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Igor Miličić Jr. rejoint les New York Knicks avant le camp d’entraînement

Les New York Knicks continuent de peaufiner les derniers étages de leur effectif avant le camp d’entraînement. Leur dernière cible : Igor Miličić Jr., ailier fort polonais, signé sur un contrat Exhibit 10, selon Karol Wasiek (Interia Sport).

Ce type d’accord ne garantit rien, mais il ouvre plusieurs portes : une place en two-way contract, un spot en fin de banc, ou un passage par la G League avec les Westchester Knicks. Pour un joueur de développement, c’est un ticket d’entrée, pas une promesse. Mais à New York, le contexte est idéal pour tenter sa chance.

Un profil moderne pour le frontcourt

Miličić Jr. affiche 2,08 m pour 102 kg et sort d’une saison avec les Delaware Blue Coats, l’équipe affiliée de Philadelphie en G League. Ses chiffres ne font pas tourner les têtes au premier regard – 7,0 points, 4,9 rebonds et 0,9 passe décisive en saison régulière – mais son profil intrigue : un grand mobile, capable de jouer sur les deux postes d’ailier fort et même de glisser en pivot small-ball selon les configurations.

Formé à Virginia, Charlotte puis Tennessee, il arrive dans la ligue en tant qu’ailier non drafté, mais avec un bagage universitaire solide. Sa combinaison de taille, de mobilité et de tir potentiel correspond exactement à ce que recherchent les franchises pour étoffer leur rotation intérieure sans plomber la masse salariale.

Surtout, il ne se contente pas de vivoter dans l’ombre. Avec la sélection polonaise lors des qualifications pour la Coupe du monde, il a signé deux prestations qui ont attiré l’attention : 18 points et 8 rebonds face à l’Allemagne, puis 13 points, 6 passes et 4 interceptions contre Israël, d’après Sportando. Des lignes de stats complètes, qui racontent un joueur capable de toucher à tout et de s’adapter au besoin du moment.

Ce genre de polyvalence mérite un long coup d’œil, surtout dans un effectif des Knicks où les réponses derrière le noyau dur restent incomplètes.

Un champion qui garde de la marge

Les Knicks abordent ce camp d’entraînement dans une position rare pour la franchise : celle de champions en titre, avec un socle déjà bien installé. Le haut de la rotation est verrouillé. Le frontcourt a été réajusté avec l’arrivée d’Andre Drummond après le départ de Mitchell Robinson vers Boston. Jose Alvarado, Jordan Clarkson, Mohamed Diawara et Landry Shamet sont également de retour pour donner de la continuité au groupe.

Derrière, en revanche, tout reste ouvert.

Avant la signature de Miličić, New York ne comptait que 13 joueurs sous contrat standard et aucun des trois two-way slots n’était occupé. La NBA autorise jusqu’à 21 joueurs sous contrat durant l’intersaison et le camp. Autrement dit, la marge de manœuvre est immense. L’arrivée du Polonais ne bloque rien, ne ferme aucune porte, ne fige aucun choix. Elle ajoute simplement une pièce au puzzle.

Pour la saison régulière, la limite retombe à 15 contrats standards, auxquels s’ajoutent jusqu’à trois two-way contracts. Ces derniers peuvent être activés jusqu’à 50 matchs de saison régulière, mais leurs titulaires restent inéligibles pour les playoffs tant que leur contrat n’est pas converti en accord standard. Un détail administratif qui peut changer une carrière en un coup de stylo.

Plusieurs chemins, un seul camp pour convaincre

Dans ce cadre, Miličić Jr. se présente avec plusieurs scénarios possibles.

Il peut créer la surprise et s’inviter dans la discussion pour l’un des derniers spots du roster principal. Il peut convaincre le staff de lui offrir un des three two-way contracts encore vacants. Il peut aussi être coupé à l’issue du camp, puis rejoindre Westchester si les Knicks conservent ses droits G League grâce à la structure de l’Exhibit 10.

Pour la franchise, le risque est minime : un pari à coût réduit sur la taille, la capacité de tir et la polyvalence. Pour le joueur, c’est une fenêtre à ne pas laisser se refermer. Le genre d’opportunité où une bonne semaine de camp peut redessiner un début de carrière.

Les Knicks, eux, n’ont toujours pas rempli leurs 21 places possibles pour le camp. La porte reste donc grande ouverte à d’autres paris, d’autres profils, d’autres tentatives pour densifier le banc d’un champion qui sait qu’une saison longue se gagne aussi avec la profondeur.

Igor Miličić Jr. n’est sans doute pas le dernier nom à arriver à New York avant l’ouverture du camp. La vraie question, c’est de savoir s’il sera encore là quand viendra l’heure de boucler la liste des quinze.