Harry Brook prend les rênes de l'Angleterre, Asalanka capitaine du Sri Lanka
L’Angleterre et le Sri Lanka ont levé le voile sur leurs groupes pour la tournée de white-ball de septembre. Six matches, deux formats, et déjà des lignes fortes : Harry Brook capitaine dans les deux séries, deux nouveaux visages pour l’Angleterre, et un Sri Lanka privé de Kusal Mendis, contraint de confier le brassard à Charith Asalanka.
Brook capitaine, Donald récompensé, Crocombe propulsé
L’Angleterre ouvre un nouveau chapitre. Harry Brook mènera la sélection aussi bien en T20I qu’en ODI, signe clair de la confiance placée en lui au cœur de ce cycle de white-ball.
Derrière cette décision, deux histoires individuelles se détachent.
Aneurin Donald, explosif ouvreur de Derbyshire, obtient sa première convocation internationale en T20I. Sa saison domestique, marquée par des coups d’éclat en haut de l’ordre, a fini par forcer la main aux sélectionneurs. Il rejoint un groupe offensif où figurent notamment Jos Buttler, Will Jacks, Tom Banton et Ben Duckett. Un environnement parfait pour tester sa capacité à transposer son agressivité de county au niveau international.
Autre baptême du feu, cette fois en ODI : Henry Crocombe. Le pacer de Sussex, remarqué durant l’été par son volume de travail et sa capacité à prendre des wickets dans les moments clés, fait le grand saut. Dans une attaque où l’on retrouve Jofra Archer, Gus Atkinson, Josh Tongue et Jamie Overton, le jeune rapide va devoir prouver qu’il peut tenir la distance sur 50 overs.
Jamie Overton, justement, signe son retour dans les deux groupes après une blessure à la cuisse qui l’avait privé de la série de white-ball face à l’Inde plus tôt dans l’été. Son profil de seamer puissant capable d’apporter des runs en fin d’innings reste précieux dans ce format moderne où la polyvalence dicte la sélection.
Tout n’est pas rose pour autant. Phil Salt, habituel dynamiteur de powerplay, manque à l’appel, touché au quadriceps droit. Jacob Bethell, lui, reste indisponible, toujours en convalescence après une opération du genou. Deux absences qui ouvrent la porte à des configurations de batting différentes, mais aussi à des responsabilités accrues pour Brook, Buttler ou Jacks.
Les groupes anglais annoncés :
T20I : Harry Brook (c), Jofra Archer, Gus Atkinson, Sonny Baker, Tom Banton, Jos Buttler, James Coles, Jordan Cox, Liam Dawson, Aneurin Donald, Ben Duckett, Will Jacks, Saqib Mahmood, Jamie Overton, Adil Rashid, Josh Tongue.
ODI : Harry Brook (c), Rehan Ahmed, Jofra Archer, Gus Atkinson, Tom Banton, Sonny Baker, Jos Buttler, Jordan Cox, Henry Crocombe, Liam Dawson, Ben Duckett, Will Jacks, Jamie Overton, Adil Rashid, Joe Root, Josh Tongue.
Présence notable en 50 overs : Joe Root, rappelé pour apporter contrôle, expérience et ancrage au milieu d’ordre. Une assurance technique dans une équipe par ailleurs très tournée vers l’attaque.
Sri Lanka privé de Kusal Mendis, Asalanka hérite du brassard
En face, le Sri Lanka arrive avec une dynamique différente. Kusal Mendis, capitaine habituel en T20I, est forfait pour la série, touché aux ischio-jambiers lors de la Lanka Premier League en juillet. Une blessure qui lui a déjà fait manquer la série de Test contre l’Inde et qui le tient encore à l’écart.
Le relais est pris par Charith Asalanka, nommé capitaine pour cette série de T20I. Un rôle majeur pour un joueur qui effectue en même temps son retour dans le setup de T20I, après avoir été écarté de la tournée aux West Indies en juin. Le contexte ne lui laisse aucun temps d’adaptation : il devra à la fois retrouver ses repères et guider un groupe qui mélange cadres et jeunes talents.
Pavan Rathnayake est appelé pour remplacer Kusal Mendis dans le groupe, tandis que la ligne de front se réorganise également. Dilshan Madushanka rejoint la sélection en lieu et place de Binura Fernando, pacer gaucher contraint au forfait par une blessure au dos.
Le reste du groupe s’articule autour de quelques piliers bien connus : Pathum Nissanka en haut de l’ordre, Wanindu Hasaranga et Maheesh Theekshana pour structurer le secteur spin, Dasun Shanaka pour l’équilibre batteur-lanceur, Dushmantha Chameera et Nuwan Thushara pour le rythme.
Groupe T20I du Sri Lanka : Charith Asalanka (c), Pathum Nissanka, Kamil Mishara, Lahiru Udara, Kamindu Mendis, Janith Liyanage, Dasun Shanaka, Dunith Wellalage, Wanindu Hasaranga, Maheesh Theekshana, Tharindu Rathnayake, Dushmantha Chameera, Eshan Malinga, Nuwan Thushara, Pavan Rathnayake, Dilshan Madushanka.
Pour Asalanka, le défi est double : maintenir l’identité agressive du Sri Lanka en T20 tout en gérant l’absence de son capitaine titulaire et batteur clé. Face à une Angleterre qui aligne Archer, Rashid, Jacks ou Buttler, la marge d’erreur sera mince.
Un calendrier serré, des réponses rapides attendues
La tournée se jouera en accéléré. Trois T20I pour lancer le ton, puis trois ODI pour tester la profondeur des effectifs.
Le premier T20I est programmé à Southampton le 15 septembre, avant un déplacement à Cardiff le 17 et un dernier rendez-vous à Manchester le 19. Le tempo ne ralentit pas : les deux équipes enchaînent ensuite avec trois ODI, à Chester-le-Street le 22 septembre, Leeds le 24, puis The Oval le 27.
En moins de deux semaines, Harry Brook devra prouver qu’il peut porter le costume de capitaine sur deux formats, tout en assumant son rôle de batteur de référence. Aneurin Donald et Henry Crocombe sauront-ils transformer leur première convocation en véritable percée internationale ?
Et, de l’autre côté, Charith Asalanka parviendra-t-il à transformer un intérim forcé en manifeste de leadership pour le Sri Lanka ?




