L’Inde se renforce pour la série T20I contre l’Afghanistan
L’Inde n’attendait que ça. À deux semaines de la série de T20I contre l’Afghanistan, le tableau médical commence enfin à s’éclaircir, et le vestiaire à se regonfler de certitudes.
Hardik Pandya et Nitish Kumar Reddy, moteurs prêts à redémarrer
Hardik Pandya et Nitish Kumar Reddy sont désormais déclarés aptes et disponibles pour la sélection. Les deux all-rounders ont enchaîné les séances au BCCI Centre of Excellence, sans retenue, comme des joueurs qui savent qu’un billet pour le retour en équipe nationale se joue maintenant, balle après balle, sprint après sprint.
Ils ne se sont quasiment pas arrêtés. Selon les informations en provenance du centre, Reddy ne quitte la base que le week-end pour rentrer chez lui, tandis que Pandya a carrément déplacé son camp de base à Bengaluru pour rester au plus près des installations et du staff. Des choix qui en disent long sur l’urgence ressentie par les joueurs… et sur l’importance que le staff leur accorde pour cette nouvelle phase de la saison.
Washington Sundar, compte à rebours lancé
Le cas Washington Sundar suit une trajectoire un peu différente, mais la ligne d’arrivée se rapproche. Le joueur a passé le week-end à Chennai, avant de revenir cette semaine au CoE, où il doit encore valider sa condition physique avant de postuler officiellement.
Le plan est clair : le ramener progressivement via le format le plus court. Sa charge de travail a augmenté par paliers ces dernières semaines, et l’objectif affiché reste la série de trois T20I face à l’Afghanistan, qui débute le 13 septembre à Delhi. Si les derniers tests se déroulent comme prévu, il devrait se glisser dans le groupe au moment où la sélection sera finalisée.
Le comité de sélection masculin, dirigé par Ajit Agarkar, doit d’ailleurs se réunir dans les prochains jours pour arrêter la liste. Entre retours attendus, gestion des corps et vision à long terme, la réunion s’annonce dense.
Jasprit Bumrah, la grande équation
Et puis il y a le dossier qui domine tous les autres : Jasprit Bumrah.
Le spearhead du bowling indien a manqué les deux Tests contre le Sri Lanka plus tôt ce mois-ci. Un signal d’alarme pour un staff qui regarde déjà vers les deux Tests contre la Nouvelle-Zélande prévus plus tard dans l’année. À 32 ans, Bumrah reste au cœur du projet, mais chaque décision le concernant se prend désormais avec des pincettes.
Lui aussi s’entraîne au CoE. Les signaux sont positifs, la progression jugée bonne. À l’origine, le plan de route vers la Coupe du monde 2027 devait le voir se concentrer surtout sur les ODI et les Tests. La blessure au genou a tout rebattu. Le management a choisi d’inverser la logique : le réintroduire par le T20, le format le plus court, pour mieux contrôler la charge et limiter les risques.
La série contre l’Afghanistan, pourtant, arrive peut-être un peu trop tôt. On parle d’un « coup à tenter » plutôt que d’une certitude. Le staff ne veut pas se laisser piéger par un calendrier trop serré. En revanche, la perspective des Asian Games se dessine avec beaucoup plus de confiance. Sauf contretemps de dernière minute dans sa rééducation, sa présence pour ce rendez-vous apparaît nettement plus probable.
La piste Krunal Pandya relancée
Pendant que les médecins cochent des cases, les sélectionneurs, eux, fouillent dans le vivier. Le profil qui les obsède en ce moment : le spinner gaucher pour le T20.
Les dernières tournées en Irlande et en Angleterre ont laissé des questions ouvertes. Axar Patel a disputé les sept rencontres, sans vraiment marquer les esprits : deux wickets en quatre T20I contre l’Angleterre, deux autres en deux T20I contre l’Irlande. Correct, mais loin d’être décisif.
Dans ce contexte, un nom revient avec insistance dans les discussions : Krunal Pandya. Son retour en T20I ne serait en rien un choc. Absent de la scène internationale depuis la série de 2021 contre le Sri Lanka, il s’est rappelé au bon souvenir de tout le monde en IPL, où il a signé 14 wickets pour Royal Challengers Bengaluru lors de l’édition 2026. Un rendement solide, qui pèse lourd au moment de combler un poste aussi spécifique.
La question est simple, presque brutale : les sélectionneurs vont-ils miser sur un homme en forme et déjà éprouvé, ou persister dans une continuité plus prudente avec Axar Patel ? La série contre l’Afghanistan, avec son format court et sa fenêtre idéale pour tester des options, pourrait bien servir de laboratoire.
L’Inde récupère ses forces, recolle les pièces et prépare sa rotation. Les corps reviennent, les débats s’enflamment, les choix se resserrent. La prochaine liste de Ajit Agarkar dira beaucoup plus qu’une simple composition : elle dessinera la première esquisse de l’Inde qui veut dominer jusqu’en 2027.




