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Coupe du monde féminine de basket 2026 : enjeux et équipes

La Coupe du monde féminine de basket 2026 s’ouvre à Berlin avec un enjeu colossal : un titre planétaire, une place directe pour les Jeux de LA28… et la dynastie écrasante de Team USA en toile de fond.

Seize sélections, dix jours, trente-six matchs. Un tournoi dense, compact, sans filet. Le 13 septembre, une équipe soulèvera le trophée et, sauf nouvel acte de domination américaine, validera aussi son billet olympique.

Un format remodelé, une pression immédiate

Pour la première fois depuis 2018, la Coupe du monde féminine retrouve un plateau à 16 équipes. Mais le décor a changé. À Berlin, la phase de groupes ne pardonnera pas les faux pas.

Les quatre vainqueurs de poule fileront directement en quarts de finale. Derrière, les deuxièmes et troisièmes ne seront pas éliminées, mais devront s’arracher lors d’un barrage croisé pour rejoindre le top 8. Finir quatrième, en revanche, signifiera plier bagage dès la première semaine.

Dans ce contexte, chaque possession compte dès le premier jour. Il ne s’agit plus seulement de se qualifier, mais de s’éviter un tour couperet supplémentaire.

LA28 en ligne de mire… sous l’ombre américaine

Le changement majeur de cette édition se joue au-delà de Berlin. Le pays sacré champion du monde décrochera une qualification directe pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. Une récompense immense pour les nations qui luttent depuis des années pour s’installer durablement dans le gotha mondial.

Une nuance, pourtant, pèse sur ce scénario : les États-Unis, déjà qualifiés en tant que pays hôte, peuvent verrouiller la porte. Si Team USA remporte une cinquième Coupe du monde consécutive, aucun autre billet olympique ne sortira de ce tournoi. Pour toutes les autres sélections, la mission est claire : briser l’hégémonie américaine, ou voir la route de LA28 se compliquer sérieusement.

Les groupes : du piège à ciel ouvert

Les 16 équipes sont réparties en quatre groupes qui promettent des styles de jeu tranchés et des duels d’identité.

Groupe A

  • Japan
  • Spain
  • Germany
  • Mali

Un groupe où la vitesse et le mouvement de balle de Japan croiseront la maîtrise collective de Spain. Germany, portée par son public berlinois, aura l’occasion de bousculer la hiérarchie. Mali, habituée à se battre sans complexe, incarne l’invité capable de surprendre si la moindre porte s’entrouvre.

Groupe B

  • Hungary
  • South Korea
  • Nigeria
  • France

Ici, la densité physique de Nigeria et la profondeur de France promettent des joutes intenses. Hungary et South Korea devront trouver des réponses tactiques et du rythme extérieur pour exister face à ces blocs puissants. Un groupe sans véritable favori absolu, mais avec deux billets directs en quarts potentiels à arracher.

Groupe C

  • Belgium
  • Australia
  • Puerto Rico
  • Turkey

Belgium et Australia apportent une expérience solide des grandes compétitions. Puerto Rico et Turkey, elles, arrivent avec l’étiquette d’outsiders capables d’enflammer un match sur une série de tirs primés. La moindre défaillance défensive pourrait coûter cher dans ce groupe ouvert.

Groupe D

  • United States
  • Czech Republic
  • Italy
  • China

Le groupe de la terreur. United States, ultra-favori, croise trois écoles de basket bien distinctes : la rigueur de Czech Republic, la créativité offensive d’Italy, la taille et la discipline de China. Pour ces trois nations, l’objectif sera autant de limiter la casse face à Team USA que de se départager dans des confrontations directes qui s’annoncent féroces.

Berlin se réveille tôt : un marathon télévisé

Les fans n’auront pas besoin de chercher longtemps où regarder. TNT Sports diffusera l’intégralité de la compétition. Chaque rencontre sera disponible sur HBO Max, certaines également sur TNT et truTV. Des premiers engagements au petit matin jusqu’aux affiches de l’après-midi, la Coupe du monde s’installera dans le quotidien des spectateurs.

Dès le vendredi 4 septembre, le rythme s’emballe.

À 5 h 30 (heure de la côte Est), Australia ouvre le bal face à Puerto Rico sur HBO Max, en même temps que Japan affronte Mali, également sur HBO Max. Une entrée en matière qui mêle intensité océanienne et basket ultra-mobile asiatique.

Une heure plus tard, à 6 h 30, South Korea défie Nigeria sur HBO Max, pendant que United States lance sa campagne face à China sur TNT/truTV. Première occasion d’évaluer la puissance américaine face à un adversaire structuré.

La journée se poursuit à 11 h 30 avec Belgium – Turkey sur HBO Max, puis à 11 h 45 avec Spain – Germany sur truTV, un choc déjà crucial dans le groupe A. En soirée européenne, Czech Republic – Italy (14 h 15 sur HBO Max) puis Hungary – France (15 h sur truTV) ferment une première journée déjà dense.

Le samedi 5 septembre, Mali retrouve Spain à 5 h 30 sur HBO Max, Nigeria affronte Hungary à 8 h 30, toujours sur HBO Max. Germany – Japan à midi promet un duel tactique intense, avant France – South Korea à 14 h 45, deux affiches également proposées sur HBO Max.

Le dimanche 6 septembre, Turkey – Australia ouvre la journée à 5 h 30 sur HBO Max. China – Czech Republic suit à 8 h 30, puis Puerto Rico – Belgium à 11 h 45 sur truTV. Le choc du jour arrive à 14 h 45 : Italy – United States, diffusé sur TNT. Premier vrai test de caractère pour les transalpines, première occasion pour les Américaines d’asseoir leur statut.

Le lundi 7 septembre, le programme reste compact et sans temps mort. Puerto Rico – Turkey et Belgium – Australia se jouent en parallèle à 5 h 30 sur HBO Max. Hungary – South Korea prend le relais à 8 h 30, toujours sur HBO Max, tandis que Nigeria – France se dispute au même moment sur truTV. À 11 h 50, deux rencontres clés : Japan – Spain sur truTV et Mali – Germany sur HBO Max. La journée se conclut avec Italy – China à 14 h 45 sur HBO Max et United States – Czech Republic à 14 h 45 sur TNT/truTV.

Une question plane sur Berlin

La scène est prête, le calendrier serré, les enjeux olympiques ajoutent une tension supplémentaire à chaque dribble. Berlin devient, pour dix jours, le centre du basket féminin mondial.

Reste à savoir si quelqu’un osera, et pourra, faire tomber United States. Ou si cette Coupe du monde 2026 ne fera que graver un peu plus leur domination dans le marbre.