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Grand Prix du Brésil 2026 : pénalités et surprises sur la grille

Les commissaires de la FIA n’ont pas chômé avant le Grand Prix du Brésil 2026. À Interlagos, la feuille de départ ressemble déjà à un puzzle démonté, tant les pénalités pleuvent pour dépassement de quotas de moteurs. Et certains noms font du bruit.

À l’heure actuelle, au moins cinq pilotes reculeront sur la grille dimanche. Et la liste pourrait encore s’allonger.

Verstappen et Perez, 30 places chacun

Le champion du monde en titre, Max Verstappen, ne partira clairement pas à sa place habituelle. Le pilote Red Bull écope de 30 places de pénalité pour avoir monté de nouveaux éléments de son groupe propulseur : moteur à combustion interne, turbocompresseur et système d’échappement.

Il s’agit de sa première infraction de la saison dans ces catégories. Le règlement est clair : 10 places pour chaque type de composant au-delà du quota. Trois éléments changés, 30 places. L’addition est salée, mais parfaitement conforme aux textes.

Même sanction chiffrée pour Sergio Perez. Le pilote Cadillac installe un nouveau moteur thermique, un nouveau turbocompresseur et un nouveau MGU-K. Là encore, 10 places par composant, soit 30 au total.

La journée de Perez ne s’est pas arrêtée là. Après la troisième séance d’essais libres, il a reçu un avertissement formel des commissaires pour avoir jeté un petit organiseur de câbles hors de sa monoplace, directement sur la piste. Un geste jugé dangereux, symbole d’un week-end déjà compliqué.

Hamilton, la pénalité record

Le cas le plus spectaculaire reste celui de Lewis Hamilton. Ferrari avait d’abord choisi la prudence : uniquement un nouveau moteur à combustion interne pour ses deux pilotes au Brésil. Dans ce cadre, Hamilton comme Charles Leclerc ne risquaient “que” 10 places de pénalité chacun, puisqu’il s’agissait de leur premier moteur supplémentaire au-delà de l’allocation saisonnière.

Puis le plan a basculé après la FP3.

Ferrari a finalement décidé de changer l’intégralité du groupe propulseur de Hamilton. Sept éléments composent l’unité de puissance. Six d’entre eux sont, pour le Britannique, des premières infractions au-delà du quota. Résultat : la pénalité explose à 65 places.

Un chiffre évidemment symbolique, la grille ne permettant pas un tel recul effectif, mais qui illustre la lourdeur de la sanction. Hamilton partira au fond, quoi qu’il arrive. Sa course s’annonce comme une remontée à l’ancienne, mais dans un peloton brésilien rarement tendre.

Leclerc limité à 10 places, Russell à 5

Charles Leclerc, lui, reste sur le plan initial. Ferrari n’a, pour l’instant, changé que le moteur thermique du Monégasque. Première infraction de la saison dans cette catégorie, donc 10 places de pénalité. Une sanction lourde, mais mesurée face au cas Hamilton.

George Russell savait dès son arrivée au Brésil qu’il paierait aussi la note. Mercedes lui a installé un nouveau moteur thermique, mais avec une nuance importante : c’est déjà son deuxième moteur au-delà du quota annuel.

Le règlement prévoit alors une pénalité réduite : 5 places seulement. Un handicap, oui, mais loin du cauchemar vécu par Hamilton ou des 30 places de Verstappen et Perez.

Une grille renversée, un scénario ouvert

Entre les 30 places de Verstappen et Perez, les 10 de Leclerc, les 5 de Russell et les 65 théoriques de Hamilton, la hiérarchie habituelle va voler en éclats au moment de l’extinction des feux.

Les choix techniques sont faits, les pénalités sont tombées. Reste une question, simple et brutale : qui saura transformer ce chaos réglementaire en opportunité sportive sur l’asphalte d’Interlagos ?

Grand Prix du Brésil 2026 : pénalités et surprises sur la grille