logo

F1 Grand Prix d’Azerbaïdjan : Antonelli en position de force

Le championnat 2026 de Formule 1 bascule dans sa quinzième manche, et ce n’est pas n’importe laquelle. Baku, son ruban de bitume entre mer et murailles, accueille le Grand Prix d’Azerbaïdjan du 24 au 26 septembre. Un circuit urbain qui ne pardonne rien, surtout à ce stade de la saison.

Kimi Antonelli arrive en patron. Le pilote Mercedes a frappé un grand coup lors du tout nouveau Madring Spanish Grand Prix, qu’il a remporté pour porter son avance au classement à 81 points. Un matelas immense à ce moment de l’année. Une pression tout aussi immense pour ceux qui essaient encore de le suivre.

Antonelli solide, Norris frustré, Verstappen en chasseur

En Espagne, le scénario avait tout pour sourire à Lando Norris. Un tour de qualification étincelant, la pole position pour McLaren, la promesse d’un dimanche à maîtriser. Puis la course a rappelé sa cruauté. Une période de voiture de sécurité virtuelle mal négociée, et la tête lui a glissé entre les doigts. Norris a dû se contenter de la troisième place, arrachée en remontant, mais avec le sentiment clair d’avoir laissé passer mieux.

Devant lui, Max Verstappen a terminé deuxième pour Red Bull. Le Néerlandais a dû céder sa position à Lewis Hamilton en début d’épreuve, un moment clé qui a ouvert la voie à Antonelli. Le pilote Mercedes n’a pas laissé filer ce cadeau stratégique et a transformé l’opportunité en victoire, renforçant encore un peu plus son emprise sur le championnat.

Baku se présente donc comme un test différent. Des murs proches, une longue ligne droite qui aspire les dépassements, un tracé où un incident, un drapeau, un choix de pneus peut renverser une course en quelques virages. Pour un leader largement installé comme Antonelli, c’est à la fois un piège et une occasion de tuer presque définitivement le suspense.

Le programme à Baku (heures BST)

Le week-end s’étale sur trois jours, avec un format classique mais une intensité annoncée.

Jeudi 24 septembre

  • Essais libres 1 : 09 h 30 – 10 h 30
  • Essais libres 2 : 13 h 00 – 14 h 00

Les premières références tomberont là. Les équipes chercheront la bonne fenêtre d’appuis entre les sections lentes et le secteur ultra-rapide.

Vendredi 25 septembre

  • Essais libres 3 : 09 h 30 – 10 h 30
  • Qualifications : 13 h 00 – 14 h 00

Les qualifications à Baku sont souvent un exercice de funambule. Un freinage un peu trop optimiste, un mur qui se rapproche d’un centimètre de trop, et la séance peut basculer. On l’a déjà vu, la grille y est rarement lisse.

Samedi 26 septembre

  • Course : 12 h 00 (départ), avec prise d’antenne dès 11 h 00

La course comptera 51 tours, départ à 12 h 00 BST. Un format suffisamment long pour jouer sur les stratégies, mais assez piégeux pour que la moindre neutralisation rebatte les cartes.

Un titre qui se dessine, un week-end qui peut tout relancer

Avec 81 points d’avance, Antonelli semble déjà avoir une main bien ferme sur le trophée. Mais Baku a la réputation de détester les scénarios écrits à l’avance. Norris voudra effacer la frustration de Madring. Verstappen, toujours là dans les grands rendez-vous, guettera la moindre faille. Hamilton a déjà montré qu’il pouvait influencer la course au sommet.

Sur ce circuit où les murs décident souvent du destin des favoris, une question plane : Antonelli sortira-t-il de l’Azerbaïdjan encore plus intouchable, ou Baku offrira-t-il enfin une brèche dans l’armure du leader ?

F1 Grand Prix d’Azerbaïdjan : Antonelli en position de force