à une déclaration d’intentions. La question n’est plus de savoir si ce groupe peut ramener des médailles.

La vraie question, à l’approche de Sofia, c’est : jusqu’où peut-il repousser les frontières de son propre succès ?