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Florian Wirtz face aux doutes de Robert Huth : l'avenir incertain à Liverpool

Robert Huth n’y va pas par quatre chemins. Pour l’ancien défenseur passé par Chelsea, Middlesbrough, Stoke et surtout champion d’Angleterre avec Leicester City en 2016, l’aventure de Florian Wirtz à Liverpool ressemble déjà à une impasse.

« J’ai vraiment du mal à voir comment ça peut encore se retourner », a lâché l’Allemand de 42 ans dans le podcast In The Mixer d’All Out Football, à propos de la situation du meneur de jeu à Anfield. Un jugement tranchant, signé par un homme qui connaît la Premier League sur le bout des crampons après 322 apparitions et 19 sélections avec la Mannschaft, jusqu’à une Coupe du monde disputée à domicile en 2006.

Un transfert XXL, une première saison en demi-teinte

Liverpool n’a pas hésité à frapper très fort pour sortir Wirtz de Bayer Leverkusen en 2025 : 125 millions d’euros de base. Un investissement colossal pour faire de l’international allemand le nouveau chef d’orchestre offensif d’Anfield.

Le premier exercice, pourtant, n’a pas tenu toutes ses promesses. Des éclairs, quelques séquences qui rappellent le talent qui a fait chavirer la Bundesliga, mais un rendement global en deçà des attentes créées par le prix du transfert. La constance lui a échappé, l’impact aussi.

Avec l’arrivée d’Andoni Iraola sur le banc, Liverpool espère que la deuxième saison sera celle du déclic. Le club attend un Wirtz plus tranchant, plus influent, enfin à la hauteur de son statut et de la somme investie.

Huth, lui, n’y croit pas.

Huth attaque le physique… et le langage corporel

Pour l’ancien stoppeur, le problème est clair : le corps de Wirtz ne suit pas le rythme infernal du championnat anglais.

« Il a de vrais problèmes avec sa physicalité », insiste Huth. À ses yeux, la marche Premier League reste trop haute pour le milieu offensif de 23 ans, malgré ses qualités techniques évidentes. Le duel, les contacts, l’intensité permanente : tout ce qui fait la spécificité du football anglais semble, selon lui, peser lourd sur le rendement de l’Allemand.

Huth ne s’arrête pas là. Il a aussi pointé du doigt la prestation de Wirtz lors du match d’ouverture à Newcastle United, conclu sur un 2-2.

« Son langage corporel est aussi un peu pauvre », juge-t-il. Geste, attitude, présence : pour l’ex-défenseur, rien ne respire la confiance ou l’autorité d’un leader offensif censé porter Liverpool.

Et le verdict tombe, brutal : Huth ne voit pas comment Wirtz pourrait inverser la tendance à court terme. Pire, il évoque déjà un possible départ anticipé. « D’ici Noël, ils chercheront probablement à le faire partir s’il ne s’améliore pas, parce qu’il est devenu un problème coûteux pour Liverpool », lâche-t-il.

Wirtz contre-attaque : « Je me suis développé dans presque tous les domaines »

Face à ce tableau très sombre, Florian Wirtz refuse de se laisser enfermer dans l’étiquette du transfert raté. Le meneur de jeu revendique des progrès, notamment là où Huth l’attaque le plus durement : le physique.

« Je dirais que je me suis développé dans presque tous les domaines. Définitivement en ce qui concerne mon niveau physique », a expliqué récemment l’international allemand dans une interview à RTL et Sky, répondant ainsi, entre autres, aux critiques de son compatriote.

Il décrit un quotidien à haute intensité, où chaque séance l’oblige à repousser ses limites. « Même à l’entraînement, je dois me pousser presque jusqu’à mes limites chaque jour, simplement parce qu’il y a ici des joueurs qui sont eux aussi totalement engagés à l’entraînement chaque jour et qui ont ce niveau de qualité. Il faut soi-même être à un bon niveau », détaille Wirtz.

Son message est clair : il se sent en progression, il se sait challengé, et il estime répondre au niveau d’exigence imposé par le vestiaire de Liverpool.

Un avenir déjà sous pression

Entre le regard sévère d’un ancien cadre de Premier League et la confiance affichée par le joueur, le contraste est saisissant. D’un côté, Huth voit en Wirtz un « problème coûteux » que le club pourrait tenter de régler dès le marché d’hiver. De l’autre, le principal intéressé affirme bâtir patiemment son adaptation, convaincu d’avoir franchi un cap, notamment sur le plan athlétique.

Le contexte ne lui laissera pourtant aucun répit. À ce niveau de prix, chaque match pèse lourd, chaque prestation nourrit le débat. Le nul à Newcastle n’a pas suffi à calmer les doutes. La suite de l’automne dira si Wirtz parvient à imposer enfin son talent dans le tempo brutal de la Premier League… ou si le pronostic implacable de Robert Huth se rapproche dangereusement de la réalité.