Gabriel Jesus : Allegri veut le recruter à Naples
Massimiliano Allegri ne lâche pas l’affaire. À quelques jours de la fermeture du mercato estival, l’entraîneur de Napoli a une idée fixe pour son attaque : Gabriel Jesus. D’autres noms circulent, d’autres pistes sont étudiées, mais le Brésilien d’Arsenal reste sa priorité.
Le club italien scrute le marché, multiplie les scénarios, ajuste ses chiffres. Pourtant, au centre de ce puzzle offensif, un visage revient toujours : celui de Gabriel Jesus, 27 ans, en fin de contrat l’été prochain à Arsenal. Une opportunité sportive, mais aussi économique, que Napoli ne veut pas laisser filer.
Jesus mis à l’écart, Arteta s’explique
Pendant que les dirigeants discutent, la situation du joueur à Londres a pris un tournant très concret. Gabriel Jesus ne s’entraîne plus avec le groupe principal des Gunners. Il travaille à part, loin du cœur de l’effectif.
Mikel Arteta a assumé ce choix, en parlant de gestion interne et de contexte particulier dans son vestiaire :
« C’est lié aux nombres que nous avons dans l’effectif en ce moment et à la manière dont nous gérons ce type de situation individuellement avec tous les joueurs – ils ont certaines situations personnelles », a expliqué l’Espagnol.
Le technicien assure avoir échangé directement avec son attaquant :
« Oui, bien sûr. Ces conversations vont dans les deux sens, mais je suis très satisfait de la façon dont elles se sont déroulées parce que je sais ce qu’il y a dans le cœur de chacun. Les mots qui en ressortent me rendent vraiment heureux. C’est inévitable, à un moment, il faut avoir certaines discussions et dire certaines choses qui sont parfois dures. »
Des propos mesurés, mais qui confirment une chose : Gabriel Jesus est dans une phase charnière de son aventure à Arsenal.
Hésitations du joueur, pression du temps
Les informations venues d’Italie ces dernières semaines évoquaient une certaine réserve du Brésilien à l’idée de rejoindre Napoli. Rien ne dit aujourd’hui que sa position a évolué. Le club du Vésuve insiste, Allegri le veut, mais la décision finale appartient au joueur.
Un signal positif était pourtant venu plus tôt dans le mois : Fenerbahce a trouvé un accord pour recruter Romelu Lukaku, jusque-là à Napoli. Ce départ faisait partie des conditions nécessaires pour libérer de la place – sportive et salariale – et permettre au club italien de foncer réellement sur Gabriel Jesus.
La suite n’a pas suivi le même rythme. Les négociations avancent plus lentement que prévu, les derniers jours du mercato s’égrainent, et chaque heure qui passe renforce la tension autour du dossier.
Dernière fenêtre pour Arsenal
Pour Arsenal, l’équation est limpide. Avec un contrat qui se termine l’an prochain, c’est sans doute la dernière occasion de récupérer une indemnité significative pour Gabriel Jesus. Le club londonien semble décidé à profiter de cette fenêtre, plutôt que de voir partir gratuitement un joueur acheté pour être un pilier de son attaque.
Les Gunners discutent, poussent, évaluent les offres. Napoli, de son côté, maintient le contact et garde le Brésilien en tête de liste malgré l’étude de solutions alternatives. L’intérêt est clair, la préférence d’Allegri aussi. Reste à aligner toutes les planètes : le prix, le salaire, et surtout la volonté du joueur.
Le mercato entre dans sa zone de vérité. Gabriel Jesus continue de s’entraîner à l’écart, Arsenal guette le chèque, Napoli attend le feu vert. La question est simple : ce dernier virage de l’été fera-t-il basculer la carrière du Brésilien vers le San Paolo, ou Arsenal vivra-t-il encore une saison avec un attaquant déjà à moitié tourné vers la sortie ?




