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Exequiel Palacios rejoint Town : un incroyable recrutement pour O’Neil

Gary O’Neil avait le sourire de ceux qui savent qu’un cap vient d’être franchi. Exequiel Palacios est désormais un joueur de Town. Champion du monde avec l’Argentine, maître à jouer de Bayer Leverkusen la saison passée, le milieu de 27 ans a paraphé un contrat jusqu’à l’été 2030. Montant de l’opération : 22,5 M€ (19,2 M£), plus 5 M€ (4,3 M£) de bonus éventuels. Leverkusen conserve, lui, 10 % sur une future revente.

Pour un club fraîchement promu, le signal est fort.

Un été de chasse au gros poisson

O’Neil ne s’en cache pas : ce dossier a occupé tout l’été. « Un incroyable recrutement de la part du club », a lâché le manager, presque soulagé. Les dirigeants ont tenu la corde jusqu’au bout, multipliant les relances ces dernières semaines. À mesure que les offres revenaient sur la table, l’affaire prenait des allures d’évidence.

L’entraîneur, lui, n’a jamais douté. « Je savais qu’il viendrait », confie-t-il. La vraie bataille, selon lui, se jouait entre les deux clubs. Dès le premier échange avec Palacios, O’Neil a senti le courant passer. Le joueur voulait venir. Vraiment.

Dans un marché où les promus peinent souvent à rivaliser, voir un champion du monde se dire « désespéré de venir jouer pour ce club », comme le raconte O’Neil, dit tout du chemin parcouru par Town.

Un vestiaire qui grandit… et qui y croit

L’arrivée de Palacios ne tombe pas dans le vide. Elle s’inscrit dans un vestiaire déjà soudé, déjà en mouvement. O’Neil le rappelle aussitôt : cette montée en puissance ne repose pas que sur les nouveaux noms.

Les anciens, les « Dara O’Shea, Jacob Greaves, Leif Davis » et les autres, ont posé les fondations sur les huit dernières semaines. Travail tactique, intensité, cohésion : le manager voit un groupe qui a compris qu’il pouvait viser plus haut.

« On pense qu’on peut faire quelque chose de spécial cette année », glisse-t-il. Sans emphase. Plutôt comme un constat.

Et Palacios arrive précisément pour ajouter une couche de qualité à ce noyau-là. Une pièce de plus, mais une pièce majeure.

Le grand bain de la Premier League

Le discours présenté au joueur a été clair : le projet, le style de jeu, son rôle exact dans le système, la manière dont il peut aider l’équipe à franchir un palier. Alignement total, selon le coach.

Il arrivera avec un léger retard tactique par rapport au reste du groupe, qui a déjà sept à huit semaines de travail commun. Mais O’Neil sait ce qu’il gagne : un joueur « incroyablement talentueux », animé par une « vraie obsession de la victoire ».

Et il insiste sur un trait qu’il connaît bien : le tempérament sud-américain. Passion, agressivité positive, refus de perdre. Des qualités qui collent parfaitement à une saison de 38 journées, plus les coupes, où chaque énergie compte.

Un premier aperçu à Old Trafford

Le timing est presque scénarisé. Palacios pourrait faire ses débuts… à Manchester United. O’Neil ne laisse guère de place au suspense : « Vous le verrez dimanche. Je suis sûr que vous le verrez. »

L’Argentin ne débarque pas pour regarder. Il arrive pour tenir le cœur du jeu, dans un championnat qui ne pardonne rien. Town, de son côté, veut une équipe armée partout : qualité, expérience, jeunesse, athlétisme. Chaque poste doit être couvert, chaque scénario anticipé.

Dans cette équation, « Pala », comme le surnomme déjà son entraîneur, apporte une réponse claire : un niveau de maîtrise au milieu qui peut changer la physionomie d’une saison.

Un message envoyé… mais sur le terrain d’abord

Un champion du monde qui signe chez un promu, des montants solides, un contrat longue durée : difficile de ne pas y voir une déclaration d’intentions. O’Neil, lui, refuse de s’attarder sur la symbolique.

Les « déclarations », il préfère les faire à 15 h le samedi, au coup d’envoi. « Notre copie d’examen, elle tombe chaque week-end quand l’arbitre siffle », glisse-t-il.

Le début de saison est « correct », selon ses mots. L’objectif, maintenant, c’est de le confirmer, semaine après semaine, face à un championnat qui broie sans pitié les promus mal préparés.

L’ambition comme fil conducteur

Si O’Neil est là aujourd’hui, c’est aussi à cause – ou grâce – à cette ambition. Il le rappelle : il avait d’autres portes ouvertes pour revenir en Premier League. Il entraînait en France, aimait son poste, ne comptait pas partir pour n’importe quel projet.

Town l’a convaincu par sa vision : soutien aux entraîneurs, direction claire, volonté assumée de grandir vite. Les joueurs, désormais, répondent au même appel.

Issa Diop, Sasa Lukic, des profils aguerris au plus haut niveau, ont déjà dit oui. Palacios suit. D’autres pourraient être tentés avant la fermeture du marché mardi prochain.

O’Neil se dit « reconnaissant » envers des propriétaires qui n’ont pas hésité à investir pour rendre le club compétitif. Il sait ce que montre l’histoire récente : monter du Championship sans renforcer lourdement son effectif, c’est s’exposer à une chute brutale.

Town a choisi une autre voie.

Avec Exequiel Palacios au cœur du jeu, le club ne se contente plus de vouloir survivre. Il commence à regarder plus haut. Jusqu’où, exactement ? La réponse ne viendra pas des conférences de presse, mais de ce que l’Argentin et ses nouveaux coéquipiers écriront, ballon au pied, sur les pelouses de Premier League.